Dans son nouveau single, Ellea est « loin d’ici »

Vendredi 3 avril 2026, la chanteuse caennaise Ellea sort « Loin d’ici », un single sur le bien-être que lui procure la musique.

Le 1er avril 2026, deux jours avant la sortie de « Loin d’ici », Ellea a répondu à BalanceTaProg. L’émission sera diffusée le 5 mai. ©Philippe Jautée

Deux ans après le remarqué single Tu connais, dans lequel Ellea partageait ses souvenirs de soirées étudiantes, la chanteuse caennaise sort Loin d’ici, avec toujours au mix Hugo Martinez alias Martimix (Angèle, PLK, Yoa, Vald, 47ter, Aloïse Sauvage).

La nouvelle chanson pop urbaine d’Ellea met en avant le plaisir de se sentir « dans sa bulle » en tant qu’artiste. Pour le clip, tourné à Rennes, dans un salon de danse, Ellea a répété trois mois avec une danseuse professionnelle qui lui a imaginé une chorégraphie.

« Quand j’ai écrit le morceau, ça parlait d’être dans sa bulle en tant que tu es musicienne », précise la chanteuse. « Dans le clip, c’est quand tu fais de la danse. Tu es ailleurs, loin de tout. Il y avait la même thématique. »

Un EP en préparation

Le prochain single, « moins léger », sortira fin mai et apparaîtra ensuite sur un EP moins festif qu’à l’époque de Tu connais ou Redescends. « Il y aura moins d’humour, moins de second degré », souligne Ellea. « Ce n’est pas que je suis moins drôle », assure la chanteuse avant d’expliquer :

« Dans le prochain EP, il y a une construction autour d’une thématique centrale, le temps et le rapport à l’espace-temps, la manière dont tu évolues. Le côté soirée était moins nécessaire. »

Si Ellea et son frère font de la musique depuis une quinzaine d’années, le premier concert de la chanteuse caennaise ne remonte qu’au mois de mai 2025. Elle garde d’excellents souvenirs de ses premiers concerts, notamment du Toget’her, festival pour la santé des femmes qui s’est tenu le 4 octobre à l’Atelier, à Hérouville-Saint-Clair. À 29 ans, elle assure qu’elle retournera sur scène dans les prochains mois.

Ellea, balance ta prog !

« J’ai eu de la chance car deux supers albums sont sortis le jour de mon anniversaire, le 27 mars, Full circle de Tom Misch et This music may contain hope de Raye. En incontournable de ma playlist actuelle, il y a It’s not right but it’s okay de Whitney Houston. »

Près de 500 personnes attendues au Full Festival, à Louvigny

La neuvième édition du FULL Festival se déroulera le samedi 20 septembre 2025 à Louvigny, près de Caen. L’affiche réunit sept noms parmi lesquels Ella Gunn, Whereiskebab? , Katsina et Burning Heads.

Événement incontournable depuis 2015 à Louvigny (Calvados), commune limitrophe de Caen, le FULL festival réunira sept groupes ou artistes pour sa neuvième édition le samedi 20 septembre 2025. Les préventes, entamées fin mai, fonctionnent si bien qu’ils ne restaient au soir du 17 septembre qu’une vingtaine de places à vendre.

Ella Gunn
La chanteuse Ella Gunn, vue notamment au Pepper Rock Fest 2025, est à l’affiche du 9e Full Festival.

« Nous tenons à ne pas dépasser les 500 personnes sur le site, que le festival reste à taille moyenne et familial, que les parents puissent venir avec leurs enfants », explique Yohann Sollier, président de l’association organisatrice du Full Festival.

Programmation éclectique

La particularité du Full Festival a longtemps été de ne proposer que des concerts unplugged, d’où le U du sigle (Festival Unplugged Live Louvigny). « Nous demandions à des groupes metal ou punk de jouer en acoustique, mais la contrainte était trop grosse pour assurer ainsi des concerts entiers », se souvient Yohann. « Tout doucement, nous nous sommes dirigés vers d’autres styles. »

KATSINA le 21 juin 2024 au Valhalla à Ifs - Photo 1 ©Philippe Jautée
KATSINA le 21 juin 2024 au Valhalla à Ifs ©Philippe Jautée

Pour cette neuvième édition, les festivaliers pourront écouter la chanteuse pop-rock Ella Gunn en solo guitare-voix, le duo heavy-blues-rock Katsina, qui a récemment ouvert la saison de la salle Mosaic à Lisieux, le groupe reggae dub Electrik Griots ou bien encore le groupe breton de rock alternatif fanfare Monty Picon.

Burning Heads apportera son énergie punk connue depuis une trentaine d’années et le trio caennais Whereiskebab?, qui vient de sortir sur les plateformes son live des 10 ans, se chargera de la dose de punk-rock. Le fameux chanteur-guitariste Kebab Letronc est d’ailleurs l’illustrateur de l’affiche du neuvième FULL Festival.

Concert des 10 ans de Whereiskebab à Caen, au Portobello Rock Club, le 8 juin 2024 ©Philippe Jautée

Enfin, Yohann Sollier n’oublie pas de mentionner Deejay Homard, « notre mascotte tous les ans pour finir la soirée sur du funk ».

Le goût du local

« Il y aura toujours un ou deux groupes nationaux et toujours des groupes locaux », assure Yohann à propos de la programmation du Full. « Nous avons plein de pépites ici. »

Les quatorze organisateurs et la soixantaine de bénévoles peuvent compter sur le soutien de fidèles festivaliers. « Ils veulent continuer à voir des groupes locaux et avoir un festival à taille humaine. Nous faisons ça pour rendre les gens heureux et pour que les groupes aient un cadre bucolique où s’exprimer. »

Les artistes pourront d’ailleurs faire du canoë-kayak avant l’ouverture des portes prévue à 18h sur les bords de l’Orne, près de la salle des fêtes de Louvigny.

Tarifs, et préventes sur le site internet du festival lefull-festival.fr

Un passionné de musique lance un magazine en Normandie

Doté d’une grande curiosité pour les œuvres des groupes et artistes de sa région, le Caennais Stéphane Ronarc’h a lancé le 15 mars 2024 le magazine « Les Sons de l’Arsène ». Un deuxième numéro est en préparation.

Pour la Une du premier « Les Sons de l’Arsène », Stéphane Ronarc’h a choisi le groupe No Terror in the bang avec une photographie prise par Aurélien Cardot. ©P. Jautée

Le magazine Les Sons de l’Arsène, qui a fait son apparition vendredi 15 mars 2024, se concentre sur la scène musicale normande. « Elle mérite d’être mise plus en avant », souligne le Caennais Stéphane Ronarc’h, responsable de la publication.

« C’est un outil qui s’intéresse à toutes les esthétiques musicales, que les groupes ou artistes soient professionnels ou non. »

Stéphane Ronarc’h, responsable du magazine Les Sons de l’Arsène

No Terror in the bang en couverture

Le premier numéro des Sons de l’Arsène, imprimé en papier recyclé à 1 000 exemplaires, propose notamment un dossier sur le rap au féminin, des interviews avec Metro Verlaine, King Biscuit et Valentin Dulignée, ou bien encore des chroniques et une liste de sorties. Stéphane Ronarc’h n’est pas le seul rédacteur de ce magazine. Il fait appel à d’autres passionnés de musique. « J’ai voulu différents styles d’écriture et varier les formats pour ne pas se lasser », explique le responsable de la publication, qui apprécie les discussions entre les artistes et voit son magazine comme une possibilité de « passerelle ».

La Une met à l’honneur le groupe de metal progressif No Terror in the bang, basé à Rouen, avec une photographie prise par Aurélien Cardot. « J’aimais déjà le premier album et j’ai trouvé leur deuxième [« Heal », sorti en janvier 2024] beaucoup plus abouti », explique Stéphane. « Il est intéressant de voir comment ils ont progressé. »

La conception graphique des Sons de l’Arsène a été confiée à Lara Spelsberg, cofondatrice de L’Oiseau, ancien magazine culturel caennais qui avait sorti 25 numéros entre décembre 2012 et octobre 2017.

Deuxième numéro en juin

Le deuxième numéro des Sons de l’Arsène est prévu pour le 15 juin 2024. Cyber Solis, trio dandy rock de Caen, sera en couverture. Après une chronique sur l’album « Monsters » du trio post-punk SERVO dans le premier numéro, Maxime Harel prévoit de rédiger un article sur un autre groupe rouennais, Intrusive Thoughts, branché post-garage. Également pour ce deuxième numéro, Stéphane Ronarc’h a lancé un appel à contributions pour un dossier hommage à l’artiste caennais Pop the fish, décédé en mars 2024.

En avril, COBALT sort un clip et deux nouvelles chansons

Après avoir partagé le clip nocturne de « Sincère », une chanson inspirée par le ghosting, le chanteur-guitariste Cobalt continue de dévoiler ses compositions. Ses prochains concerts sont prévus en mai 2023.

En mars 2023, Cobalt a enregistré une de ses chansons à Caen.

L’année 2023 est déjà bien chargée pour Cobalt. Après le guitare-voix Gaminerie fin janvier, l’auteur-compositeur-interprète a sorti en mars Sincère, dont le clip, « tourné la nuit, à Paris, dans une fête foraine », a été dévoilé le 2 avril. Ce single a pour thème le ghosting, un sujet que Cobalt souhaitait mettre en avant.

« On est dans une génération où on peut rencontrer des gens facilement via un téléphone, mais on peut aussi arrêter une relation d’une manière très rapide, très mécanique ou robotique, avec un « Vu » ou un blocage », remarque Cobalt. « Je pense que couper le contact avec une personne sans aucune explication a toujours eu lieu. Mais c’est d’autant plus marqué maintenant avec la technologie. C’est encore plus fort et clair. »

Sincère a été arrangé et mixé par Alexandre Braconnier, auquel Cobalt fait confiance cette année pour quatre autres chansons. Parmi elles, Gris, qui sortira le vendredi 14 avril, est annoncé comme « un titre qui aborde le besoin de renouveau, la nécessité de bouleverser son quotidien en s’enfuyant vers l’inconnu ».

« Trop tôt » financé en cinq jours

En dehors de cette collaboration, Cobalt a sorti le vendredi 7 avril Trop tôt, une chanson sur le thème de la séparation. Les retours obtenus après l’avoir joué en ligne l’avaient incité à lancer une cagnotte pour en financer l’enregistrement. « La cagnotte s’est rempli en cinq jours », précise le chanteur parisien. Trop tôt, souhaité en guitare-voix, a été enregistré début mars 2023 au studio Pickup, à Caen, une ville où Cobalt garde des amis proches et de nombreux souvenirs.

Le chanteur-guitariste sera en concert le jeudi 4 mai au Théâtre Thénardier, à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, et le samedi 13 mai au festival Mya, à Ville-d’Avray, dans les Hauts-de-Seine.