3 chansons solidaires écrites en confinement

Face à la pandémie du Covid-19, des artistes s’organisent pour apporter musiques inédites, encouragements et soutien à chacun. Dans le Calvados, lumière sur les initiatives de Lina Doran, Luna Stone et Djoh.

Capture d’écran du clip « Délivré » de LINA DORAN réalisé par Caro Shyu.

Mardi 12 mai, la chanteuse franco-algérienne LINA DORAN a révélé le chaleureux clip participatif de « Délivré », une chanson en 4 langues français, arabe, anglais et chinois. Sur une musique composée par Tristan Guérin, le refrain insiste sur l’importance de restez chez soi dans l’intérêt du plus grand nombre. Chaque téléchargement sur les plateformes entraîne un don au personnel soignant.

Samedi 18 avril, le duo pop caennais LUNA STONE a aussi souhaité remercier à sa façon les « héros de l’ombre ». A l’occasion de cette nouvelle chanson écrite et enregistrée à domicile, Léa et Mathieu incitent aux dons en faveur de la Croix-Rouge française et de la fondation Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France .

Le Caennais DJOH a aussi écrit un titre « pour celles et ceux qui aident et sauvent des vies ». Le leader de Dies Irae, groupe hommage à Noir Désir, a très vite fait appel à d’autres musiciens pour chanter et jouer avec lui cette chanson. Le résultat a été dévoilé le dimanche 26 avril.

Madema sort le clip de ‘I go away’

Début avril, le groupe caennais Madema a sorti son titre ‘I go away’ dans une version nettement plus calme que celle connue en concert. Le chanteur, Charles, qui l’a composé en 2006, a en effet profité du confinement pour travailler sur d’anciens enregistrements. « Cette version acoustique ne devrait pas sortir sur disque mais les bons retours nous ont donné envie de l’illustrer », explique Nicolas, bassiste de Madema. « Les images ont été prises pendant nos sorties et nos concerts, notamment à Briouze et au Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair. Charles a fait le montage et je me suis occupé de l’étalonnage. »

En période de confinement, les quatre rockeurs travaillent les morceaux à distance mais rien ne remplacera la traditionnelle répétition dans le même local. « Passer du temps ensemble, au même endroit, nous aide pour la composition », précise Nicolas. Le bassiste prend toutefois son mal en patience grâce à de bons souvenirs : « Nous avons eu la chance de jouer quelques jours avant le confinement au Portobello Rock Club, à Caen, pour le septième Pepper Rock Fest. C’est un festival amical avec une excellente organisation. On est obligé d’être heureux quand on fait des concerts avec des mecs pareils ! »

Les Fins de siècles dévoilent leur deuxième clip

Deux ans après avoir mis en images ‘Parlez nous à boire’, l’Augeron Myster Outlow s’est vu confier la réalisation de ‘The Diamond’, deuxième clip des Fins de Siècle tourné lors du concert du 19 janvier au Dansoir Karine Saporta, à Ouistreham. Noir et blanc, effet vieille pellicule, chapeaux hauts de forme et magic mirrors du 19e siècle : le quatuor folk-rock marin aux inspirations celtiques continue à voyager dans le temps.

Fondé il y a trois ans à Caen, Les Fins de siècles proposent compositions et adaptations de vieilles chansons. Ils sont menés par Jo, chanteur et harmoniciste précédemment entendu dans Jo Burns, Le Jour du corbeau et Muz’nouch. L’interprète garde intact son envie de raconter. « J’ai envie de parler de voyages et transmettre des histoires, des témoignages », confie Joe. Le Caennais partage cette aventure avec le parolier, guitariste et chanteur Marc et le contrebassiste Rodolphe, tous les deux issus du groupe de chanson rock Yéti, et la tromboniste Mado, qui a longtemps joué avec les Frères Pinards. Jo, amateur de jazz, de funk et de soul, apprécie dans les Fins de Siècles « l’amitié qui unit les musiciens, l’alchimie, les influences musicales de chacun ».

Les Fins de Siècles se sont déjà amarrés au festival « Terre de marins » à Saint-Vaast-la-Hougue, aux Traversées Tatihou et dans une vingtaine de bars, notamment à Caen et à Granville. En attendant un horizon serein pour caler de nouveaux concerts, cap vers le tournage d’un troisième clip cet été ! Il illustera « La fille de Barberouge », un de ses titres à écouter gratuitement sur soundcloud.com/finsdesiecles

A Caen, une chanson pour « remercier ceux qui sauvent des vies »

Les dévouements pour contrer la crise sanitaire du Covid-19 ont inspiré un artiste caennais. Mardi 31 mars, Djoh, chanteur du duo acoustique Gortaiche & Djoh, écrivait une chanson pour remercier le corps médical. Le lendemain soir, sur Internet, il a appelé d’autres musiciens à chanter ou jouer avec lui ce morceau solidaire. « Je tiens à saluer les personnes qui mettent quotidiennement leur vie en danger pour sauver des vies » explique-t-il.

Le rockeur a quelques amis soignants. Il ne cache pas son inquiétude pour eux : « Ils sont au milieu du danger », souligne Djoh. « Quand je vois qu’ils n’ont pas ce qu’ils demandent, ça me met la rage ! »

Le sens du collectif

Le leader de Dies Irae, groupe hommage à Noir Désir, assure du caractère désintéressé de sa démarche. « Pour ce projet, je ne veux pas entendre parler d’argent », insiste le parolier et compositeur. « Il s’agit simplement d’offrir une chanson. C’est, à ma manière, le moins que je puisse faire ».

Pour rendre le cadeau le plus beau possible, Djoh compte sur « un maximum de musiciens et un coup de pouce pour la production ». Il se dit « ouvert aux idées de chacun pour les mélodies et les arrangements ». Pour l’instant, les participants échangent leurs ébauches par courrier électronique. « Passé le confinement, nous devrions enregistrer dans une salle de répétition, à Potigny, entre Caen et Falaise. »

Moins de 24 heures après son appel, Djoh a déjà été contacté par un bassiste et deux choristes. Les autres personnes intéressées peuvent lui envoyer un e-mail : djohydann14@gmail.com

Le résultat publié le 26 avril 2020 :

Miss Paramount enregistrera « au moins 6 titres » en juillet

Miss Paramount le samedi 31 août 2019 au festival d’Emieville.

Du 6 au 11 juillet, les studios Alhambra de Rochefort, en Charente-Maritime, accueilleront la chanteuse Mégane Dumas, 24 ans, alias Miss Paramount.

Initialement prévu du 23 au 29 mars mais reporté en raison de la pandémie du Covid-19, ce nouvel enregistrement doit aider la Calvadosienne à convaincre un label et professionnaliser son projet. « Mon personnage de Miss Paramount s’est fait connaître en reprenant des chansons de la Libération », rappelle la jeune artiste. « Il va progressivement laisser place à celui de Marguerite, mon deuxième prénom ». Avec elle, déjà une dizaine de compositions dont sept inédites !

Faire équipe

Mégane ne sera plus seule en studio mais accompagnée par la pianiste Juliette Durel, le batteur Jean-Luc Guitard et le guitariste et bassiste Sylvain Chomet.  Ce dernier est connu pour avoir écrit et réalisé le long-métrage d’animation ‘Les triplettes de Belleville’. « Grâce à mes trois musiciens, mes morceaux ont pu être réarrangés », salue l’auteure-compositrice-interprète. « Il y a désormais du mellotron. Cet instrument, très utilisé dans les années 60 et 70, rend ma musique plus riche ». Ravie de son équipe, Miss Paramount apprécie aussi son futur décor : « Les studios Alhambra étaient un cinéma dans les années 60 », précise-t-elle. « Ce lieu a aussi accueilli le dérushage de la comédie musicale ‘Les Demoiselles de Rochefort’ de Jacques Demy ! »

Télétravail

En attendant son enregistrement décisif, Miss Paramount se trouve aujourd’hui privée de répétitions et de concerts. Elle a heureusement de quoi travailler chez elle : « Je peaufine mon répertoire et je pose ma voix sur des pistes instrumentales reçues par e-mail. C’est aussi à distance que je prends mes cours de piano ». Sur les réseaux sociaux, ses fans pourront bientôt écouter sa reprise de ‘Jardin d’hiver’ d’Henri Salvador. Au préalable, ils ont eu droit à une souriante version de « Sympathique » de Pink Martini. Elle y remplace la célèbre parole « Je ne veux pas travailler » par « Je ne peux pas travailler ».

Si la musique l’occupe activement, Miss Paramount profite aussi de son confinement rural pour fabriquer une volière à un canard récemment pris sous son aile. L’artiste confie aussi rattraper une série centrée sur un publicitaire new-yorkais : « Je me promettais de regarder ‘Mad men’ depuis dix ans et j’ai dévoré cinq saisons en deux semaines ! » L’action se déroule dans les années 60, une époque adorée par Miss Paramount.

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Les 10 titres que Miss Paramount prévoit d’enregistrer en une ou deux sessions à Alhambra Studios, à Rochefort :

  • Tomber en amour
  • Nature morte
  • Luxembourg*
  • Marguerite
  • La Reine
  • Barbara
  • Blindly*
  • Zazie
  • Amy**
  • Job*

(*) une première version figurait sur l’EP « Spatio-temporel »

(**) chanson écrite par Sylvain Chomet

HUG* sort son premier single

Le jeune rappeur falaisien révélera le titre « Comme ça » le vendredi 28 février.

Dans un communiqué, HUG*, 19 ans, annonce que son premier single sera disponible le 28 février, dès minuit, sur toutes les plateformes de streaming. Chanson mélancolique et garantie sans auto-tune, « Comme ça » aura droit le même jour à un clip annoncé par son auteur-compositeur comme « sobre, empreint de poésie et d’émotions ». Côté concerts, HUG* participera de nouveau aux soirées “Caen rappes-tu” organisées par l’association Ramp’Art le jeudi 5 mars au El Camino et le samedi 28 mars au Cargö.

Charlie Quid en concert à Caen le 29 février

Charlie Quid le jeudi 13 février à la Maison de l’Etudiant de Caen.
Photo fournie par le Crous Normandie.

Après un premier concert le 7 février au Portobello Rock Club et une victoire le 13 février au deuxième match caennais du Tremplin Phénix Normandie, le chanteur-guitariste bayeusain Léo Gambini et sa bande ont déjà un troisième concert caennais ce mois-ci. Celui qui aime écouter The Beatles, King Krule, Mac De Marco et Arctic Monkeys donne rendez-vous le samedi 29 février, à 18h, à la Bibi, ancienne bibliothèque située en face de l’hôtel de ville de Caen, à l’occasion d’une soirée OK Podium organisée par la compagnie Amavada.

A noter aussi que les cinq musiciens de Charlie Quid remonteront sur la scène de la Maison de l’Etudiant de Caen pour la finale du Tremplin Phénix. Face à eux : le groupe de grunge progressif Geminii et le/la gagnant.e du match du 17 mars à savoir Annabella Hawk, Ego ou Querelle.

Un premier EP de Charlie Quid est sorti il y a un an. Intitulé « Unsteady » (traduisez « instable »), il contient cinq titres parmi lesquels « Don’t you mind ».

Tremplin étudiant : 9 groupes pour rythmer l’hiver à Caen

Jeudi 30 janvier, à 20h, la Maison de l’Etudiant de Caen accueille le premier match du tremplin de musiques actuelles Phénix Normandie Caen 2020. Au menu : la pop française de Victor, le grunge progressif de Geminii et l’electro de Redeanthz.

Jusqu’en avril, Hervé Tencé, directeur de la Maison de l’Etudiant de Caen, Bonnie Fouret, déléguée à l’action culturelle, et Céline Vion, directrice, invitent à découvrir neuf groupes.
  • VICTOR (pop)

A peine la vingtaine, Victor vient d’entamer une résidence d’un an et demi avec Le Rave, la nouvelle salle de musiques actuelles de Flers. L’auteur-compositeur-interprète chante en français l’amour et ses désillusions avec douceur et réverbération. Parmi ses influences, Flavien Berger occupe sûrement une place de choix. Les fans de Voyou et autre artiste de la vague frenchpop pourraient aussi y trouver leur compte.

  • GEMINII (grunge progressif)

C’est un des groupes qui envoie le plus aujourd’hui à Caen ! Geminii a sorti il y a un an son premier EP 5 titres qui sent bon les influences de Soundgarden et de Nirvana. Le quatuor caennais a fait aussi sensation en live, notamment l’été dernier au Irma Festival, à Saint-Contest, puis en octobre au Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair. Les fans de Natural Disorder y retrouveront l’énergique batteur Marsouin, cette fois-ci à la basse.

  • REDEANTHZ (electro)

Très marquées par la house progressive, les productions de DJ Redeanthz laissent supposer un goût prononcé pour le son big room de Tiësto. En mai dernier, l’étudiant caennais sortait un réjouissant mash-up Billie Eilish x Yellow Claw. Un mois plus tard, pour la fête de la musique, l’étudiant caennais a sorti « Feel happy » en téléchargement libre et a joué au Café Mondain, à Caen. Ce lieu lui a fait de nouveau confiance le 19 décembre.

  • Six autres groupes ou artistes sélectionnés

Après le match du 30 janvier, deux autres auront lieu le jeudi 13 février et le mardi 17 mars. Ils verront se succéder Charlie Quid, Annabella Hawk, Ego, Querelle, Kaz et Cringe. A l’issue de chaque soirée, un nom sera retenu pour la finale qui se déroulera le jeudi 9 avril à la Maison de l’Etudiant de Caen. La sélection se fait à 40% par un jury de professionnels de la musique et de la culture et à 60% par le vote du public. L’an dernier, le lauréat était le rappeur caennais Jyeuhair.

3 génériques rock à écouter au Paris Manga & Sci-Fi Show

Samedi 7 et dimanche 8 mars, portes de Versailles, l’événement de la pop-culture accueillera Rose McIver, actrice principale de la série « iZombie », Jason Dohring, connu pour son rôle de Logan Echolls dans « Veronica Mars », ainsi que Tom Welling et Erica Durance, interprètes de Clark Kent et Loïs Lane dans « Smallville ». Montons le son de nos télévisions et révisons 3 bonnes chansons !

En mars 2013, les fans de Veronica Mars ont pu participer au financement du film sorti en 2014. Le T-shirt « She’s back » était une des récompenses.

Le générique de VERONICA MARS, la série qui suit les aventures d’une intrépide détective en herbe :

A long time ago…« We used to be friends » est le premier single extrait de « Welcome to the monkey house », quatrième album du groupe The Dandy Warhols sorti en 2003. Le chanteur Courtney Taylor-Taylor est apparu dans son propre rôle dans la deuxième saison de Veronica Mars. Quelques mois plus tard, les téléspectateurs ont découvert une autre version du générique, doté d’un tempo plus lent pour une troisième saison qui faisait entrer l’héroïne à l’université. Ce générique a été repris par Alejandro Escovedo dans le film sorti en 2014 puis par Chrissie Hynde, chanteuse de The Pretenders, pour la quatrième saison diffusée en 2019. A noter aussi que The Dandy Warhols ont sorti en 2009 « The dandy warhols are sound », mix d’origine de l’album « Welcome to the Monkey House ». Celui-ci contient une version plus brute de « We used to be friends » qui se rapproche de l’énergie psychédélique de leurs concerts. Le groupe de Portland a célébré son 25e anniversaire l’an dernier, affichant complet à l’Olympia.

  • Le générique de SMALLVILLE, la série qui retrace la jeunesse de Clark Kent, futur Superman :

« Somebody save me » est extrait de « The golden hum », troisième et dernier album de Remy Zero sorti en septembre 2001. Ce morceau a eu droit à de nombreux passages radios en France, à l’époque de la première diffusion française de Smallville en 2003. Le groupe de l’Alabama est apparu en 2002 dans le final de la première saison, interprétant le titre « Perfect memory », lui aussi extrait de « The golden hum ». A noter que Remy Zero, fondé en 1989, a été repéré par Radiohead avant même d’avoir sorti un album. Ils ont d’ailleurs participé à une partie de la tournée « The bends ». La une du site internet de Remy Zero rend hommage à Gregory Slay, leur batteur, décédé à 40 ans le 1er janvier 2010.

  • Le générique de iZOMBIE, la série qui sonde les états d’âme des morts, des vivants et des morts-vivants :

« Stop I’m already dead » de Deadboy & the Elephantmen est le single issu de « We are night sky », leur deuxième et dernier album sorti en 2006. Ce morceau avait déjà été utilisé en 2008 dans le film d’horreur “Day of the dead” de Steve Miner, remake très différent du “Jour des morts-vivants” de Georges A. Romero, sorti en 1985. Souvent comparé aux White Stripes et influencé par les Pixies, Nick Cave et Bob Dylan, le groupe Deadboy & the Elephantmen, basé en Louisiane, s’est formé en 2000 et s’est séparé sept ans plus tard. Mais la télé a la capacité de ressusciter et d’immortaliser certains morceaux. Pour le deuxième épisode de sa saison 4, IZombie a utilisé « Blood music », autre extrait de l’album « We are night sky ».

5 albums attendus pour 2020

Attention ! Liste garantie non exhaustive. Pour votre santé, évitez d’écouter trop gras, trop sucré, trop salé.

NATURAL DISORDER (rock alternatif – metal progressif)

Actif depuis 2016 en Normandie, Natural Disorder a eu la bonne idée de laisser traîner son premier album dans les studios de Radio 666. « Spelunkers » et « To fill a blank space » donnaient un bel aperçu de ce qu’il est possible de faire avec un batteur très punchy allié à des gratteux inventifs. Le rythme est soutenu tout au long de la galette mais réserve son lot de belles surprises à chaque titre. Une belle énergie sublimée par Sue, chanteuse qui maîtrise parfaitement sa puissance vocale. Le tout devrait donner envie à tout bon festival rock de les programmer. Sortie officielle du 9 titres « Corrosion & Passion » le 19 janvier.

WE HATE YOU PLEASE DIE (garage rock)

WHYPD le vendredi 5 juillet 2019 au festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair.

Le quatuor rouennais prévoit son deuxième album pour automne/hiver 2020. Le successeur de « Kids are lo-fi » contiendra entre dix et douze titres dont « Coca Collapse » et « Support your local liars » déposés récemment au pied du sapin. Quelques pistes seront des lives. D’ailleurs, la rage des récents concerts laissent envisager un album plus sombre que le précédent. Le thème de l’effondrement sociétal n’est jamais loin. Mais le groupe promet quelques touches pop. Car il y a aussi des réjouissances dans ce monde. La preuve : une belle bande de potes s’éclate en faisant de la musique qui fuzz. A Beauregard et Rock en Seine par exemple. Et à la Maroquinerie, à Paris, le 3 octobre dernier, en première partie de leurs voisins rouennais MNNQNS :

METRO VERLAINE (pop sauvage)

Metro Verlaine le mardi 8 janvier 2019 dans les studios de Radio 666.

Team Rimbaud ou team Beaudelaire ? Vous pourriez aussi être séduits par Metro Verlaine. Très tôt, le groupe a donné des envies de virée nocturne jusqu’à Evreux et/ou Manchester. A se demander si les deux villes n’étaient pas jumelées. Avec des influences assumées (Joy Division et The Cure en tête), il y avait un risque de sombrer dans la caricature. C’est pourtant bien un sans-faute que la bande à Raph et Axel Verlaine ont réalisé avec « Cut-up », premier album où se mêle polaroïd, tequila sunrise, Richard Hell, codéine et crocodile. Les voix prennent aux tripes, les guitares surfent sur les bonnes fréquences, ça percute quand il faut où il faut. Des bonnes sensations préservées par le single « Velours noir » sorti fin 2018. Vivement la suite !

ALICE ET MOI (french pop)

Dans un océan d’électro-pop, il y a une artiste qui tire son épingle du jeu par son second degré et qui le prouvera encore le mardi 28 janvier à la Cigale, à Paris. Après le malicieux EP « Filme-moi » en 2017, Alice et moi a transformé l’essai l’an dernier avec « Frénésie », son deuxième EP. Fini la frustration propre aux formats 4 ou 5 titres. Ce sont désormais 12 chansons que la chanteuse s’apprête à sortir. Elles parleront d’amour, d’obsession, du désir et des rapports femmes-hommes. Premier titre prévu en mars. Album pour septembre au plus tard.

MALO’ (pop)

Que ce soit en anglais ou en français, Malo’ sait offrir à des mélodies entêtantes une interprétation épique. Les excellents « I believed » et « Let it go » ne doivent pas cacher les autres pépites de l’album « Be/Être » sorti en février 2018. Très bon chanteur et multi-instrumentiste, Malo’ sait que l’émotion passe aussi par le silence.