Pop. Le duo ornais The Songwriters est sur la bonne voie

En novembre 2022, Max et Loïcia ont sorti sur les plateformes le premier EP de leur duo The Songwriters. Il contient trois titres dont « The right way » illustré par un clip.

En décembre 2022, le duo The Songwriters a présenté les trois titres de son premier EP sur Radio 666. © P.J.

Max et Loïcia, 22 ans, se sont connus en 2018 au lycée polyvalent Jean Monet de Mortagne-au-Perche, dans l’Orne. « Nous étions dans le club musique », explique Loïcia. Mais c’est en étudiant à Paris qu’ils ont formé leur duo The Songwriters.

Les deux artistes sont multi-instrumentistes. Sur scène, Loïcia est au piano et au chant, Max est au chant et à la guitare. « Nous écrivons et composons à deux », explique Max. « Les paroles viennent beaucoup d’histoires d’amour, avec un peu de politique. »

Très vite, leur musique a pris une direction pop. Loïcia se dit influencée par Birdy, Kate Bush et Adèle tandis que Max mentionne Eric Clapton, John Mayer, Harry Styles et Billie Eilish.

Leur premier EP est sorti en novembre 2022 et contient trois titres dont The right way qui fait l’objet d’un clip. « Pour ce premier clip, on cherchait une ambiance très colorée, avec plein de lumières, mais aussi des contrastes, avec des décors très sombres », explique Max.

Ce premier EP sera fêté sur la scène de La Classe, à Saint-Hilaire-sur-Risle, le samedi 28 janvier 2023, à 21 h. Le duo jouera aussi le jeudi 8 juin 2023 à La Luciole, à Alençon. Le groupe, qui compte déjà « une quarantaine de dates » effectuées, souhaite assurer des premières parties et des festivals en 2023. D’autres enregistrements sont prévus.

The Songwriters, balancez votre prog !

  • BIRDY : Give up
  • KATE BUSH : Running up that hill (A deal with God)
  • BILLIE EILISH : Everything I wanted
  • JOHN MAYER : Moving on and getting over
  • HARRY STYLES : As it was

Pop-rock. Pour son nouveau titre solo, ELLA GUNN joue à pile ou face

Jeudi 20 octobre 2022, l’artiste manchoise Ella Gunn dévoile Heads or tails, un titre qui sera sur son son premier album solo.

L’autrice-compositrice-interprète Ella Gunn sort le single « Heads or tails » jeudi 20 octobre 2022. © Ella Gunn

Ella Gunn, artiste basée à Périers (Manche), est une rockeuse multi-instrumentiste, déjà entendue en tant que guitariste dans 64 Dollar question et en tant que chanteuse-guitariste de Madkaps, un groupe qui avait notamment joué au festival Art Sonic, à Briouze (Orne), et en première partie de Pascale Picard au Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair (Calvados).

À 34 ans, elle s’affirme aujourd’hui en tant qu’artiste capable d’auto-produire ses chansons en vue d’un album espéré pour début 2023. Celui-ci contiendra dix titres dont le single Heads or tails, qui sort ce jeudi 20 octobre 2022, à 18 h. « Cette chanson raconte le moment où on rencontre quelqu’un », indique Ella. « On ne sait jamais comment va finir l’histoire. »

Le clip de « Heads or tails » d’Ella Gunn.

S’appuyant pour les paroles sur des expériences vécues par elle-même, des amis ou sa famille, Ella Gunn a pris goût à la country contemporaine il y a quelques années, en écoutant Miranda Lambert, Morgan Wade et Luke Bryan : « les chansons de Miranda Lambert m’ont tout de suite marquée ».

Des bases punk-rock

La chanteuse et guitariste, également bassiste et batteuse, reste attachée au punk-rock américain qui l’a plongée dans la musique quand elle avait 13 ans, mentionnant Blink 182, Sum 41 et The Distillers. Pour la scène, elle prépare un set avec une pédale loop, mais compte aussi rencontrer de bons musiciens pour l’accompagner. Ce sera pile ou face.

Suzane : « les femmes doivent se réapproprier leurs corps et leurs plaisirs »

Rencontre avec l’autrice-compositrice-interprète électro-pop Suzane au festival Papillons de nuit, à Saint-Laurent-de-Cuves (Manche) samedi 4 juin 2022. Elle sortira « Caméo », son deuxième album, le 4 novembre.

Suzane, je te rencontre alors que tu assures une tournée bien chargée…

C’est génial, on rattrape le temps perdu ! J’ai plus de 32 festivals. C’est une chance inouïe de pouvoir présenter mes nouvelles chansons, mon nouvel album qui arrive. C’est important pour moi car j’ai commencé sur scène. Le public a été très bienveillant. Le premier disque Toï toï est disque d’or grâce à tous ces gens qui l’ont fait vivre et je les remercie. C’était important pour moi de leur présenter la suite sur scène et non pas d’attendre que ce soit sur les plateformes. J’avais envie de voir les gens et de leur chanter ces chansons-là en vrai.

Est-ce que ça peut aider à faire la sélection des titres pour l’album ?

Peut-être. En tout cas, c’est un bon test. Évidemment, j’ajoute des chansons de Toï toï et le but est d’avoir un set efficace, que les gens puissent passer par plusieurs émotions, qu’il y ait des chansons très dansantes et aussi des chansons plus ballades, plus d’émotions, plus chantées. La danse est toujours très présente dans mon show. Je risque de suer un peu, car elle est encore plus présente.

Suzane le samedi 4 juin 2022 au festival Papillons de nuit. © David Wooldridge

Tu vas jouer Cl(i)t is good ?

Bien sûr, je ne vais pas m’en priver car, malheureusement, sur YouTube, elle a été limitée au bout de quatre jours (interdiction aux moins de 18 ans, NdlR]. Là, dans les festivals, j’ai la chance de pouvoir être libre de la chanter à haute voix. Donc j’espère que les gens chanteront avec moi ce refrain « Cl(i)t is good » haut et fort.

Est-ce que cette limitation t’a surprise et/ou choquée ?

Un peu les deux, forcément. Surprise, forcément. Choquée, un petit peu aussi car, finalement, c’est une espèce d’incohérence. Aujourd’hui, j’arrive avec cette chanson et ce clip qui aborde le plaisir féminin. Je crois qu’aujourd’hui on voit souvent l’image de la femme par des images dégradantes, avec une femme qui est très souvent sexualisée, objectivée. On éveille le plaisir des autres à travers le corps de la femme. J’ai écrit cette chanson parce que je crois qu’on a manqué cruellement de discours sur notre propre plaisir et qu’aujourd’hui les femmes doivent se réapproprier leurs corps et leurs plaisirs. Malheureusement, je tombe parfois sur des clips ou des paroles d’artistes qui abordent la femme de manière un peu douteuse et violente parfois. Nous, c’est de l’art que nous avons fait. Il y a des lumières, des actrices, Victoria Abril, Kit Picamoles, Deborah Lucumuena, des actrices reconnues. Charlotte Abramow est une réalisatrice incroyable qu’a tourné la plupart des clips d’Angèle, qu’a fait beaucoup de choses pour le féminisme. Nous étions très déçues de se dire que des jeunes de moins de 18 ans vont arriver plus facilement à regarder des vidéos pornographiques que de regarder ce clip qui aurait pu les éduquer autrement, du moins dans la représentation de la femme.

Grand Corps Malade a su mettre à l’honneur les femmes dans l’album Mesdames dans lequel tu as collaboré sur Pendant 24 h. Quel souvenir en gardes-tu ?

C’est un super souvenir, un de mes meilleurs. Nous nous sommes rencontrés avant tout ce Covid, alors que nous étions sur scène aux Francofolies de la Rochelle. Il est arrivé face à moi. Il est ultra grand, très impressionnant, mais en même temps tellement doux et bienveillant. Le courant est très vite passé entre nous. Après, on a été confiné. Lui était chez lui, avec ses enfants. J’étais chez moi et un jour je lui ai envoyé un Whatsapp. Je lui ai demandé « Fabien, est-ce que ça ta dit de changer de sexe 24 heures ? ». Il s’est marré. Il m’a dit « quelle idée incroyable ». Il a commencé à écrire. J’ai reçu son texte. J’ai écrit le mien. La chanson est née comme ça. On avait envie de parler d’inégalité avec humour, de parler de salaires, de la charge mentale que peuvent avoir les femmes.

As-tu vu le résultat en live lors des tournées de Grands Corps Malade ?

Exactement, j’ai vu le résultat. J’ai surtout pu faire quelques festivals avec lui et il m’a invité à faire ces Zéniths. A Paris, c’était incroyable, blindé. Les gens connaissaient toutes les chansons par cœur. On sent que sur Pendant 24 heures, il y a un truc qui se passe sur les gens, qu’elle donne le sourire et, en même temps, les messages passent.

Au moment où je t’interroge, la construction de cet album a déjà bien avancé…

Je l’ai beaucoup écrit dans ma couchette de tourbus, donc c’est un album qui a déjà voyagé avec moi. J’ai l’impression d’arriver à un moment où je me sens prête à répondre à cette question « Qui es-tu ? ». Aujourd’hui, des gens qui me suivent ont envie de savoir qui est la personne qui se cache derrière ces chansons, derrière cette vision du monde. Je crois que j’arrive un peu plus à m’ouvrir et j’espère que les gens m’accueilleront bien encore une fois.

Suzane le samedi 4 juin 2022 au festival Papillons de nuit. © David Wooldridge

Est-ce qu’un.e artiste passe aussi un message dans la manière de se vêtir ?

Je crois que oui, aujourd’hui, les vêtements, la coupe de cheveux, la manière de se présenter est aussi une expression. Quand je suis arrivée, il y avait ce carré et cette combi. J’avais vraiment très peur d’arriver, que tout le monde me regarde. J’avais envie et en même temps j’avais très peur. Cette combi était une sorte d’armure, « une combi de combat » comme je l’ai souvent appelée. Elle m’a permis de combattre ma peur et j’en garde un très bon souvenir. Mais je n’avais pas envie de m’y sentir enfermée. Le but est que les gens creusent un peu plus, ne s’arrêtent pas à l’habit. J’ai l’impression que mon public adore surtout ce que je raconte. Je continue d’évoluer dans mon look et d’être spontanée. Je crois que ces cheveux en arrière et cette manière de me dévoiler un petit peu plus est grâce au public aussi. Son regard bienveillant m’a donné envie de me dire « Ok, je peux éclore ».

« Belladona » est annonciateur du deuxième album de Suzane, « Caméo », qui sortira le 4 novembre 2022.

Et il reste toujours la possibilité de se renouveler en mode, en look ou sur le plan musical…

Tout le temps! Ne surtout pas s’enfermer ! Pour moi, casser les codes est arriver à ne pas rester dans les mêmes recettes, continuer d’explorer, d’être curieuse, de ma voix, de ce que je peux en faire, de tout.

Propos recueillis par Philippe Jautée. Photos de concert par David Wooldridge.

Rap. Sur son nouvel EP, Flooz garde son flow et élargit ses horizons

Vendredi 19 août 2022, le rappeur caennais Flooz a sorti sur les plateformes l’EP cinq titres « Hors-série ».

Huit mois après l’album « Alpha », Flooz vient de sortir l’EP 5 titres « Hors-série ». © P. Jautée

Comme annoncé dans l’émission BalanceTaProg trois jours plus tôt, Flooz a sorti sur les plateformes son EP « Hors-série » vendredi 19 août 2022, seulement huit mois après l’album « Alpha ».

Son ouverture, Qui veut être roi, devait initialement être un single pour juillet. Mais la pochette imaginée par son ami Oren l’a motivé à le livrer avec quatre autres titres.

Un duo en Italie

Le nouvel EP de Flooz se clôture par Piazza, « un ego trip » avec l’artiste italien Boyre. Ce duo a déjà fait l’objet d’un clip tourné en Italie, à Barile, et sorti fin mars.

Pour la suite, Flooz assure avoir déjà du stock pour d’autres EP, un format qu’il affectionne : « sur cinq titres, tu peux mettre un univers précis ».

Flooz a été très inspiré par cette pochette réalisée par un de ses amis. © Oren

La tracklist « Hors-série » :

1 – Qui veut être roi

2 – Titan ft. Monsi

3 – C’est pas compliqué

4 – John Wick

5 – Piazza ft. Boyre

Pour VAALYANT, Valentin Puech revient à ses racines rock

Fin juillet 2022, le chanteur-guitariste néo-zélandais Valentin Puech, originaire de Normandie, a sorti « Surrender », premier single de Vaalyant, son nouveau projet rock. Un EP est prévu pour cet automne.

Après un premier titre dévoilé samedi 23 juillet 2022, Vaalyant prévoit la sortie de son premier EP pour cet automne. ©Vaalyant

Natif d’Alençon (Orne), Valentin Puech vit depuis fin 2013 en Nouvelle-Zélande. « C’était d’abord pour des vacances », se souvient Valentin, « mais elles se sont prolongées, car c’est un pays qui me correspond parfaitement ». Il y apprécie notamment « la nature magnifique », se dit « contemplatif » et préoccupé par l’environnement.

Les paroles de Vaalyant, son nouveau projet rock, sont aussi inspirées par son regard sur l’époque, « le côté décadent de nos sociétés modernes, avec tous les excès liées à la consommation, la violence à tous les niveaux, l’instabilité du monde ».

« Mes textes partent parfois dans des délires post-apocalyptiques où je projette mes angoisses », ajoute le rockeur, âgé de 39 ans. « Il y a une envie d’un retour vers des choses plus pures, essentielles. »

Premier clip en Nouvelle-Zélande

Le premier single de Vaalyant, intitulé Surrender, a été composé il y a moins d’un an. « J’avais d’autres morceaux déjà écrits, mais le riff de celui-ci m’a bien accroché et j’ai voulu l’enregistrer en premier », explique l’auteur-compositeur-interprète, qui a aussi géré le mixage et le mastering.

Le clip « Surrender » de Vaalyant a été réalisé par un de ses amis, Bertrand Remaut.

Pour le clip, dont il a eu l’idée de scénario, il a fait appel à un ami français, Bertrand Remaut, qui vit aussi en Nouvelle-Zélande. Le tournage, « avec une bande de copains », s’est déroulé peu avant Noël, à l’ouest d’Auckland, « un coin très sauvage ». Ce premier single est annonciateur d’un EP 5 ou 6 titres prévu pour l’automne 2022. Le deuxième extrait devrait sortir avant mi-août.

Entre progressif et metal

Avant de monter le projet Vaalyant, Valentin a beaucoup joué dans la rue sous le nom « Folkin’Blue Boy ». Il y jouait ses propres compositions acoustiques et reprenait des standards dont Say it ain’t so Joe de Murray Head. Encore plus tôt, à l’époque où il vivait encore en Normandie, il était le chanteur du groupe metal Echoes of reason, monté sur la scène du festival ornais Art Sonic, à Briouze, en juillet 2010.

« Surrender », le premier single de Vaalyant, est disponible sur les plateformes d’écoute. © Vaalyant

« Je suis revenu à mes racines plus rock, avec des accents progressifs et metal », résume Valentin, qui écoute aussi bien Neil Young que Pink Floyd, Soundgarden, Pearl Jam, Nirvana, Deftones et System of a down, mais aussi du funk et du jazz. En lien avec l’Australie, où il a aussi vécu, le chanteur-guitariste mentionne le groupe metal Karnivool, les rockeurs de Jet et le projet psychédélique Tame Impala.

Vaalyant, balance ta prog !

  • TOOL L’album « Aenimal », en particulier Forty Six & 2
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Metal progressif. NATURAL DISORDER remonte sur scène

Près de deux ans après un concert au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon, les cinq membres du groupe de metal progressif Natural Disorder, basé à Caen, remonteront sur la même scène le vendredi 22 juillet 2022. Un deuxième album se prépare.

Natural Disorder, lors de son concert du 22 août 2020 au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon, dans le Calvados. © Philippe Jautée

Le 19 janvier 2020 sortait « Corrosion & Passion », prometteur premier album de Natural Disorder, groupe metal progressif basé à Caen. Trois mois plus tard, le premier confinement commençait à mettre à mal plusieurs projets, mais le groupe a ensuite ouvert avec brio une belle soirée au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon (Calvados) le 22 août 2020, en compagnie des groupes metal Åkesson et The Last ones standing.

Après quasiment deux ans de discrétion, il est donc temps pour Natural Disorder de faire son retour ! Ce sera sur la même scène, le vendredi 22 juillet 2022, mais cette fois-ci en clôture d’une soirée partagée avec les rockeurs de rockeurs de Madema et les heavy-rockeurs de Distillery.

Sortir du trou

« Vendredi, nous jouerons deux chansons du deuxième album, Emergency exit et I feel alive », annonce Suzy, la chanteuse de Natural Disorder, interrogée par téléphone. Pas de date de sortie pour l’instant mais le prochain album est écrit. « Nous commençons à travailler dessus et on verra pour l’enregistrer plus tard, car on essaie de défendre un peu plus le premier. »

Suzy, chanteuse du groupe Natural Disorder, le 22 août 2020 au Valhalla. © Philippe Jautée

Le deuxième album de Natural Disorder fera le lien avec un de leurs premiers singles, Spelunkers, qui avait fait l’objet d’un clip tourné dans une carrière souterraine à Auvers-sur-Oise, dans le Val d’Oise. « Le morceau I feel alive est en lien avec Spelunkers, l’histoire de cette fille qui tombe dans un trou et qui s’y perd. Dans I feel alive, cette même héroïne arrive à retrouver la lumière et ressort de ce trou où elle est restée des années. »

Le clip Spelunkers, extrait du premier album de Natural Disorder, a été réalisé par François Le Guen.

Autre information divulguée par Suzie : la chanson Karma trauma a été transformée sur le plan vocal. C’est donc une nouvelle version qu’écouteront les spectateurs du concert du 22 juillet au Valhalla.

Envoyer du bois

La taverne brettevillaise étant connue, entre autres, pour la possibilité d’y lancer des haches, la chanteuse de Natural Disorder confie avoir toujours eu « la chance du débutant » : « je touche le tronc au premier lancer, mais je ne touche plus rien ensuite ».

D’après la même source, Arthur et Childé seraient les deux membres qui s’en sortent le mieux au lancer de haches, ce qui reste à vérifier le 22 juillet ! Pour la suite, des dates de concert devraient être annoncées prochainement, fin août dans la Manche et en octobre dans l’Orne.

Margaux, guitariste de Natural Disorder. © Philippe Jautée

Soirée concert au Valhalla, 6 avenue de la Grande plaine à Bretteville-sur-Odon, près de Caen, avec Distillery, Madema et Natural Disorder le vendredi 22 juillet 2022, de 20 h à 1h.

Le duo Bafang a ouvert l’édition 2022 du festival Beauregard

Lancelot et son frère Enguerran, qui forment le duo normand Bafang, ont joué sur la même scène que Last Train et Muse, mercredi 6 juillet 2022, en before du festival Beauregard.

Mercredi 6 juillet 2022, le duo afro-rock Bafang a assuré la mission d’ouvrir la soirée before du festival Beauregard qui accueillait aussi Last train et Muse. Rencontre avec Lancelot et Enguerran à l’issue de ce concert.

Qu’est-ce que ça fait d’ouvrir pour Muse ?

Lancelot : Ça fait extrêmement plaisir qu’on nous sollicite avec ce groupe qui maintenant fait partie peut-être des légendes du rock.

Enguerran : On était très heureux de voir qu’un groupe comme Muse amène autant de public avant même qu’il joue et qu’on a pu profiter de ce public qui était très ambiancé.

Aviez-vous déjà été à Beauregard en tant que festivalier ?

Lancelot : Je l’ai déjà fait en tant que festivalier, plusieurs fois. L’année où il y avait Etienne Daho était vachement bien. Je me souviens aussi de Lenny Kravitz et Sting. Il y a toujours des super belles affiches.

Enguerran : Moi, jamais. Par contre, en 2018, on avait eu l’occasion d’y jouer sur une autre scène. Le fait d’y jouer sur cette grosse scène cette année était mortel.

Récemment, vous avez assuré une tournée qui vous tenait à cœur…

Lancelot : Oui, la tournée au Cameroun, d’où nous sommes originaires. On a fait ça pendant un mois. Nous sommes partis durant la Coupe d’Afrique des Nations. Nous avons joué à Bafang d’où sont originaires nos grand-parents. C’était une chose à faire, indispensable. Nous avons eu la chance de faire ça et c’était formidable.

Enguerran : C’était une consécration car on a appelé ce groupe par le nom du village de nos ancêtres. On a été hyper bien reçus. C’était fabuleux.

Que nous réserve Bafang ces prochains temps ?

Engerran : Nous serons le 7 juillet aux Terrasses du jeudi de Rouen. Ensuite, nous monterons dans le Nord, au En Nord Beat Festival, à Bailleul [le dimanche 10 juillet, NdlR]. On va continuer à tourner jusqu’à mi-octobre avec un super tourneur chez lequel nous avons signé il n’y pas longtemps, Come on tour. On a quelques petites touches pour une tournée africaine fin 2023. Suivez-nous sur tous les réseaux ! Vous aurez de belles surprises.

Avez-vous vu dans l’affiche festival Beauregard des noms qui vous parlent ?

Lancelot : Bien sûr ! Cannibale, que j’adore vraiment ! Après, il y a Annabella Hawk, de la région, qu’on suit. En gros truc, il y a Muse qui est énorme. Orelsan, je pense que pour les Caennais c’est un gros truc.

Enguerran : J’avoue que Muse est un niveau assez élevé pour un festival. Je suis aussi fan. J’ai appris à la batterie avec des plans de Muse. C’est une belle surprise.

170 39 : la fin du monde en trois EP

La fin de la semaine est proche ! Le duo techno-hybride, aux influences metal progressif, célébrera son troisième EP dans la nuit du 1er au 2 juillet 2022 à Cherbourg-en-Cotentin. Le rituel suivant aura lieu quelques heures plus tard à Caen.

Depuis 2018, Champy et Marsouin forment ensemble le duo techno hybride 170 39.
Le duo a sorti son troisième EP fin mai 2022. © Philippe Jautée

Après avoir sorti Last rendition, son troisième EP 5 titres fin mai 2022, le duo techno-metal 170 39, formé en 2018, envisage aujourd’hui la production d’un album. En attendant, Champy et Marsouin poursuivent leur série de concerts. Ils passeront dans la nuit du 1er au 2 juillet 2022, à 1 h 30, au festival Les Art’zimutés sur la plage verte de Cherbourg-en-Cotentin, puis le samedi 2 juillet au Portobello Rock Club, à Caen, « avec l’envie de faire la teuf avec le public », précise Marsouin, multi-instrumentiste qui aime toujours autant bouger sur scène.

Cavaliers de l’apocalypse

Au Portobello, Marsouin et Champy partageront la scène avec un autre duo hybride, D·E·M, soit quatre cavaliers de l’apocalypse dans la même soirée ! « Quand nous les avions découverts, on s’était dit que c’était bien d’avoir un groupe dont l’univers colle un peu aux nôtres car nous étions un peu des Ovnis dans des programmations techno », se souvient Marsouin.

Son complice remarque une complémentarité : « Nous sommes plus software et instruments, eux utilisent instruments et synthétiseurs. Sinon, comme eux, on aime mélanger metal et musique électronique. »

Les deux binômes ont aussi en commun d’aimer Rezz et Gesaffelstein. 170 39 aime d’ailleurs revisiter sur scène le célèbre titre Pursuit du compositeur et DJ lyonnais.

« Blackout » est extrait de « Last rendition », troisième EP de 170 39 sorti fin mai 2022.

21e édition du festival Les Art’Zimutés du 29 juin au 2 juillet 2022, sur la plage verte de Cherbourg-en-Cotentin. 170 39 y jouera dans la nuit du 1er au 2 juillet, à 1 h 30, sur la scène La Cale Sèche.

Soirée electro techno au Portobello Rock Club, à Caen, le samedi 2 juillet, à partir de 22 h, avec 170 39, D·E·M et PolarX.

Darksynth. Le duo caennais D·E·M sort son premier EP

Déjà vu deux fois en concert au bar caennais Au Chef Raide, notamment le soir de la fête de la musique, puis au Cargö le 22 juin, le groupe D·E·M montera sur la scène du Portobello Rock Club, également à Caen, le samedi 2 juillet. Théophile et Gaëtan y fêteront la sortie de leur premier EP.

Mercredi 22 juin 2022, D·E·M prenait place sur la scène du Club de la salle Le Cargö, à Caen, juste après un concert du groupe rock Atrahasis. ©2022 Philippe Jautée

« Nous nous sommes vus au lycée sans interagir, mais on nous a présenté  quand j’étais en L1», se souvient Gaëtan. « Pendant un moment, on se connaissait sans savoir qu’on faisait de la musique l’un comme l’autre », ajoute Théophile. « Je faisais de la guitare dans mon coin. »

Très vite, les deux jeunes musiciens remarquent qu’ils sont sur la même longueur d’onde. « Nous sommes très contents de bosser à deux, avec un bon rythme, sans moment de pause », déclare Gaëtan. « Il est facile de s’organiser à deux et nous souhaitons nous professionnaliser », ajoute Théophile. « Ce n’est pas un hobby. »

Théophile et Gaëtan vous souhaitent la bienvenue. ©2022 Philippe Jautée

Fil rouge

Avec la soif d’apprendre, les deux musiciens ont trouvé ensemble un « fil rouge » pour leur son. Après quelques expérimentations vers la funk, leur synthwave est résolument sombre et leurs concerts ont des allures de cérémonies peu rassurantes. Sur scène, maquillés, les deux artistes incarnent des personnages. « Il y a du personnel, du ressenti, de l’émotion, quelque chose de macabre », résume Gaëtan. « C’est très cathartique, un peu étrange, parfois malsain. C’est très vaste. »

« Control » est un extrait du premier EP de D·E·M
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Son hybride

Interrogés sur les sujets qui les inspirent, D·E·M aborde le transhumanisme.Leurs envies musicales se portent sur le mélange des synthés numériques et analogiques, quelque chose d’hybride. Les spectateurs sont nombreux à être interpellés par l’utilisation d’une guitare neuf cordes et d’une keytar, clavier porté comme une guitare. « On a mangé beaucoup de pâtes pour se payer le matos », confie Gaëtan.

Jeudi 31 mars 2022, le duo synthwave D·E·M jouait au Chef Raide, à Caen. Ils y sont retournés le 21 juin pour la fête de la musique. ©2022 Philippe Jautée

Tracklist

Les trois premiers singles de D·E·M se retrouvent dans leur premier EP « D·E·M » disponible fin juin en streaming. Il contient neuf titres dont voici l’ordre :

  • Devotion
  • Black redemption
  • Escape
  • Offering
  • Control
  • Doors of nightmare (composition jamais jouée en concert)
  • Hatred
  • The awakeness
  • Apocalypse
Le premier EP 9 titres de D.E.M sortira le samedi 2 juillet 2022. ©2022 Philippe Jautée

D·E·M, balance ta prog !

Album de référence pour Théophile : Meliora de GHOST

Album de référence pour Gaëtan : New model de PERTURBATOR

Le duo caennais mentionne aussi Carpenter Brut, Justice, Gesaffelstein, Behemoth, l’artiste electro Lorn.

Concert release party de D·E·M le samedi 2 juillet, à partir de 22 h, au Portobello Rock Club, à Caen, avec aussi PolarX et le duo techno-metal 170.39.

MUSE à Beauregard : « un défi » pour le programmateur Paul Langeois

Muse jouera le mercredi 6 juillet au festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair. © Nick Fancher

C’est avec une immense tête d’affiche que le festival Beauregard retrouvera les festivaliers après deux éditions empêchées par une pandémie : le trio britannique Muse jouera pour la première fois à Hérouville-Saint-Clair le mercredi 6 juillet. Interview avec Paul Langeois, programmateur et co-directeur du festival Beauregard.

Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, vous avez programmé Muse au festival Beauregard pour le mercredi 6 juillet. Etait-ce prévu depuis longtemps ?

Paul Langeois : Ce n’était pas du tout dans les tuyaux. Lors de conférences de presse, j’étais régulièrement interrogé là-dessus, mais ce n’était pas dans la programmation que j’étais en train de travailler. C’est une succession de hasards chanceux qui ont permis de programmer Muse en dix jours. Ça s’est fait extrêmement vite.

Le 26 août, Muse sortira Will of the people, son neuvième album studio. Côté actualité, Beauregard est donc dans les clous…

Oui, c’est toujours important d’avoir des artistes qui ont une actualité. Il y a des artistes qui sont passés deux ou trois fois à Beauregard mais, à chaque fois, il avaient un nouvel album. Pour Muse, on savait qu’il y avait un nouvel album, ce qui était bien aussi. Après, il y a des groupes comme ça qui n’ont pas forcément besoin d’un nouvel album pour reconquérir un nouveau public. Ce nouvel album est bon. C’est aussi un retour à un Muse plus rock. C’est peut-être aussi ce que je préfère dans ce groupe, comme les premiers albums beaucoup plus metal.

Showbiz, le premier album de Muse, est sorti en 1999. Arriviez-vous à imaginer que ce groupe atteindrait plus d’une vingtaine d’années à son compteur et autant d’albums et de stades ?

Non, on ne peut jamais imaginer ça, surtout avec un premier album. Au départ, c’est un groupe qui fait un bon album, qui a une bonne presse et qui commence à bien tourner. Mais de là à s’imaginer que ce groupe-là ferait deux stades de France d’affilée ou des choses comme ça, même eux ne pouvaient pas s’imaginer. Mais je dois avouer que je ne peux pas me considérer comme un fan de Muse. En tant que programmateur, c’est un groupe que j’ai entendu, vu et suivi. Ce n’est pas un groupe que je passais non-stop chez moi, mais c’est un groupe qui était pertinent et intéressant. Dès le début, ça a tapé fort.

Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, a programmé Muse au festival Beauregard. © P.J.

Selon vous, qu’est-ce qui fait que le succès de Muse ne se dément pas ?

C’est toujours compliqué de dire pourquoi ce groupe-là plutôt qu’un autre a pu exploser. Il y a des caps dans des carrières d’artistes, comme des carrières de sportif. Il y a des moments où un sportif va être au meilleur de sa forme telle ou telle année, puis retomber, avant de revenir parfois. Il y a des groupes qui arrivent à franchir le cap d’être des groupes de stades. D’autres groupes étaient sur le point de le faire, mais n’ont jamais passé le cap parce que le public n’a pas suivi suffisamment. Ça ne s’explique pas forcément. Je pense que Muse a apporté une nouveauté. De par son chanteur et sa voix, ce groupe est très identifiable. Il y a ces gros riffs de guitare très metal avec par-dessus un chant à un moment donné comparé à celui de Thom Yorke. Sur Muse, le chant a fait la différence, a donné une vraie identité au groupe. Il y en a qui détestent et d’autres qui adorent. Clairement, il y en a plus qui adorent.

Muse à Beauregard, est-ce que ça demande une logistique particulière ?

Toujours ! C’est comme quand on a accueilli Depeche Mode. On accueille des très gros groupes internationaux qui ont l’habitude de jouer dans des stades devant 80 000, 100 000, 120 000 personnes parfois. Il y a toute une logistique particulière, des fiches techniques beaucoup plus importantes. On accueille les artistes et les groupes avec la même envie de les accueillir et de leur faire plaisir. Mais accueillir un groupe quand ils sont 15 – 20 n’est pas la même chose qu’accueillir un groupe avec 70 personnes. Là, c’est une très grosse fiche technique. Il y a des décors, de la pyrotechnie, plein de choses. C’est une préparation technique plus poussée, plus pointue, et un accueil d’artistes très précis. Après deux années sans festival, faire que notre première journée soit l’accueil de Muse est d’autant plus un défi.

Mercredi 6 juillet, au festival Beauregard, le groupe français Last Train jouera juste avant Muse. © P.J.

En premières parties de Muse, il y aura le duo normand Bafang et le groupe Last Train. Ce dernier a déjà joué pour une belle soirée before à Beauregard, celui du groupe Les Insus le 30 juin 2016…

Oui, et Last Train devait être programmé à Beauregard en 2020 et reprogrammé en 2021. Quand il y a eu cette opportunité de faire Muse, nous nous sommes dit que leur proposer d’ouvrir pour Muse était un beau cadeau. Ils l’ont déjà fait et ils sont ravis de pouvoir le refaire.

C’est le moment de choisir un titre de Muse à diffuser dans BalanceTaProg !

Stockholm syndrom, extrait de l’album Absolution.

Festival Beauregard du mercredi 6 au dimanche 10 juillet 2022, au parc du château de Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair. La soirée d’ouverture, le 6 juillet, réunira Bafang, Last Train et Muse.

Festival Papillons de nuit 2022 : « Nous sommes regonflés à bloc ! »

©2022 Papillons de nuit

Après deux années empêchées par la pandémie de Covid-19, la vingtième édition des Papillons de nuit se déroule du vendredi 3 au dimanche 5 juin 2022 à Saint-Laurent-de-Cuves, dans la Manche. Les trois jours affichent complets. Interview avec Pierre-Olivier Madelaine, administrateur du festival.

Comment s’est négociée la venue de Royal Blood aux Papillons de nuit ?

Pierre-Olivier Madelaine : Honnêtement, on n’y croyait pas du tout. Quand on a commencé à discuter avec le producteur, nous nous sommes dits que c’était typiquement le genre de groupe devenu intouchable pour nous parce qu’ils sont ultra-connus, peut-être pas encore très connu du grand public en France, mais ils remplissent des stades et des arènes en Angleterre et aux Etats-Unis. C’est un groupe qu’on rêve d’accueillir depuis le tout début de leur histoire. On y est allé un peu au culot. Finalement, ça l’a fait. Nous sommes hyper heureux de les accueillir cette année. Ce genre de groupe de rock, dans la pure tradition anglo-saxonne, c’est malheureusement de plus en plus rare en France. Ils font seulement quelques dates en France cette année donc on est super heureux de les avoir.

© Lillie Eiger – Le duo rock Royal Blood, originaire de Brighton, est attendu aux Papillons de nuit le samedi 4 juin 2022.

Le rock, comparé au début des années 2000, est moins écouté en France. Le festival Papillons de nuit reste-t-il attaché à ce qu’il y ait une dose de rock, et notamment du rock anglo-saxon ?

Oui. Bien sûr, on suit un peu la tendance comme tout le monde. Il y a plus de rap aujourd’hui qu’il y a dix ans. Mais on reste attaché à ce qu’il y ait une belle diversité musicale sur le festival. On a quatre scènes dont deux entièrement réservés à de la découverte. C’est parfois compliqué  en têtes d’affiche mais on essaie le plus possible, au moins en découvertes, de proposer des groupes de rock français ou étrangers. D’ailleurs, le rock reste malgré tout l’esthétique majoritaire dans la programmation du festival. On a souvent tendance à penser qu’on ne fait plus que du rap ou de l’électro, ce qui n’est pas vrai. Il y a aussi beaucoup de chansons et de rock aux Papillons.

© Manuel Obadia-Wills – Angèle est une des têtes d’affiche de la journée du samedi 4 juin 2022.

Samedi 4 juin 2022, est-ce que ce sera la première venue d’Angèle à Saint-Laurent-de-Cuves ?

Oui, Angèle est une artiste qui devait être programmée sur l’édition 2020 puis 2021 du festival. On a voulu absolument la reprogrammer en 2022 car c’est son année tout simplement. L’album est sorti l’hiver dernier. Elle cartonne. On la voit et on l’entend partout. Pour nous, c’était une artiste incontournable.

Dimanche 5 juin, il y aura notamment Julien Doré. Le chanteur a-t-il déjà chanté aux Papillons de nuit ?

Oui, en 2014, il était un petit moins connu à l’époque mais il commençait a bien cartonné quand même. Aujourd’hui, c’est une tête d’affiche. Il ouvrira la journée du dimanche sur la scène principale, juste avant Dutronc père et fils et Sexion d’assaut. On a un dimanche très familial avec beaucoup de chansons françaises et de variétés. Mine de rien, 2014 date un peu. Nous sommes très heureux de l’accueillir à nouveau Julien Doré. Ce sera un très beau concert.

Julien Doré reviendra à Saint-Laurent-de-Cuves le dimanche 5 juin 2022.

La venue des Dutronc père et fils devrait être un moment clé de cette édition 2022 des Papillons de nuit…

Oui, Jacques Dutronc était venu pour clore la dixième édition en 2010 et son fils était venu en 2012, lui aussi sur la grande scène. Cette fois-ci, ils vont jouer ensemble. Ce sera un beau spectacle, un best-of de leurs plus grands tubes. C’est bien de les voir réunis sur scène. Jacques Dutronc a 79 ans. C’est malheureusement quelqu’un qui va devenir de plus en plus rare. C’est peut-être une des dernières occasions que nous ayons de le voir sur scène. On va en profiter.

Quelle est l’humeur générale dans les coulisses du festival ?

Nous sommes regonflés à bloc. On a hâte d’y être. Tout le monde est sur les starting-blocks. On était sevré d’événements pendant deux ans même si on a tout tenté pour essayer de maintenir un festival en 2020 puis en 2021. Malheureusement, cela n’a pas été possible pour différentes raisons. Nous n’avons qu’une seule envie, c’est d’y être. On sent l’effervescence qui monte. Il y a une attente énorme. C’est la vingtième édition. On va battre notre record de fréquentation. On va accueillir plus de 80 000 personnes cette année à Saint-Laurent-de-Cuves, un village de 480 habitants. On a hâte d’y être, de faire la fête, de passer un beau moment ensemble, de retrouver nos festivaliers, bénévoles, partenaires, artistes et techniciens, qu’on se dise que c’est reparti pour de bon et qu’on en profite.

Comparé à la première édition, il y a beaucoup plus de propositions de festivals. Comment les Papillons de nuit réussissent-ils à se maintenir en forme ?

C’est lié déjà à l’histoire du festival. Il fête cette année sa vingtième édition. C’est le plus grand festival dans le plus petit lieu. On multiplie quand même par 150 la population de la commune le temps d’un weekend, ce qui est unique en France à ma connaissance. Ca participe à une ambiance particulière qu’on retrouve dans un tout petit village, en milieu hyper rural, avec nos 1 400 bénévoles qui nous donnent un coup de main pour monter le festival, accueillir le public, etc. Il y a une ambiance qu’on ne retrouve pas forcément ailleurs. Depuis plus de vingt ans, le festival est organisé par une association à but non lucratif. C’est de plus en plus rare dans le monde des festivals, qui sont de plus en plus privatisés et organisés par des grands groupes privés de divertissement. Les gens ressentent notre côté associatif et indépendant. Les Papillons de nuit, c’est une méga-fête de village avec des supers concerts.

Festival Papillons de nuit, du 3 au 5 juin 2022, à Saint-Laurent-de-Cuves, dans la Manche, avec notamment Rag’n’Bone Man et Macklemore le vendredi, Royal Blood et Angèle le samedi, Julien Doré et Dutronc & Dutronc le dimanche.

Gabbie, chanteuse du trio rock MADAM : « J’aime la figure de la sorcière »

Mercredi 18 mai 2022, le Portobello Rock Club, à Caen, accueillera Madam, un trio féminin qui a sorti début mars son deuxième EP. Interview avec Gabbie Burns, sa chanteuse-guitariste.

© Gabbie Burns – Le trio Madam jouera à Caen le mercredi 18 mai 2022.

Mercredi 18 mai 2022, le trio rock Madam, originaire de Tarbes et Toulouse, montera sur la scène du Portobello Rock Club, à Caen, quelques années après avoir joué dans cette même ville, au Cargö. « Nous partagions la scène avec Psychotic Monks et c’était très cool », se souvient Gabbie Burns, chanteuse-guitariste. Depuis, le quatuor est devenu trio. « Des choses ont changé au niveau des compos, de l’énergie, de l’identité. Nous avons beaucoup travaillé. Ça reste Madam mais c’est aussi quelque chose d’autre à découvrir. »

Marine, à la basse, Anaïs, à la batterie, et Gabbie écoutent des morceaux très différents. « Ça a permis de mélanger tout ça et de ne pas s’enfermer de suite dans une volonté d’un style particulier. On a mis nos influences ensemble et on créé à partir de ça. Composer ensemble reste hyper naturel. »

Le pouvoir des trois

Dans leur deuxième EP, II, sorti début mars, un titre s’appelle Witches. « J’aime la figure de la sorcière », confie Gabbie. « C’est une femme libérée qui sort des codes et créé les siens, sans s’intéresser à ce que les autres peuvent en penser. » La chanteuse-guitariste souligne la sororité au sein du groupe : « Nous avançons toutes les trois ensemble et essayons d’écrire notre propre route ».

Plus de femmes sur scène

Gabbie encourage aussi d’autres femmes à monter sur scène. « Pour les générations qui arrivent, c’est cool de voir que ça se se démocratise de plus en plus. À notre époque, nous n’avions pas énormément d’exemples de musiciennes sur scène. »

Pour la chanteuse-guitariste de Madam, les premières prestations se sont faites grâce à l’école de musique, pour chanter des reprises. « Je me suis rendu compte que cette sensation de monter sur scène, de chanter, de partager ça avec des musiciens, m’enivrait énormément. J’ai rejoint des groupes dès que j’ai pu, pour des reprises puis des compos. » Pour aller plus loin, elle a décidé de monter Madam. « On s’y met à 1000 % dedans. Je suis satisfaite et la petite moi d’il y a dix ans est très contente. »

Madam en tournée

Après Caen, Madam jouera le 20 mai à Vitry-sur-Seine (94), le 25 mai à Chateau-Thierry (02), le 10 juin à Saint-Ave (56), le 25 juin à Perols (34), le 1er juillet à Saverdun (09), le 23 juillet au festival Art Sonic, à Briouze (61), le 29 juillet au festival Terre de zik à Saint-Martin-Sainte-Catherine (23) et le 30 septembre à Montauban (82).

Pop. La Caennaise Séri met ses combats en chansons

Séri, 21 ans, a emménagé à Caen début février 2022. La chanteuse a sorti l’an dernier « Lost in the sea », son premier single, et compte déjà une dizaine de compositions.

© Romano Loris – En 2021, Séri a sorti « Lost in the sea », son premier single.

L’autrice-compositrice-interprète Rose Sérignan, alias Séri, 21 ans, est arrivée à Caen début février 2022. « On m’avait prévenue que les personnes y étaient très accueillantes et j’ai pu le constater », affirme la jeune femme, native d’Angers. « Quand on arrive seule dans une ville, le contact facile avec les autres fait vraiment plaisir. »

Cette ancienne participante de l’émission télévisée « The Voice » a commencé le chant à l’âge de 12 ans en enregistrant des reprises en studio. Puis, à 17 ans, elle est partie au Canada où elle a appris le piano en autodidacte. « C’est là que j’ai commencé à composer et à faire des concerts avec un orchestre en Vendée. » À peine sortie du lycée, elle a vécu le rythme de deux tournées professionnelles.

Une dizaine de compositions

Durant l’été 2021, Séri a donné des concerts à Nancy. Plus récemment, elle s’est produite à Angers, sa ville natale, pour principalement chanter des compositions, accompagnée par un pianiste, une violoniste et une violoncelliste. Elle compte aujourd’hui une dizaine de morceaux originaux. Le premier, Lost in the sea, a fait l’objet d’un clip tourné avec deux amis. « Je suis plus à l’aise à l’anglais car mes influences sont toutes anglophones », précise Séri. D’autres singles sont prévus avant un premier album.

« Ne jamais baisser les bras »

Dans les chansons de Séri, la mort et l’amour font partie des principaux thèmes. A propos de la mort, elle explique y avoir été « exposée de façon parfois brutale, injuste ». L’artiste aime aussi évoquer des combats personnels, « de ne jamais baisser les bras, d’essayer de se sentir héros dans la vie quotidienne ».

Si les chanteuses pop Lady Gaga, Faouzia et Céline Dion l’ont beaucoup inspirée, la Caennaise se dit aussi « influencée par des mouvances plus rock, grind pop voire métal ». Elle aime aussi le jazz et la country.

Séri, balance ta prog !

  • LADY GAGA : Paparazzi
  • FAOUZIA : Puppet
  • CÉLINE DION : Contre nature

Art pop. Sara Schiralli a enregistré l’EP « Allons-y » depuis sa chambre

Samedi 26 mars 2022, Sara Schiralli a sorti le relaxant « Allons-y », nouvel EP cinq titres mêlant de belles mélodies vocales, piano et guitare avec d’intelligentes expérimentations sonores.

©2022 Sara Schiralli – L’EP 5 titres « Allons-y » de Sara Schiralli est sorti le 26 mars 2022.

Comme le laisse deviner le titre « Allons-y » qui ouvre son nouvel EP, la Britannique Sarah Schiralli, originaire d’Italie, a des liens forts avec la France. Il y a une douzaine d’années, ses habitants ont déjà pu la découvrir avec le titre « Paranoid », extrait de son album « Bang bang ». Depuis, elle a notamment joué au Café de la danse, à Paris. « Je continue à aller régulièrement à Paris », confie la Londonienne, contactée par téléphone samedi 2 avril 2022. « J’adore la France. C’est le premier endroit qui a découvert ma musique. »

Bercée par la voix de Bob Dylan

La passion de Sara Schiralli pour la musique a commencé très jeune, quand sa mère écoutait de nombreux classiques dont ceux de Bob Dylan et de Dolly Parton. « J’ai dû commencer à chanter à l’âge de 8 ans », se souvient Sara. « Mais ce n’est que vers mes 27 ans que j’ai décidé de faire une carrière dans la musique »

Interrogée sur les artistes qui l’influencent le plus, elle mentionne en premier Bob Dylan puis Leonard Cohen. Dans ce qu’elle écoute en ce moment, Sara indique adorer Cigarettes after sex.

Authenticité

L’autrice-compositrice-interprète est inspirée par « la vérité des situations » et les émotions. « L’authenticité m’inspire, que ce soit dans les gens et dans plein de choses. » L’artiste peut aussi écrire sur des situations qui l’excèdent : « si je me sens traumatisée d’une manière ou d’une autre, j’ai tendance à m’asseoir et à y réfléchir ».

Depuis le début de sa carrière musicale, elle a vu évoluer sa musique. « Avant, ma musique était influencée par les producteurs avec lesquels je travaillais. J’ai l’impression que ce que je fais maintenant est davantage moi. »

La tracklist de « Allons-y », nouvel EP de Sara Schiralli : Allons-y, Coureur chasseur, Tough Love, All of my dresses, The End.

Hardcore. Hysta délivre son « Antidote »

Vendredi 25 mars 2022, sur le label The Third Movement, Hysta a sorti le très attendu « Antidote », un morceau qui lui tient particulièrement à cœur.

Hysta lors de la nuit Spiritual War du 12 mars au Cargö à Caen - © 2022 Agence Plein format
© 2022 Agence Plein format – Hysta lors de la nuit Spiritual War du samedi 12 mars 2022 au Cargö, à Caen.

Le nom du morceau était particulièrement prometteur : « Antidote » est disponible depuis vendredi 25 mars 2022 sur le label The Third Movement. « Ça fait très longtemps que j’ai commencé à travailler sur ce morceau », déclare Hysta, jointe par téléphone. « Avec une vocaliste autrichienne, nous avons commencé à parler des paroles il y a plus d’un an. Nous avons bossé plusieurs fois l’intro, l’outro, le break. » Il faut préciser qu’Antidote tenait particulièrement à cœur à la musicienne. « J’avais envie de parler de ce qu’on a pu ressentir, en tant que public et en tant qu’artiste, sur le fait d’être loin des gens qu’on aime, des musiques ou des choses qu’on aime. Donc j’ai vraiment voulu prendre mon temps et ne pas juste proposer une track mais un pack audio et visuel. »

Pour le clip, Hysta a fait confiance à Billboard communication. « J’ai eu plusieurs rencontres avec eux pour expliquer ce que je voulais transmettre et réfléchir à comment faire ressortir les émotions que je voulais. » Son idée : se retrouver dans une pièce noire, seule. « C’est comme ça que je me suis ressentie, avec tous mes souvenirs autour de moi, mais seule, loin de tout ce que j’aime. »

Sa vieille table de mix, des vinyles et des images de soirée apparaissent dans le clip. « J’ai des flyers partout sur mes murs », confie Hysta. Monter sur scène est maintenant redevenu sa réalité, pour son plus grand plaisir : « pour moi, ces nuits sont la solution ».

Consécration

Le mois de mars a été marqué par ce qu’elle a vécu comme « une consécration » : le 5 mars 2022, aux Conspiracy Hard Tours, au Red Club, avec Furyan. C’est la première fois qu’elle mixait avec ce producteur qu’elle admire. « C’est le meilleur pour moi, mon producteur préféré », souligne Hysta. « Les choses les plus stables dans ma vie, ce sont ses tracks dans mon set. C’est pour moi le plus talentueux dans le hardcore aujourd’hui. »

La collaboration va se poursuivre avec la sortie d’un clip en avril pour leur titre en français « Son qui défonce », un morceau déjà joué samedi 26 mars sur la scène principale du festival Masters of hardcore à Den Bosch, aux Pays-Bas.

© 2022 PJ – Hysta lors de la nuit Spiritual War du samedi 12 mars 2022 au Cargö, à Caen.

Agenda chargé

Après sa première date en Normandie, la soirée complète « Spiritual War » du 12 mars 2022 au Cargö, à Caen, où Hysta a apprécié « le public hyper réceptif » et « l’organisation incroyable », la DJ internationale a notamment mixé lors de l’événement Born To Rave du 19 mars à Paris.

Elle sera le 2 avril à Stuttgart, en Allemagne, pour Inurfase, et le 9 avril à Marseille pour Tapage nocturne. Direction ensuite l’événement Sektor 11 le 14 avril à Zürick, en Suisse, pays où elle a vécu deux ans. Le lendemain, Hysta sera au Panorama, à Morlaix, pour sa première grosse date en Bretagne, sa région natale.

Mentionnons aussi, rien que pour le mois d’avril, le Reperkusound à Lyon le 16 avril, This is uptempo à Gemert le 23 avril et Legacy of HC à Sofia, en Bulgarie, le 30 avril.

© 2022 PJ – Hysta lors de la nuit Spiritual War du samedi 12 mars 2022 au Cargö, à Caen.

« Des grandes choses » prévues pour Ellea

En avril 2021, Ellea, 24 ans, sortait son premier EP « Fil d’Ariane ». Un peu moins d’un an plus tard, la Caennaise a révélé le 18 mars 2022 le single « Des grandes choses ».

© 2021 Yvo Querniard – Le premier EP d’Ellea est sorti en avril 2021.

Ellea, où et quand as-tu enregistré « Des grandes choses », ton single sorti le 18 mars 2022 ?

Ce titre a été enregistré à Caen autour de janvier 2022 mais nous bossions dessus depuis peut-être novembre 2021.

Quel sujet t’a inspiré ?

Ce sont mes échecs, tout simplement.

Comment as-tu plongé dans la musique ?

J’ai toujours grandi et j’ai toujours baigné dans le milieu de la musique car mon père, mon frère, mon oncle en font. C’est une famille de musiciens. Ça a été naturel.

Quand as-tu eu le déclic pour te lancer ?

J’ai commencé à faire des petits trucs quand j’étais au collège, à l’âge de 12 ans environ. Au début, je faisais de la musique parce que j’aime ça mais sans aucune volonté d’en faire mon métier. C’est en 2018 que j’ai eu le déclic en me disant « il faut que je fasse un truc carré, je n’ai rien à perdre alors autant se lancer à fond  ».

Quels sont tes instruments de prédilection ?

Je ne suis pas une grande instrumentiste, pas une virtuose. Je compose principalement au piano. Ce que j’aime beaucoup est faire de la prod, faire des arrangements, les mixages et le mastering à l’aide des logiciels. Pour la composition, je travaille surtout avec mon frère qui est guitariste. On travaille en studio et on teste des trucs.

Ton premier EP, sorti il y a presque un an, contient cinq titres parmi lesquels Fil d’Ariane. Ce titre fait l’objet d’un clip. Où s’est déroulé le tournage ?

On a clippé avec des figurants à Caen, sur une petite route cachée pas loin du Cours Montalivet, avant d’arriver à Mondeville. C’était une grosse organisation et c’était très stressant mais nous étions tous contents de participer à ce projet.

Pourquoi le thème du fil d’Ariane ?

Ce n’est pas évident de l’expliquer. C’est sur la manière d’être. Est-ce que la manière dont tu te comportes est pour correspondre aux attentes que les gens ont de toi ?

Ton premier EP s’ouvre sur le titre L’amour est simple. Est-ce qu’il l’est vraiment ? Est-ce ironique ?

(rires) C’est ironique, très second degré. Ça parle des sentiments quand tu te mets dans une relation. Est-ce que tu y vas à fond ? Est-ce que tu y vas à reculons ? Dans quelle mesure tu t’investis. C’est la question des relations sentimentales et ce sont des thèmes qui, je pense , vont toucher la plupart des gens.

Pas encore de scène pour ce projet. Pourrait-il être uniquement studio ?

Au début, c’est ce que je me suis dit car c’est là où je suis le plus à l’aise. Mais plus j’avance et plus je me dis qu’il est impossible de ne pas faire de concert.

Ton frère pourrait-il être aussi ton guitariste sur scène ?

Si je le motive, oui, carrément.

Qu’est-ce que tu aimes écouter en boucle en ce moment ?

En ce moment, j’écoute en boucle l’album de Yebba, une chanteuse américaine qui a une technique vocale incroyable. C’est la meilleure chanteuse du moment. Tu as Aretha Franklin et, après, tu as Yebba ! Elle fait beaucoup de live sessions et elle a une technique vocale de malade !

Ellea, balance ta prog !

PNL – La misère est si belle

JOHN MAYER – Slow dancing in a burning room

MADONNA – Isaac

YEBBA – Boomerang

Beauregard 2022 : le festival a dévoilé sa programmation complète

Mercredi 2 mars 2022, à Hérouville-Saint-Clair (Calvados), Claire Lesaulnier et Paul Langeois, qui dirigent le festival Beauregard, ont présenté la programmation complète de l’édition 2022 qui se déroulera du 6 au 10 juillet.

2022 P.J. – Mercredi 2 mars 2022, au Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair (Calvados),
Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, a répondu aux questions de la presse
à l’issue de la présentation complète de la programmation.

Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, avant même que l’intégralité de la programmation soit dévoilée, la journée du mercredi, et plus récemment celle du samedi, ont été annoncées complètes. Comment le vivez-vous en tant que programmateur ?

Paul Langeois : Ça se vit bien, ça nous met en confiance. Après l’annulation des éditions 2020 et 2021, le public a cette envie de revoir Beauregard, la preuve est d’avoir des taux de réservation qui battent tous les records. On avait déjà eu un pressentiment avec Muse. C’était la première fois que nous mettions Beauregard en vente treize mois en avance et on a tout vendu en quarante-huit heures.

Maintenant, c’est la première fois que ça nous arrive d’avoir un samedi complet fin février. D’habitude, les premiers jours complets arrivent toujours entre mai et juin. Ça montre qu’il y a une vraie attente, que le public nous suit, que la programmation plaît. Ça ne peut que nous faire plaisir.

Les Américains de Rival Sons, qui joueront le vendredi 8 juillet 2022 à Hérouville-Saint-Clair, rejoignent une programmation marquée notamment par la venue des rockeurs de Last Train et de Muse le 6 juillet, de Liam Gallagher le 8 juillet, de Skunk Anansie le 9 juillet, de You said strange, Feu! Chatterton et Sum 41 le 10 juillet.

Est-ce que le rock revient à la mode ? Il y a toujours eu du rock à Beauregard mais on peut dire qu’il y a la dose cette année…

(rires) Oui, mais le rock n’a jamais quitté Beauregard ! Il y a parfois des programmations qui sont plus pop, parfois plus rock. Mais ce n’est pas forcément volontaire et ce n’est pas forcément le fait du programmateur. Vous savez, on ne programme pas non plus que ce qu’on veut absolument. Ça se négocie. C’est en fonction des disponibilités et de plein de choses. J’ai loupé plein de choses, j’en ai eu plein. Le résultat est là. Je pense qu’on a des journées à mon avis très équilibrées et un retour du rock sur cette édition qui est très présent, et j’en suis particulièrement fier.

C’est une programmation avec des groupes qui, à mon avis, vont marquer. Il y a Muse et Liam Gallagher dans les têtes d’affiche et il y a plein d’autres groupes, ce qu’on appelle des middles ou des découvertes, qui sont très rock. Après, on a toujours le côté urbain qui est présent dans nos programmations. On a aussi le côté électro qui clôture avec des anciens comme Vitalic et des nouveaux, comme KAS : STE, qui vont, à coup sûr, percer. On retrouve quand même l’ADN de Beauregard, avec, je l’accorde, une touche un peu plus rock.

Izïa chantera au festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair, le jeudi 7 juillet 2022.

Parmi les artistes françaises, le retour d’Izïa à Beauregard vient d’être annoncé…

Izïa était programmée au Big Band Café en mars 2020. On se fait confiner. Je la reporte en mai. On n’a pas pu rouvrir. Je la reporte en natio au Cargö à l’automne 2020, ça ne marche pas parce que même les concerts assis, à l’automne 2020, étaient interdits. C’est terrible pour elle. Elle venait de sortir un album. L’album a cartonné. Les concerts étaient complets. La tournée était complète.

Donc quand j’ai su qu’elle allait ressortir un album. Les nouveaux titres arrivent. Je les ai entendu un peu en exclu et j’ai trouvé vraiment ça très fort. Donc il y a des nouveaux titres qui arrivent là, je crois en avril pour le premier. On a pas réussi à faire venir Izïa et on va la reproposer Izïa à Beauregard. Ce n’est que la deuxième fois et je pense qu’elle a toute sa place à Beauregard. Je suis très content de l’accueillir.

La prog Beauregard 2022 dans l’ordre chronologique

Mercredi 6 juillet : Bafang*, Last Train, Muse.

Jeudi 7 juillet : Own*, Turnstile, Izïa, Laylow, Madness, Clara Luciani, DJ Snake, Dirtyphonic.

Vendredi 8 juillet : Annabella Hawk*, Aime Simone, Dinos, Franck Carter & The Rattlesnakes, Rival Sons, Vianney, Ninho, Liam Gallagher, Jungle, KAS:ST.

Samedi 9 juillet : Cannibale*, Goat girl, Fishbach, Sleaford Mods, Josman, Juliette Armanet, Skunk Anansie, Metronomy, Orelsan*, Gusgus, Vitalic.

Dimanche 10 juillet : You Said Strange*, General Elektriks, Other Lives, Oscar and the wolf, PNL, Feu! Chatterton, M, Sum 41, Martin Solveig.

*groupes ou artistes normands

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Metal. The Last Ones Standing sort son premier EP

Jeudi 17 février 2022, le groupe caennais THE LAST ONES STANDING a dévoilé son premier EP enregistré à domicile. Il contient sept morceaux, dont une intro, pour une trentaine de minutes metal.

© 2020 P.J. – The Last Ones Standing lors du concert du 22 août 2020 au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon.

L’aventure The Last Ones Standing a commencé en 2018. Ce groupe metal, qui répète au Cargö, salle de musiques actuelles de Caen, réunit aujourd’hui Béatrice au chant, Louis à la batterie, Ludovic à la basse, Maxime et Charles aux guitares.

Si leur son a pu être entendu en extérieur au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon, dans le Calvados, en août 2020, après Natural Disorder et Akesson, il n’y a pas eu d’autres concerts depuis pour TLOS. « On a été coincés à cause du Covid », déplore Charles Gorand.

Un guitariste au mix

Mais le groupe n’est pas resté inactif puisqu’il a depuis enregistré, au domicile de Charles, un premier EP disponible depuis le 17 février 2022. Le guitariste, influencé par le nu-metal, le black metal et le metalcore, a géré l’enregistrement et le mixage : « J’ai un petit studio chez moi pour enregistrer ».

La plupart des pistes de batterie ont été programmées en MIDI. « On a essayé de la rendre la plus naturelle possible et il y a une ou deux chansons qu’on a enregistré avec une batterie électronique », précise Charles. « Pour enregistrer une batterie acoustique très proprement, il faut beaucoup de matos. Pour l’instant, nous n’avons pas les moyens de le faire. Louis joue sur une vraie batterie, je vous rassure, mais enregistrer avec la sienne aurait été très compliquée. »

© 2020 P.J. – La Caennaise Béatrice Laforge est la chanteuse et parolière du groupe metal The Last Ones Standing.

Des textes ouverts

Pour les paroles, Béatrice est inspirée par des thèmes qui lui tiennent à cœur : le féminisme, les discriminations, les épreuve de la vie. « Je pioche dans mon vécu et dans celui des autres », indique la chanteuse. « Généralement, ce sont les morceaux que vont me proposer les gars qui vont me diriger vers un endroit. Puis, en fonction de ce que je ressens, ou même ce que j’ai pu vivre la veille, j’écris ce qui pour moi peut être posé en texte. »

La chanteuse et parolière laisse ouverts ses textes « pour que les personnes qui les écoutent puissent aussi se les approprier ».

D’autres compositions en cours

La résultat est un premier EP puissant, fidèle à ce que le groupe peut livrer en live, avec la voix reconnaissable de Béatrice Laforge. « Notre chanteuse, Béatrice, a une formation de chant au conservatoire et elle peut faire beaucoup de choses au chant », souligne Charles. « Vous avez déjà eu un panel de ce qu’elle peut faire. Et on va continuer à travailler là-dessus pour les prochaines compos. »

Car d’autres morceaux sont déjà en cours de travaux. Mais avant de présenter les prochains enregistrements, le groupe prévoit de défendre sur scène son premier EP et un clip est prévu pour un des titres. Rappelons qu’une vidéo d’une répétition avait été tournée en août 2020 pour The Last Ones Standing.

Le premier EP de The Last Ones Standing est dispo sur leur Bandcamp et sur leur chaîne YouTube. La tracklist : IntroNumbedSuckerApostate The last ones standingLiberationKITA.

Indie rock : INDIGO BIRDS va défendre sur scène son premier album

Vendredi 21 janvier 2022, Indigo Birds a sorti « The influence of loneliness », son premier album. Le groupe sera en concert à Lisieux le 11 février et à Caen le 27 avril.

© 2021 D.R. – Le quatuor Indigo Birds a sorti son premier album »The influence of loneliness » le 21 janvier 2022.

Le quatuor Indigo Birds, formé il y a bientôt trois ans, a sorti son premier album The influence of loneliness le 21 janvier 2022. Celui-ci mêle indie rock, art rock et trip hop sur cinquante minutes.

« On a envie de faire quelque chose de rythmique, presque parfois dans l’incantation », explique le batteur, bassiste et claviériste Valentin Barbier, « avec le côté loop qu’on peut trouver dans des démarches électroniques, et parfois aussi une approche punk d’un morceau dans la manière de le déconstruire ».

Enregistrements en sous-sol

Certains des onze titres ont été enregistrés il y a déjà un an, d’autres plus récemment, dans des lieux qui leur sont propres. « Nous avons aménagé des studios de nos propres moyens dans nos sous-sols et garages respectifs pour essayer d’avoir notre son à nous et un endroit que nous investissons pleinement. »

La sortie de The influence of loneliness s’est accompagné d’un clip pour le titre Last night I dreamt about you tourné à Lisieux, notamment chez les parents de certains membres du groupe.

« Cette chanson parle du flou vécu quand on vient de se réveiller ou quand on a une sorte de semi-sommeil, le moment où on ne sait jamais si on est en train de vivre des moments ou de rêver », commente Valentin. « On a essayé d’attraper ce moment-là. »

Prochains concerts

Après s’être produit plusieurs fois à Paris, notamment au Bus Palladium et au Supersonic, ainsi qu’en Normandie, le quatuor espère maintenant faire un grand nombre de dates pour défendre son premier album. Leur prochain concert aura lieu le vendredi 11 février à la salle Mosaïc, à Lisieux, « notre terre natale ». Et la release party avec le groupe Bison Chic au Cargö, à Caen, a été décalée au mercredi 27 avril.

La chanteuse-guitariste CHARLIE a sorti un premier EP « très personnel »

Vendredi 28 janvier 2022, la chanteuse-guitariste Charlie, 23 ans, a sorti un premier EP 5 titres réalisé par Quentin Mosimann. La Calvadosienne est en première partie de Grand Corps Malade depuis novembre 2021.

La chanteuse et guitariste Charlie dans les locaux de Radio 666 le 9 novembre 2021.

Début de carrière très prometteur pour Charlie, 23 ans, originaire de Bayeux, dans le Calvados. L’interprète-autrice-compositrice a signé sur le label Jo & Co après avoir rencontré Jean-Rachid Kallouche, producteur de Grand Corps Malade, artiste dont elle assure la première partie depuis novembre 2021.

Quentin Mosimann, qui a réalisé ce premier EP 5 titres, a participé à l’écriture, tout comme Grand Corps Malade. Les paroles font référence à ce que la chanteuse vit au quotidien. « C’est très personnel », précise Charlie. «  Même si certains textes sont des collaborations, ils me correspondent parfaitement. »

Le premier clip de Charlie, « Ordinaire », est sorti le 5 novembre 2021.

Premiers pas audiovisuels

Le premier EP de Charlie s’ouvre par le single Ordinaire, qu’elle a interprété en direct dans la nuit du 29 au 30 janvier dans l’émission télévisée « On est en direct » présentée par Laurent Ruquier et Léa Salamé sur France 2. « C’était ma première télé donc forcément ça fait quelque chose », souligne Charlie. « Je me suis sentie tellement bien. Je n’ai pas vraiment eu de stress. Je n’ai eu que de très bons retours sur les réseaux sociaux et ça fait plaisir. »

Se libérer des cauchemars

Ce même EP se conclut par Insomnies, première chanson qu’elle interprète en arrivant sur scène. Elle y confie faire beaucoup de cauchemars. « J’ai été embêtée quand j’ai été au collège », confie Charlie. « Ce titre m’a permis d’exprimer ce que je ressentais et de passer à autre chose. »

© Yann Orhan – Le premier EP de Charlie, sorti le 28 janvier 2022, contient cinq titres :
Ordinaire – Premiers pas – Toi tu sais – Encore un été – Insomnies.

Dans le tourbus de Grand Corps Malade

La tournée des Zénith de Grand Corps Malade, entamée le 12 novembre 2021 à Caen, se poursuit, avec toujours Charlie en première partie. « L’ambiance est dingue », se réjouit la jeune chanteuse. « C’est comme une famille et je m’y sens vraiment à ma place. »

Dans les prochains jours, elle sera au Zénith de Toulouse le 10 février, à Montpellier le 11 février, à Cournon (Auvergne) le 12 février, puis à Lyon le 11 mars, à Amiens le 12 mars, au Zénith de Rouen le 13 mars. La Normande retrouvera sa région le samedi 12 novembre 2022 au Zénith de Caen. Et la tournée de Grand Corps Malade passe dans bien d’autres villes françaises, notamment au Zénith de Paris le 29 mars et à l’AccorHotels Arena Paris le 20 décembre, ainsi qu’en Belgique et en Suisse.

Mardi 9 novembre 2021, Charlie a interprété « Ordinaire », son premier single, dans les locaux de Radio 666.

À Caen, l’association Le Tunnel fait le plein de projets culturels

Le Tunnel, local de répétition située dans le quartier de la Grâce de Dieu, à Caen, est aussi une association qui mène des actions pour initier et accompagner des projets culturels. Rencontre avec Patrice Renard, son fondateur et président, et Lucia Rodrigues, coordinatrice de projets culturels, mardi 14 décembre 2021.

Lucia Rodrigues, coordinatrice de projets culturels au Tunnel, à Caen, derrière la batterie, entourée par Aurélien Heuzé, stagiaire, Louise Carre, service civique, et Finn Barker, stagiaire, mardi 14 décembre 2021.

Le rock du groupe Katsina, la funk-rock de Spleen Mantis, l’electro du producteur BagBoy, l’afro-rock du duo Bafang… Ces musiques ont pour point commun de faire résonner le Tunnel, local de répétition situé avenue du Père Charles de Foucauld, dans le quartier de la Grâce de Dieu, à Caen.

L’association du même nom, fondée en 2005, a d’abord pour vocation d’accompagner les musiciens – amateurs, en voie de professionnalisation ou professionnels – qui cherchent un endroit pour créer et répéter leur musique. « Nous essayons d’accompagner les musiciens de la chambre à la scène », explique Patrice Renard, président du Tunnel. « Nous pouvons faire l’intermédiaire avec d’autres acteurs de la scène actuelle comme le Big Band Café, le Cargö, le FAR, l’association TFT avec laquelle on travaille beaucoup via le dispositif de tournée estivale Aérolive », précise Patrice.

Une autre mission est de créer du lien autour de divers projets culturels. Ceux-ci sont coordonnés par Lucia Rodrigues depuis avril. « Nous avons mis en place un spectacle de théâtre construit avec les habitants autour des discriminations de quartier », indique Lucia Rodrigues. « On a ensuite participé à la programmation de l’événement Mon quartier d’été. On a programmé notamment BagBoy et Bafang sur le quartier de la Grâce de Dieu, et différents artistes allant d’une fanfare à un clown. »

Initiation aux outils numériques

Le numérique, considéré par Patrice Renard comme « indispensable pour promouvoir sa musique et la diffuser », donne lieu à des projets pédagogiques. Ainsi, des élèves du MicroLycée de Caen ont réalisé un reportage sur le Tunnel et ses artistes. La vidéo pourra être consultée sur le futur site internet du Tunnel.

Derrière la salle de répétition, l’équipe du Tunnel dispose de plusieurs postes informatiques
pour mener à bien divers projets numériques et interdisciplinaires.

Le Tunnel a aussi accueilli un projet de création musicale avec réalisation de clips, en partenariat avec l’association TFT et la Mission locale. « Il y a eu une première phase de création musicale avec atelier d’écriture, atelier de Musique Assistée par Ordinateur et enregistrement son animé par le musicien Khalifa », résume Lucia Rodrigues. « Puis, il y a eu une deuxième phase de réalisation de clips où les jeunes étaient aussi bien devant que derrière la caméra. »

Webradio et concours de rap

Les idées ne manquent pas pour continuer à donner vie au Tunnel. Une webradio, en partenariat avec le foyer Robert Rème et financée par la fondation Orange, amènera des jeunes à interroger des habitants, des acteurs associatifs et des commerçants sur la représentation du quartier.

Mentionnons aussi le projet d’un concours de rap en partenariat avec la salle de concert Le Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair, et trois lycées de Caen et son agglomération : le lycée Jean Rostand, le lycée La Clé et un autre établissement qui reste à déterminer. Des ateliers d’écriture seront organisés dans les lycées et au Tunnel pour repérer des potentiels talents et favoriser la rencontre entre des élèves et des artistes.

Le Tunnel a 25 ans

L’association Le Tunnel a été fondée il y a 25 ans. « J’étais objecteur de conscience au cinéma Le Café des images », se souvient Patrice Renard, son actuel président. « Je suivais déjà des groupes de musique. Il manquait des locaux de répétition sur Caen de manière assez cruelle. » Il a alors rencontré le groupe Raï sans frontières qui squattait le lieu, son frère guitariste ayant rejoint le groupe, et en est devenu le manager.

« De fil en aiguille, avec Mohamed, leader de Raï sans frontières, aujourd’hui Kalma, on a monté ce projet qui est devenu ce qu’il est aujourd’hui grâce à la participation de beaucoup de personnes investies dans l’association bénévolement, plusieurs salariés et beaucoup de stagiaires. »

Mohamed Bélaïdi, médiateur, en charge de l’accueil des musiciens, Patrice Renard, président de l’association Le Tunnel, et Lucia Rodrigues, coordinatrice de projets culturels, mardi 14 décembre 2021.

Le Tunnel compte aujourd’hui deux salariés : Lucia Rodrigues, coordinatrice de projets culturels, et Mohamed Bélaïdi, en charge de l’accueil des musiciens et médiateur. Deux stagiaires et une service civique prêtent main-forte.

À noter que les locaux du Tunnel ont été récemment réaménagés par la Ville de Caen, propriétaire du bâtiment. « Cela a nettement amélioré le confort », estime Patrice Renard. « Les habitués sont revenus avec plaisir et de nouveaux groupes viennent. » Le président de l’association annonce de nouveaux tarifs au 1er janvier qui resteront « attractifs ».

Philippe Jautée.

Folk. Le Calvadosien Jahen Oarsman a sorti « Shelters », son premier album

Vendredi 26 novembre 2021, l’artiste folk Jahen Oarsman a sorti « Shelters », son premier album. Il contient dix titres.

Jahen Orsman était dans les studios de Radio 666 mardi 30 novembre 2021 à l’occasion de la sortie de son premier album quelques jours plus tôt.

Enregistré l’été dernier dans le Finistère, près de Morlaix, « Shelters », premier album du Calvadosien Jahen Oarsman, est sorti vendredi 26 novembre 2021. Disponible uniquement sur les plateformes d’écoute, il contient dix titres folk parmi lesquels « Imagination » avec un feat à la basse d’Amaury Ranger, membre de Frànçois & The Atlas Moutains. « C’est un morceau qui montre un peu plus mes racines nord-africaines, ma maman étant d’Alger », a confié Jahen Oarsman lors de son passage dans Les Apéronews sur Radio 666 mardi 30 novembre 2021.

Cette chanson évoque plusieurs facettes de l’imagination, notamment les complications liées au trop-plein d’idées. « On parle souvent du côté cool d’avoir de l’imagination, de trouver des solutions, mais avoir trop d’imagination peut parfois aussi bloquer. »

Avant l’étape marquante du premier album, Jahen Oarsman avait déjà sorti trois EP : « Time is a catcher » en 2014, « Hyde and seek » en 2016 et « In time » en 2018.

Sur la bonne route

Depuis environ huit ans, Jahen Oarsman s’est aussi fait un nom sur scène, notamment à Caen, en première partie de Yael Naim, au Cargö. On a aussi pu l’écouter en concert à La Luciole, à Alençon, au Normandy, à Saint-Lô, sur la scène Troisième œil du festival Chauffer dans la noirceur, à Montmartin-sur-Mer, et aux Papillons de nuit, à Saint-Laurent-de-Cuves.

Dans le cadre de sa future tournée, des concerts se profilent déjà en Normandie, en Bretagne et en Rhône-Alpes pour début 2022.

Dans « Sucré Salé », Gaby chante en douceur ses troubles alimentaires

La chanteuse et guitariste lyonnaise Gaby a sorti le 24 septembre 2021 « Cache cœur ». Ce premier EP contient notamment « Sucré salé », un titre dans lequel l’autrice-compositrice-interprète confie ses troubles alimentaires.

Dans le single « Sucré salé », la Lyonnaise Gaby chante son combat contre les troubles alimentaires.
© Maude Roudier

Gaby, à quel âge as-tu connu les troubles alimentaires ?

Ça a commencé autour de mes 13 ans. À l’entrée de l’adolescence, j’ai commencé à faire des régimes. Au début, tout se passait bien. Petit à petit, on perd le contrôle et on commence par entretenir un rapport malsain avec la nourriture. Je pense qu’en grandissant, avec les études puis le travail, ça ne s’est pas forcément arrangé. Je n’ai pas tout de suite compris que j’avais un problème. Je me suis moi-même enterrée dans ce déni et cette maladie. Mais, cette année, j’ai écrit cette chanson et je me suis dit que c’était un beau moyen de parler de ce truc qui touche beaucoup de personnes et dont on parle peu, je trouve.

Ces troubles sont-ils derrière toi ?

Non, loin de là. Je crois qu’il y a beaucoup de travail.

As-tu senti qu’en faire une musique t’aidait ? 

C’est très libérateur, et ça aide quand les gens qui écoutent ce morceau et ma communauté soutiennent et sont compréhensifs. J’ai eu beaucoup de retours de personnes qui m’ont dit « punaise tu as réussi à mettre les mots sur ce que je vis ». Ça a fait du bien à certaines personnes et ça leur a permis de comprendre pourquoi ils avaient un rapport un peu malsain avec la nourriture. Même si ce n’était pas facile de se mettre à nu, je suis contente du résultat.

Le sujet est difficile. Tu l’abordes avec de la douceur, rien que par le titre Sucré salé. Mais il y a aussi des moments de la chanson qui rappellent les aspects tragiques des troubles alimentaires…

Il y a beaucoup de contrastes de manière générale dans les morceaux que je fais. Dans celui-là particulièrement, j’aimais bien le contraste entre quelque chose de très doux, un peu rêveur, un peu poétique, et ces images hyper dures que sont ces maladies. Ce sont quand même des maladies qui tuent même si on a tendance à l’oublier. Que ce soit la boulimie ou l’anorexie, elles doivent être accompagnées. Dans le clip, j’ai vraiment cherché à avoir ce contraste avec quelque chose de très beau, très esthétique, très contrôlé. Au final, on se rend compte que les apparences sont souvent trompeuses. Plus on contrôle, moins on contrôle et plus c’est le bazar, plus on fait des crises, plus on perd le contrôle de soi-même.

Faire de la musique peut entraîner à se mettre en avant. Quel est ton rapport à la potentielle notoriété, au public, au fait d’être sur scène devant le public ? Comment réussis-tu à le gérer ?

Effectivement, faire de la musique est aussi un métier d’images. On ne peut pas dire qu’on fait juste de la musique. Il faut aussi qu’on représente quelque chose, qu’on soit un personnage, qu’on prenne soin de son image. Ça fait partie des problèmes que je n’ai pas encore totalement réglés dans le sens où je contrôle énormément mon image, que ce soit sur les réseaux sociaux ou quand je monte sur scène. J’ai besoin d’être toute nickel, d’être bien maquillée, bien coiffée, de me sentir belle pour ne pas avoir affaire au regard des autres en face qui seraient négatifs. Mais je pense que c’est important de le savoir et de pouvoir travailler là-dessus, pouvoir se dire « OK, peut-être que si tu ne te maquilles pas, ce n’est pas très grave, ça ne va pas changer le cours des choses et, surtout, tu es là pour faire de la musique avant tout ». J’essaie de me recentrer là-dessus et de me dire que mon image ne fait pas tout. Mais je reconnais que ça fait aussi partie des choses qui sont compliquées pour moi et qui ont fait aussi que j’ai un rapport malsain avec la nourriture. Parce que j’avais envie d’être impeccable tout le temps pour les gens et pour ce métier-là qui demande encore beaucoup de rigueur, même si les choses évoluent beaucoup quand même. Les mentalités évoluent. Aujourd’hui, on a beaucoup de chanteuses qui ne correspondent pas du tout aux critères de beauté et ça fait du bien.

Quelle a été le déclic pour te lancer pleinement dans la musique ?

Je pense que ça s’est fait petit à petit. A côté, je travaille en tant qu’infirmière. Pendant deux ans, j’ai travaillé à temps plein. À un moment, je me suis dis « si je n’essaie pas de me lancer maintenant, ce sera trop tard ». Je me suis mise à mi-temps. J’ai essayé de chercher des dates et de comprendre ce milieu. Fin 2017, je me suis lancée et j’ai eu envie de faire ce projet d’EP.

Avec quelles influences ? Qui as-tu le plus écouté ?

Tellement de choses, j’écoute de tout. Pour l’EP, particulièrement, j’avais deux artistes en tête qui m’ont beaucoup influencé. Matthieu Chedid est un artiste que j’adore, que je vénère. Je le trouve exceptionnel. La deuxième personne est Pomme, une super autrice-compositrice. J’aime beaucoup sa douceur.

Gaby, balance ta prog !

M : La bonne étoile

POMME : Je ne sais pas danser

LIAM GALLAGHER : Bold

Le single « Sucré salé » de GABY est extrait de « Cache cœur », son premier EP enregistré à Lyon
et sorti le 24 septembre 2021.
© Maude Roudier

Cinéma : un documentaire plonge dans les coulisses du festival Élixir

Mercredi 29 septembre 2021, le cinéma Le Café des images, à Hérouville-Saint-Clair (Calvados) projettera le documentaire « Le jour où les Clash sont venus chez nous : l’histoire d’Élixir, le premier festival rock français« .

« Le jour où les Clash sont venus chez nous : l’histoire d’Elixir, le premier festival rock français » est un documentaire coréalisé par Gérard Pont et Jérôme Bréhier. Au fil de ses éditions, cet événement a notamment accueilli Moon Martin, Echo & The Bunnymen et The Undertones. © Morgane production

En partenariat avec le festival Beauregard, le cinéma Le Café des images, lui aussi situé à Hérouville-Saint-Clair (Calvados), propose de se rappeler un festival mythique en projetant le documentaire « Le jour où les Clash sont venus chez nous : l’histoire d’Élixir, le premier festival rock français » le mercredi 29 septembre 2021, à 20 h.

Gérard Pont, producteur du festival Élixir et coréalisateur du film, et Paul Langeois, directeur-programmateur du festival Beauregard, seront présents pour une table-ronde sur les enjeux et la création d’un festival. Celle-ci se déroulera à l’issue de la projection.

Recette bretonne

Le festival Élixir a débuté en 1979. « C’est un festival qui a duré quasiment une décennie », rappelle Jérôme Bréhier, coréalisateur. « Ça a commencé tout d’abord par l’idée d’un festival folk avec un peu toute la fine fleur de la folk anglaise qui débarquait au fin fond du Finistère. »

La Bretagne a ainsi vu jouer Donovan et Murray Head avant que le festival devienne dans les années 80 « plus new wave et plus punk » en accueillant The Stranglers, Simple Minds, « et plus grand public avec Joe Cocker et Stray Cats ».

Le coréalisateur continue de mentionner des noms qui font rêver programmateurs et festivaliers. « On a fini par avoir The Clash, Leonard Cohen, The Cure. Il y a même eu quasiment la première scène de Depeche Mode en France…»

Et impossible de ne pas parler du dernier concert en France de The Clash organisé à Guéhenno, dans le Morbihan, le samedi 13 juillet 1985.

Le documentaire revient particulièrement sur les coulisses du festival et son origine, Pierre Billan et Jean-Paul Billan, deux fils d’agriculteurs. « Ils ont fait appel à Gérard Pont, qui organisait déjà des petits concerts à Brest. »

Organisé par des jeunes, pour des jeunes

Le film, déjà diffusé sur France 3, revient aussi sur les déboires au fil des éditions d’un festival qui a toujours été itinérant, traversant la Bretagne, à chaque fois dans des petites communes. Selon Jérôme Bréhier, ce festival était « désiré par les jeunes, organisé par des jeunes pour des jeunes » mais « finalement pas vraiment aimé des politiques ». Il ajoute : « C’est un peu l’inverse de ce qu’on voit aujourd’hui où chaque commune aimerait bien avoir son festival car ça ramène du monde, de la notoriété, du commerce. Là, ce n’était pas du tout la même ambiance. »

Pour Jérôme Bréhier, rien que le nom du festival avait une puissance évocatrice. « Quand j’avais 14 ans et que je voyais l’affiche dans ma chambre, rien que ça, ça me faisait rêver », confie le coréalisateur. « Et puis à l’époque il y avait quand même très peu de festivals. »

Projection du documentaire « Le jour où les Clash sont venus chez nous : l’histoire d’Élixir, le premier festival rock français » de Gérard Pont et Jérôme Bréhier, le mercredi 29 septembre 2021, à 20 h, au Café des images, à Hérouville-Saint-Clair. Durée : 1h21. Film tout public. Entrée libre. Possibilité de réserver. Le pass sanitaire sera demandé à l’entrée.

Jimmy Usedboots laisse la place à Atrahasis

Dimanche 12 septembre 2021, à l’occasion d’un concert aux Têtes penchées, à Saint-Contest (Calvados), la fin de Jimmy Usedboots a officiellement signifié le début d’Atrahasis.

Valentin et Arthur lors du premier concert du quatuor Atrahasis dimanche 12 septembre 2021, peu après minuit, aux Têtes Penchées, à La Demeurée, à Saint-Contest.
(© Reinold Onfroy)

Quelques vidéos avaient savamment laissé planer le doute sur les réseaux et la bonne nouvelle a été officialisée dimanche 12 septembre 2021, peu après-minuit : des membres de feu Jimmy Usedboots continuent de faire équipe ensemble. Désormais, c’est pour un projet nommé Atrahasis.

Ce nouveau groupe, moins blues et nettement plus rock que Jimmy Usedboots, a profité de l’événement Les Têtes penchées, à la Demeurée, à Saint-Contest (Calvados), pour valoriser ses premières compositions parmi lesquelles l’énergique Glaze crown et la brûlante Love is on the scene. Un nouveau départ qui « donne de la force » à Valentin Dulignée, chanteur, guitariste et parolier d’Atrahasis.

Avant cette officialisation, le musicien n’a pas manqué de remercier les personnes qui ont participé à Jimmy Usedboots, aventure née en 2015 en solo avant d’évoluer dans divers styles et avec plusieurs musiciens. « Pour beaucoup, ce sont restés des copains », précise Valentin. « Mais il fallait tourner cette page. Il fallait que Jimmy s’arrête pour passer à autre chose. »

Sur la même voie

Mêlant rock alternatif et rock progressif, Atrahasis réunit Valentin Dulignée au chant et à la guitare, Arthur Calvet à la guitare et aux voix additionnelles, Marsouin Des Sables à la basse et aux chœurs, et Kévin Motin à la batterie et aux chœurs. Les quatre garçons donnent donc tous de la voix. « Nous avons quatre personnalités vocales sur scène et nous travaillons pour leur donner toute la place nécessaire », explique Valentin.

Premier EP disponible

La naissance d’Atrahasis s’accompagne d’un premier EP intitulé Positive damages, déjà disponible sur Bandcamp depuis le 11 septembre. « C’est un hommage à une revanche sur la vie, quand les épreuves nous mettent à terre mais qu’on se relève », confie Valentin. Les cinq titres, enregistrés au Northshore Studio, à Caen, ont été mixés par le bassiste Marsouin Des Sables et masterisés par Lucas De La Rosa.

« Positives Damages » est le premier EP d’Atrahasis. © Manon Combe & Eutherpe.

Sur le plan musical, Valentin annonce qu’Atrahasis évoluera entre « des morceaux avec des riffs très lourds au bord du stoner et des moments plus calmes, plus psychés ». Le chanteur insiste : « on veut pouvoir exprimer ces deux facettes que nous avons tous les quatre en nous ».

Concert à Caen le 22 octobre

« Nous avons une petite tournée prévue en octobre, une plus grosse en décembre », annonce Valentin, ravi qu’Atrahasis collabore avec le tourneur Paco Bossu. Le groupe sera notamment le vendredi 22 octobre sur la scène du Portobello Rock Club, à Caen, où il partagera l’affiche avec La faim du tigre.

En attendant, Atrahasis aura sorti le 1er octobre son premier clip qui illustrera 3 bullets, titre d’ouverture de leur premier EP.

Le 19 août 2021, le concert de Jimmy Usedboots au parc de la baleine, à Luc-sur-Mer, offrait un aperçu du futur Atrahasis.
L’arrivée de Marsouin Des Sables à la basse de Jimmy Usedboots a contribué au virage rock progressif du quatuor et à la naissance d’Atrahasis.
Kévin, qui assurait déjà la batterie dans Jimmy Usedboots, reste derrière les fûts pour Atrahasis.
Arthur Calvet à la guitare et aux voix additionnelles, et Kévin Motin à la batterie et aux chœurs.
Pour les plus observateurs, le 19 août 2021, à Luc-sur-Mer, le nom du nouveau groupe apparaissait déjà sur la batterie.

Avec l’album « Drama », ALICE ET MOI rend encore plus fan

Après deux EP très prometteurs, le premier album d’Alice et moi ne déçoit pas. La chanteuse french-pop a sorti « Drama » vendredi 21 mai 2021.

« Drama » est le premier album d’ALICE ET MOI. © Photographie : Mélanie Doh. Graphisme : Amand Chevallier.

Après deux EP 5 titres prometteurs, le premier album d’ALICE ET MOI est disponible depuis le vendredi 21 mai 2021 ! La pandémie de Covid-19 a obligé à patienter plus que prévu mais la chanteuse en a profité pour ajouter des chansons. Parmi les seize titres, on trouvera la version été de J’veux sortir avec un rappeur, single du deuxième EP, « pour faire plaisir aux fans qui sont là depuis le début ». Alice précise : « Cette fois, nous sommes partis sur quelque chose de très chaleureux, avec plein de guitares, qui raconte l’histoire d’un rappeur rencontré le temps d’un été sauvage ».

On remarquera aussi dans ce premier album C’est toi que je veux featuring Joanna , Le pire de nous deux featuring Dani Terreur, le touchant Maman m’a dit et le très intéressant T’aimerais que ce soit vrai, single qui rappelle que la jeunesse, aujourd’hui tant décriée pour son rapport aux réseaux sociaux, est aussi capable de prendre du recul sur le sujet. Sans jamais sombrer dans le moralisme, Alice et moi continue de s’amuser à jouer double jeu avec les codes de sa génération.

En studio, Alice a pris ses aises : « Dans mes premiers projets, j’étais encore très terrifiée à l’idée d’être en studio. Aujourd’hui, je me sens à l’aise, je me sens chez moi, je me sens bien. J’espère que ça se ressent un peu dans l’album ».

Tant qu’il y aura du drame

Dans une des chansons de « Drama », ALICE ET MOI confie être Reine du drama. « Je ne l’aurai pas avouer avant », confie l’artiste. « C’est l’album où je suis en phase avec mes émotions et où j’assume ce côté presque too much, intense, des émotions qui vont dans tous les sens, le négatif comme le positif. »

« Oui, je suis une grande drama queen, car j’aime les émotions fortes ! »

Alice et moi

La chanteuse fait aussi preuve de recul : « Je me rends bien compte que parfois je fais du drame avec des grains de sable mais je suis capable d’en rire ».

Être fan et en avoir

Une des grandes réussites de l’album « Drama » est Je suis fan, titre particulièrement bien choisie pour l’ouverture. Les paroles sont plus sombres qu’elles ne semblent être à la première écoute et interrogent sur la distance entre fantasme et réalité et les notions de fans et d’idoles 2.0.

Interrogé sur ses idoles, Alice et moi mentionne Vanessa Paradis à laquelle elle a écrit des lettres : « J’ai retrouvé un dessin de moi, quand j’avais 8 ans, et qui disait que plus tard mon rêve était d’être chanteuse et de chanter avec Vanessa Paradis ».

« J’avais dessiné Vanessa Paradis et moi chanter ensemble, et je lui ai envoyé ».

Alice et moi

La scène et elle

Les fans de la première heure d’Alice et moi savent qu’elle sait détendre le public en concert tout comme elle aime jouer la comédie dans ses clips. Ce plaisir, particulièrement communicatif sur J’en ai rien à faire de son deuxième EP, devrait encore se constater avec le décalé disco-punk Tout va bien de ce premier album, un titre idéal pour danser la nuit.

Après des concerts remarqués à La Maroquinerie le 11 mars 2019 et à La Cigale le 28 janvier 2020, ALICE ET MOI est notamment attendue le 26 mars 2022 au Trianon.

P.J.

Drama, d’Alice et Moi, 16 titres, sortie le vendredi 21 mai 2021 (L’œil dans la paume, Sony Music Entertainment)

Dans son premier single, EUTHERPE chante les ruptures avec légèreté

Jeudi 3 juin 2021, Eutherpe, jeune artiste originaire de Saint-Lô, qui a vécu quatre ans à Caen, a lancé « Hey man », son premier single. La chanteuse et guitariste, inspirée par la rupture amoureuse, compose actuellement plusieurs morceaux en vue d’un EP.

Hey man ! est le premier single d’Eutherpe.
© 2021 – Eutherpe

Les ruptures amoureuses peuvent donner des morceaux optimistes. Sur une musique légère et solaire composée par Quentin Renouf, la chanteuse manchoise Eutherpe, 23 ans, a écrit Hey man !, l’histoire d’une rupture amoureuse mal vécue par la narratrice.

Si le personnage fait face au doute, rien de plombant ici, la voix est celle d’une femme résolue. « Une rupture amoureuse n’est pas que du négatif », estime Eutherpe. « Elle est aussi symbole de renouveau, de beaucoup de changements. » La parolière a elle-même affronté cette situation : « j’en suis ressortie nouvelle ».

Premières compositions

Originaire de Saint-Lô, l’envie d’Eutherpe de s’investir pleinement dans la musique est survenue alors qu’elle chantait des reprises lors d’une soirée Début de siècle au Normandy, une salle dans laquelle elle a assisté à de nombreux concerts quand elle était lycéenne. « J’avais adoré joué sur scène », se souvient la musicienne, qui a aussi chanté sur la scène d’Art plume.

La chanteuse et guitariste a commencé à composer pendant le premier confinement. Lors de cette même période, elle s’est aussi passionnée pour le collage, ce qu’elle a mis à profit pour illustrer « Hey man ».

Alors qu’elle a révélé lundi 21 juin 2021 la vidéo des paroles de son premier titre, « cinq ou six chansons » sont en cours de travail. Parmi celles-ci, une collaboration avec le rappeur Ripklaw dont la sortie est envisagée pour septembre. « Je chanterai en français sur les refrains », précise Eutherpe. « Le rap n’est pas ce que j’écoute le plus. Ce n’est pas forcément ma zone de confort mais c’est une très chouette expérience. »

Ce deuxième single sera accompagné d’un clip. L’artiste, qui aime pratique la photo argentique, annonce « une alliance entre la photo, le collage et la vidéo ».

Muse créatrice

Curieuse de la mythologie grecque, Eutherpe a souvent entendu à son égard « tu m’inspires à créer des chansons » mais Eutherpe – enlever le h pour obtenir le nom de la muse de la musique – ne veut pas être réduite à ce rôle. « La femme n’est pas qu’inspiratrice », insiste l’autrice-compositrice-interprète. Intéressée par la figure de la sorcière dans l’histoire, elle déclare vouloir remettre au goût du jour que la femme est créatrice : « elle s’inspire elle-même et de pleins de choses autour ».

Interrogée sur ses influences musicales, Eutherpe évoque la folk, le new wave, le rock progressif des années 70, la musique électronique, l’Italo disco, la techno, le disco : « j’écoute beaucoup de musique car c’est très nourrissant pour créer ». Elle considère Patti Smith comme une mentor, « une artiste multi-facette qui m’intéresse beaucoup ».

Eutherpe, balance ta prog !

TESS PARKS – Somedays

ROY AYERS UBIQUITY – Everybody loves the sunshine

BRIGITTE FONTAINE & ARESKI BELKACEM – Patriarcat

PATTI SMITH – l’album « Horses »

Avec « Pop et lunaire », LUNA STONE colore le printemps

Après son radieux premier clip « Pop et lunaire », tourné à Paris et mis en ligne le samedi 1er mai 2021, le duo LUNA STONE prévoit de sortir cet été une reprise puis une composition.

Léa et Mathieu forment le duo Luna Stone. Les deux Calvadosiens apprécient la plage de Cabourg où ils avaient choisi d’être photographiés en 2020.

Le premier clip de LUNA STONE, mis en ligne le samedi 1er mai 2021, a été tourné à Paris, notamment dans la Rue des Frigos, dans le 13e arrondissement . « On a trouvé des décors qui nous correspondaient énormément, très pop, très colorés, à l’image de ce qu’on voulait donner », se souvient Léa.

Une autre partie du tournage s’est déroulée sur l’esplanade de la bibliothèque François Mitterrand, très tôt le matin. « On a, je pense, jamais eu aussi froid de notre vie », précise Mathieu.

Pour Léa et Mathieu, choisir le morceau Pop et lunaire pour le premier clip était une évidence, tant ils se reconnaissent dans ce titre. « Ça va donner une très bonne indication sur les sonorités, sur la couleur de ce qui va suivre », révèle Léa.

Pour l’été 2021, le duo prévoit la sortie d’une reprise « d’un groupe qu’on aime beaucoup », insiste Léa, tout en souhaitant garder la surprise. Ils annoncent aussi une nouvelle composition pour la rentrée de septembre.

Léa et Mathieu de LUNA STONE font partie des artistes qui seront au sommaire de l’émission BalanceTaProg du mardi 1er juin 2021, à partir de 20h30, sur Radio 666.

Le duo NOROY sort « Gata », solaire deuxième EP électro-pop

Vendredi 9 avril 2021, le duo caennais Noroy a dévoilé « Gata », un EP digital 5 titres qui donnent des envies de plages musicales.

Clément Mouillard et Brice Lebel, amis d’enfance, ont formé le duo électro-pop Noroy à l’été 2017. © Nicolas Burlot

Comme le souligne son nom, emprunté à la langue du vieux norrois, Gata poursuit le chemin de Naema, premier EP de NOROY sorti deux ans plus tôt, en avril 2019. Celui-ci contenait notamment le dansant single Thinking, synchronisé dans la quatrième saison de la série télé Lucifer.

Retrouvailles

La composition de Gata a commencé lors du premier confinement. « Cette fois-ci, c’était assez individualiste dans la manière de composer, plus difficile », se souvient Brice. « Nous étions bien contents de nous retrouver en juin pour composer ensemble le reste. »

Clément garde aussi de bons souvenirs de leurs retrouvailles : « Pour mieux se retrouver, nous sommes partis des endroits dans lesquels nous avions l’habitude de composer et nous avons installé le studio ailleurs ».

Des sons chaleureux

Leurs fans de la première heure devraient retrouver dans Gata la fraîcheur électro-pop de Naema. Toutefois, Clément indique une évolution : « Nous sommes un peu plus partis dans des sons vintage, notamment en redécouvrant des vieux synthés des années 70 et 80. Ça nous a inspiré pour redonner la chaleur du son analogique de l’époque. »

Si le premier EP était majoritairement en anglais, les deux amis d’enfance utilisent aujourd’hui davantage la langue française. « Nous avons eu la chance de travailler avec Jérôme Attal qui a écrit pour des grands artistes français », explique Brice, soulignant le travail sur les titres Nos regards et Contre-sens.

Le soleil pour guide

Interrogé sur le caractère solaire de leurs musiques, Brice précise que le titre All with you, est « une personnification du soleil ». Il estime que le confinement a pu les influencer.

« Nous étions dans l’optique de sortir, de profiter du soleil. Je pense qu’on avait besoin de gaieté, d’être joyeux, et que ça nous a influencé ».

Brice, membre du duo Noroy

En attendant de pouvoir lézarder sur la plage ou dans un festival en profitant des nouveaux sons de Noroy, un concert digital est prévu fin avril au Zénith de Caen. Celui-ci permettra notamment d’écouter les cinq chansons contenues dans l’EP Gata.

Flashez sur FauXcils !

Mardi 30 mars 2021, une heure avant la diffusion de ses deux premiers morceaux sur Radio 666, le trio caennais FauXcils dévoile son premier clip sur balancetaprog.com !

Grégoire, Béatrice et Alexandra forment le trio FauXcils. ©2021 – Justine Vinciguerra

L’année 2020, marquée par les premiers confinements, a aussi été celle de la naissance à Caen du trio FauXcils.

Si les occasions de sortir de la cave ont été rares l’an dernier, le trio post-rock semble déjà prêt pour les lumières de la scène.

Il y a deux décennies, la guitariste, Alexandra, a fait ses premiers enregistrements et lives en tant que bassiste d’un groupe de trip-hop. Elle s’est ensuite perfectionnée au chant, à la guitare, à l’écriture et à la composition dans plusieurs groupes de rock.

En 2020, dans un bar caennais, Béatrice, chanteuse du groupe metal The Last Ones Standing, précédemment invitée dans BalanceTaProg, rencontre Alexandra. Quelques semaines plus tard, la première donne quelques cours de basse à la deuxième qui, en retour, la pousse à donner un peu plus de sa voix. Pour batteur, elles choisissent Greg, avec lequel Alexandra a déjà écumé plusieurs scènes normandes.

Mardi 30 mars 2021, à 20 h 30, le groupe post-rock révèle ses deux premiers morceaux, « fauxcils » et « I can’t breathe », dans l’émission BalanceTaProg sur Radio 666. C’est le même soir qu’ils révèlent leur premier clip, celui de « fauxcils ».

Comme pouvait le laisser deviner les premières photos du trio, la vidéo réalisé par Justine Vinciguerra, ne manque pas de surligner le caractère anxiogène de l’année 2020. De préférence, avec du fluo.

Avertissement : en introduction, la vidéo « fauxcils » de FAUXCILS, indique contenir des flashs de lumière qui pourraient déclencher des crises chez les personnes photosensibles.

Fête Comme Chez Vous, l’émission qui fait entrer les artistes dans le salon

Samedi 6 mars 2021, à 20 h, l’association caennaise Kold Fever, progressivement appelée Kold Production, lancera officiellement l’émission musicale « Fête comme chez vous » sur la plateforme Twitch.

« Les artistes frappent à la maison, on fait une interview dans le salon, puis ils montent à l’étage dans ce qui est ma chambre d’ado, chez mes parents » , explique le Caennais Yanis Mzari, 20 ans. Face au manque de concerts provoqué par la pandémie de la Covid-19, le musicien a voulu « remonter le moral aux étudiants » et « donner de l’espoir ».

Le programmateur de l’innovante émission musicale « Fête comme chez vous » a auparavant été programmateur du très appréciable festival Irma qui s’était tenu à La Demeurée, à Saint-Contest, dans le Calvados, vendredi 30 août 2019, et dont on retrouvera avec plaisir quelques noms dès le samedi 6 mars 2021.

« Nous accueillerons chaque samedi soir trois ou quatre groupes ou artistes pour environ 1 h 30 voire 2 heures d’émission. Entre deux artistes, des chroniques sont prévues. »

Yanis Mzari, programmateur de l’émission « Fête comme chez vous ».

Accompagné dans cette nouvelle aventure par Edgar Delval, animateur, et par Michel Kamel, pour la gestion du streaming, Yanis assure que les mesures sanitaires liées à la Covid-19 seront respectées.

Pour le mode de diffusion, le choix s’est très vite porté sur la plateforme Twitch, particulièrement connue par les amateurs de jeux vidéos dont fait partie Yanis : « Nous nous sommes rendus compte que cette plateforme avait un fort potentiel dans la diffusion de lives. C’est un format qui parle aux jeunes ».

Au programme du samedi 6 mars dès 20 h : le duo techno 170 39, le Caennais Alex Rec et sa half-pop, le dandy-punk Paul-Loup et le DJ XXXIII qui dévoilera des morceaux à l’occasion de l’émission.

Pour la suite, il est déjà annoncé la pop mélancolique de Victor et le rap de CRNCKTA. Cette série d’émissions musicales est prévue jusqu’au samedi 7 avril 2021, soit cinq émissions.

Première le samedi 6 mars 2021 à 20h sur twitch.tv/fetecommechezvous

« Saturation » : EAU ROUGE fait grimper le désir d’un 2e album

Vendredi 19 février 2021, le trio allemand Eau Rouge a révélé « Saturation », single rock annonciateur d’un deuxième album.

EAU ROUGE réunit Bo, guitariste, Jonas, chanteur-guitariste, et Magnus, batteur.
© Tom Ziora

EAU ROUGE, trio formé à Stuttgart, en Allemagne, prépare la sortie de son second album produit à Berlin. Leur single sorti vendredi 19 février 2021, « Saturation », est un savant dosage d’indie rock et d’alternative pop et a ajouté un peu de lumière à une semaine suivante particulièrement bien ensoleillée. Le titre et les intelligentes paroles interrogent sur notre rapport aux téléphones et aux réseaux sociaux, parfois capables de nous confiner l’esprit ou de nous couper de notre entourage.

Tube rock en puissance

Dès l’intro, on peut deviner que la créativité sera au rendez-vous dans la façon de faire sonner et résonner les guitares. Celle-ci se font discrètes sur le premier couplet, mettant en valeur une voix suave mais aussi une efficace batterie. Puis, les refrains entêtants confirment que nous avons affaire à un potentiel tube prêt à déferler sur les ondes. Enfin, le clip en noir et blanc, très soigné, devrait offrir au titre une belle vie sur les écrans. Il est réalisé par Felix Keltsch et Tom Ziora.

Interrogé à propos du nom du groupe, Jonas, le chanteur-guitariste, explique en aimer « la signification tragique » et trouve que les mots « Eau rouge » sonnent beaux.

Notre groupe est influencé par des artistes et groupes français parmi lesquels Phoenix, Air, M83.

Jonas, chanteur d’Eau rouge

Jonas ajoute à propos de la France : « Nous avons déjà joué à Paris il y a quelques années et je suis allé en vacances dans le Sud quand j’étais enfant ».

Des influences diverses

En dehors de l’hexagone, Jonas mentionne Beck, The Rolling Stones, The Beatles. « Nous avons plein d’influences. Nous aimons aussi Tame Impala ». Et si le rock les a réuni, ils aiment aussi la musique pop. Jonas donne pour exemple le célèbre tube « Toxic » de Britney Spears.

Précisons que le précédent single des EAU ROUGE, « I know that you know », sonnait plus electro que « Saturation » et pourrait nous faire danser sur les pistes dès que celles-ci ouvriront.

Propos recueillis et rédaction par Philippe Jautée.

Photo : © Tom Ziora

Avec « Twelve », le son d’Alex Rec monte en puissance

Samedi 23 janvier 2021, Alex Rec a révélé « Twelve », un morceau qui marque une étape importante pour l’artiste et dans lequel le Caennais souligne son fort intérêt pour l’écologie.

En février 2018, le Caennais Alex Rec sortait « From bedroom to gigs », un premier album dans lequel l’artiste invitait à découvrir sa « half-pop », un mélange de pop avec différents styles de musique. Deux ans plus tard, il continuait à explorer les possibilités avec le rayonnant et dansant The thing enregistré en Espagne et sorti au printemps 2020, puis le langoureux Cigarettes en automne.

Samedi 23 janvier 2021, la sortie de Twelve, un morceau particulièrement revendicatif, marque pour lui une importante étape : « Je n’ai jamais produit quelque chose d’aussi abouti », confie Alex Rec. « Le son ne devient pas aussi puissant tout seul. C’est grâce à Michael Freeman, un Californien qui fait un travail fou. »

Avec Twelve, le Caennais, déjà habitué à faire des freestyles, confirme son goût pour le mélange chant et rap : « Je n’avais pas encore exploité ce truc à ce point là sauf sur Highlighter qui reste une chanson rap de bout en bout. Là, j’ai voulu pousser encore plus loin. J’ai eu l’occasion de m’entraîner. Je savais que j’avais ça en moi, que je pouvais lâcher des grands flows, et je ne l’avais pas encore totalement exploiter sur un morceau prévu à cet effet. Je me suis fait plaisir ».

Pour le clip de Twelve, Alex Rec a souhaité des images qui apportent « une espèce de souffle à ce message, ce sujet qui est le plus important du siècle, la survie de l’humanité sur la planète mère  ».

Réalisé par Robin Deriaud, ce clip apocalyptique a été tourné « entre Caen, Paris et la plage de Merville-Franceville ». Alex Rec affirme sa reconnaissance envers le réalisateur : « Ça fait du bien de pouvoir tourner à plusieurs endroits parce que ça change l’esthétique à plusieurs reprises. Robin a parachevé tout ça en faisant carrément des mondes 3D dans lesquels on ne vit pas encore mais dans lesquels, j’espère, on ne vivra jamais ».

Interrogé sur sa manière d’envisager 2021, Alex Rec rappelle l’annulation de son concert du 30 janvier 2021 à l’auditorium de la bibliothèque Alexis de Tocqueville, à Caen. Difficile selon lui d’envisager des dates avant la fin de l’année. Il ajoute : « Je trouve que la situation des artistes fait écho au sujet qu’on essaie de couvrir sur Twelve. On entre dans des périodes où c’est le règne du brouillard, de l’incertitude ».

2021 P.J. – Alex Rec à Colombelles, près de Caen

Avant son EP, le duo Luna Stone reprend un tube des années 80

Depuis 2018, Mathieu et Léa forment LUNA STONE, duo aussi solaire que lunaire. Dans le studio de l’artiste Richard Orlinski, à Paris, le duo caennais a enregistré une reprise de la célèbre chanson « Luka » de Suzanne Vega sortie en 1987. Leur version, mise en ligne le 20 novembre 2020, leur vaut des commentaires élogieux.

Luna Stone, comment vous est venu l’idée de reprendre « Luka » de Suzanne Vega ?

Léa : Mathieu a eu cette brillante idée. Ça lui est venue comme un éclair de génie. J’affectionnais particulièrement cette chanson sans qu’il le sache. Je l’avais apprise à l’école.

Mathieu : L’argument numéro 1 est l’authenticité de ce titre et l’histoire qu’il raconte. Dans une période un peu particulière comme celle qu’on vit, ça prenait tout son sens pour nous.

Quelles ont été les étapes ?

Léa : Ça a été très rapide, en quelques jours. Nous avons essayé une ou deux petites choses, quelques accords différents, et nous nous sommes mis très vite d’accord sur le mix.

Mathieu : Nous ne voulions pas pas faire un copier-coller de l’original. Nous voulions y apporter notre pâte. On a travaillé les rythmes, les gammes et ça donne ce résultat dont nous sommes très contents.

A quoi va ressembler 2021 pour Luna Stone ?

Léa : Des choses se remettent en place. La composition « Pop et lunaire » est la prochaine étape.

Mathieu : L’EP est en cours de clôture. Un clip est prévu pour « Pop et lunaire ». On aimerait évidemment vite remonter sur scène mais il faut le faire dans les meilleures conditions sanitaires possibles et de sécurité. On attend ça avec impatience.

Pour quand espérer le clip de « Pop et lunaire » ?

Mathieu : On espère au plus tard pour la fin du printemps. Nous avons commencé à travailler le script.

Quels conseils donneriez-vous pour un artiste ou un groupe qui décide de se lancer dans une reprise ?

Mathieu : Il faut réussir à trouver ce titre authentique qui nous ressemble et s’y donner à fond, lui apporter la sensibilité du groupe ou de l’artiste, l’interpréter à sa façon.

Léa : Le conseil que je donnerais est de ne pas trop réfléchir à ce qui pourrait plaire ou hypothétiquement marcherait bien. Je pense qu’il faut avant tout se faire confiance et suivre son envie première, faire une reprise qui nous touche personnellement.

Propos recueillis par Philippe Jautée.

En 2021, Luna Stone sortira le clip de « Pop et lunaire », premier single de leur EP. ©Philippe Jautée.

Cinéma. Cabourg reste fidèle à son festival

© Mon inconnue, Hugo Gélin, Zazi Films, Mars Films,
photographe : Eric Bouvet

Après la réouverture des salles de cinéma la semaine dernière, les 34e journées romantiques auront bien lieu à Cabourg du lundi 29 juin au mercredi 1er juillet. Un soulagement pour les amoureux du festival dont les jurys se sont réunis deux semaines plus tôt à Paris en raison de la pandémie du Covid-19. Le grand jury, présidé par l’acteur Benoît Magimel, a déjà départagé huit longs métrages tandis que le jury courts métrages, présidée par l’actrice et réalisatrice Noémie Lvovsky, a jugé dix films.

Des célébrités du cinéma attendues dès lundi

Prix des jurys et palmarès des Swan d’Or seront révélés au grand casino de Cabourg le lundi 29 juin, à 20h30. Une heure plus tôt, les festivaliers pourraient voir défiler sur le tapis rouge Nicolas Bedos, réalisateur de La belle époque, l’actrice Doria Tillier, membre du grand jury, l’actrice et chanteuse Aloïse Sauvage, membre du jury courts métrages, et l’acteur Raphaël Personaz, Swan d’Or de la révélation masculine et César du meilleur espoir masculin en 2011 pour La princesse de Montpensier. Le public peut aussi espérer apercevoir Lambert Wilson, interprète de De Gaulle dans le biopic du même nom projeté lundi et mardi à Cabourg.

3 films en avant-premières

Le 34e festival du film de Cabourg est l’occasion de découvrir The singing club, drame britannique de Peter Cattaneo. Le réalisateur du cultissime The full monty s’est inspiré d’une chorale fondée en 2011, dans le Yorkshire, par les compagnes de plusieurs soldats. Les deux autres avant-premières sont A cœur battant de Keren Ben Rafael, une histoire d’amour contraint de se vivre à distance, et Remember Me de Martin Rosete, comédie dans laquelle un septuagénaire simule la maladie d’Alzheimer pour se rapprocher de son grand amour.

MATCH : essai décisif

©2020 Stéphane Lecomte – MATCH

Le quatuor angevin Match frappe fort avec « Superficial please », un deuxième EP qui contient cinq pistes aux mélodies aussi soignées qu’énergiques. Interview avec Doris, chanteuse et parolière de Match :

Doris, qu’est-ce qui a changé entre le premier et le deuxième EP de Match ?

Côté formation, Match a changé de bassiste. Côté technique, nous avons pris plus de temps pour préparer l’enregistrement. Nous avons eu six mois de pré-production et d’arrangements avant d’entrer en studio en mai 2019. L’enregistrement du premier EP était beaucoup plus spontané. Le groupe n’existait alors que depuis deux ans. Cette fois-ci, le recul et la maturité ont offert un regard assez neuf sur notre travail.

Le nom de votre deuxième EP, « Superficial please », peut faire penser à la chanson ‘Apocalypse please’ de Muse. Le célèbre trio britannique fait bien partie de vos influences ?

Oui ! C’est un groupe que nous aimons beaucoup et qui nous a influencé, surtout à nos débuts. Je suis allée voir Muse deux fois avec Tom, le guitariste de Match. J’étais restée sur ma faim à l’issue du concert aux Vieilles Charrues en 2015. Mais nous les avons revus en 2016 à Bercy et c’était une grosse claque musicale et visuelle !

Avant Match, as-tu eu d’autres expériences vocales ?

J’ai commencé la musique à l’âge de 7 ou 8 ans mais j’ai d’abord joué du violon alto pendant six ans. C’était un parcours assez classique avec école de musique et solfège. Puis, au lycée, j’ai eu envie de changer de registre. Faire du théâtre m’a débridée parce que j’étais très timide. J’avais envie de chanter mais sans le courage de me lancer. Je me suis essayée à la soul et au gospel. Au milieu du lycée, j’ai rencontré Tom avec qui ça a « matché » ! Nous avons commencé à faire de la musique ensemble et c’est comme ça que j’ai rejoint la formation. C’est avec Match que j’ai commencé à faire du rock. Je n’avais jamais eu l’occasion de faire ce style mais ça me correspond bien pour le moment.

Doris, qu’est-ce qui t’inspire les paroles de Match ?

Cela dépend de mon état d’esprit et celui du groupe. Ca peut être des sujets personnels ou des sujets d’actualité. Sur le deuxième EP, le fil conducteur est l’hyperconnexion avec plein de petites histoires, des personnages différents qui ont des expériences dans l’hyperconnexion. ‘Young siders’ résume le point de vue d’un nerd qui rattache sa vie à un jeu vidéo. La musique est très progressive. Au final, on se rend compte que ce mec veut être aimé et être accepté dans cette société où il peine à s’intégrer.

Quelques mots sur le clip de ‘Salvation journey’ ?

C’est la suite du clip de ‘Dark shade’. Il a été réalisé par le Nantais Sébatien Marqué, connu notamment pour ses collaborations avec Ko Ko Mo. Il a une pâte. Son travail vaut le détour.

Ko Ko Mo et Match ont en commun de proposer du rock anglophone, moderne et énergique…

Merci pour le compliment ! J’ai eu la chance de voir ce duo en décembre 2019 au Chabada, à Angers. Nous les suivons depuis un moment car nous aimons ce qu’ils font.

A Angers, à quoi ressemble la scène musicale ?

Elle est très variée mais il y a des styles assez marqués. Je pense au rock psyché et au stoner. Le festival Levitation y contribue sûrement.

Un groupe d’Angers à conseiller ?

J’ai eu un coup de cœur pour le duo électro KissDoomFate qui vient de sortir un EP.

Comment as-tu vécu le confinement ?

C’est une remise en question. Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelles solutions pouvons-nous apporter ? C’est aussi une occasion de se retrouver avec soi et entre nous. La musique est un milieu qui évolue tellement vite aujourd’hui. Cette expérience est comme une grande pause où le temps est en suspens. Il est très plaisant de pouvoir se recentrer sur le travail de création artistique.

Monter sur scène te manque ?

Evidemment ! Nous devions partir en tournée en mai. Nous travaillons sur des reports mais ça ne sera peut-être qu’en 2021. Nous croisons les doigts en tout cas.

Doris, balance ta prog !

  • PHOENIX : 1901
  • MUSE : Falling down
  • SAINT MOTEL : Butch

En attendant la fin du monde, WHYPD sort un EP

©2020 Elodie Tann – Artwork de l’EP « Waiting room »
de We Hate You Please Die

Quelques semaines après avoir révélé leur version fuzz du tube dance « Free From Desire » de Gala, les Rouennais de We Hate You Please Die vont sortir le 3 titres « Waiting room » le mercredi 13 mai sur Bandcamp, Spotify et Deezer. Laissons donc reposer nos vinyles de T-Rex et autres dinosaures du rock. Ces quatre-là sont des vélociraptors.

Les pogos sont-ils contraires aux gestes barrières ? Chacun aura son avis sur la question. Si le déconfinement ne mettra pas fin à la distanciation sociale, We Hate You Please Die offrira toutefois de quoi se défouler chez soi, seul ou à plusieurs, avec ou sans les voisins. Sur Waiting room, le groupe post-punk de Rouen garde le mérite de retranscrire l’énergie garage que les festivaliers de Beauregard et de Rock en Seine lui connaissent déjà.

Merci d’attendre. Vous êtes en bonne compagnie.

Aucune preuve d’un recours à la chloroquine mais le titre annonciateur Good Cie cristallise le sentiment d’urgence propre au groupe rouennais. Les voix du chanteur et de la bassiste se répondent sur un « Woo Hoo » qui rappelle les heures les plus glorieuses de The Breeders. Le rythme reste soutenu pendant les trois minutes et demie et le cri final semble inviter Iggy Pop à la fête. Pour ne rien gâcher, le confinement profite aussi au clip réalisé par Raphaël Balzary, leader de WHYPD. Si le monde doit s’arrêter, ce sera sur une explosion de décibels et une avalanche de filtres Instagram.

Tracklist de l’EP ‘Waiting room’ : 1- Coca Collapse / 2- Good Cie / 3- Support Your Local Liar

We Hate You Please Die le jeudi 11 avril 2019 au Cargö, à Caen.

BalanceTaProg du 18 octobre 2022 : le festival Echo Chamber

Le festival Echo Chamber se déroulera à Caen les 28 et 29 octobre 2022. © Droits réservés

Émission diffusée en direct le mardi 18 octobre 2022 sur Radio 666 (99.1 FM Caen) de 20 h 30 à 21 h 30, et en replay sept jours sur radio666.com/programmes/reecouter . Le festival Echo Chamber aura lieu le vendredi 28 et le samedi 29 octobre à Caen, église du Vieux Saint-Sauveur.

  • avec notamment LA MANTE
  • et IAMVERYDUMB

BalanceTaProg spécial Muse

Première diffusion en direct le mardi 17 mai 2022. Rediffusion le mardi 5 juillet 2022, sur Radio 666 (99.1 FM Caen) de 20 h 30 à 22 h 15, à l’occasion du concert de MUSE du 6 juillet, en soirée before du festival Beauregard.

Muse programmé le mercredi 6 juillet 2022 au festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair. © Nick Fancher

Qui a balancé sa prog ?

  • Paul Langeois, programmateur du festival Beauregard
  • Quentin, graphiste du festival Beauregard, fan de Muse
  • Justine, Jean-Robert et Jérôme, fans normands de Muse
  • et des membres du fan-club officiel français Muse France

Garage pop. Charlie Quid a tourné à Caen le clip de « Lamppost light »

Avec un son plus rock qu’à ses débuts, Charlie Quid revient avec le titre « Lamppost light ». Mercredi 6 juillet 2022, le quatuor dévoile le clip tourné à Caen.

Le quatuor garage-pop Charlie Quid, basé à Caen, sortira un EP 5 titres en septembre 2022.
© 2022 Margot Douchet

Mercredi 6 juillet 2022, Charlie Quid fait son retour avec le titre Lamppost light, annonciateur de l’EP 5 titres Midlife crisis, prévu en septembre. « Ce sera le deuxième EP de Charlie Quid mais le premier enregistré en groupe », explique le chanteur-guitariste Léo Gambini. « Avant, j’étais plus attiré par la bedroom pop. Maintenant, j’écoute plus de post-punk. » Les rencontres avec ses comparses Maxence, Vincent et Nicolas y ont contribué.

Pour les paroles, Léo Gambini reste inspiré par le passage à l’âge adulte et s’en amuse avec le titre du futur EP. « Je me vois déjà en crise de la quarantaine alors que je peine à me voir adulte », confie le chanteur, qui aura 25 ans dans quelques semaines.

Clin d’œil aux 90’s

Né à la même époque que le morceau, le clip de « Lamppost night » a été coréalisé par Léo et son ami Alexandre Bobée en février 2020, avant le premier confinement. Il a été tourné au caméscope, en clin d’œil aux années 90 : « je naissais et mon père avait l’âge que j’ai aujourd’hui ».

Le clip de Lamppost light prend la forme d’une carte postale. On y suit deux amis venant de débarquer à Caen : « On aime bien notre ville alors on a pris plaisir à faire ça ». Deux autres clips tournés au caméscope sont prévus pour promouvoir l’EP Midlife crisis.