En avril, COBALT sort un clip et deux nouvelles chansons

Après avoir partagé le clip nocturne de « Sincère », une chanson inspirée par le ghosting, le chanteur-guitariste Cobalt continue de dévoiler ses compositions. Ses prochains concerts sont prévus en mai 2023.

En mars 2023, Cobalt a enregistré une de ses chansons à Caen.

L’année 2023 est déjà bien chargée pour Cobalt. Après le guitare-voix Gaminerie fin janvier, l’auteur-compositeur-interprète a sorti en mars Sincère, dont le clip, « tourné la nuit, à Paris, dans une fête foraine », a été dévoilé le 2 avril. Ce single a pour thème le ghosting, un sujet que Cobalt souhaitait mettre en avant.

« On est dans une génération où on peut rencontrer des gens facilement via un téléphone, mais on peut aussi arrêter une relation d’une manière très rapide, très mécanique ou robotique, avec un « Vu » ou un blocage », remarque Cobalt. « Je pense que couper le contact avec une personne sans aucune explication a toujours eu lieu. Mais c’est d’autant plus marqué maintenant avec la technologie. C’est encore plus fort et clair. »

Sincère a été arrangé et mixé par Alexandre Braconnier, auquel Cobalt fait confiance cette année pour quatre autres chansons. Parmi elles, Gris, qui sortira le vendredi 14 avril, est annoncé comme « un titre qui aborde le besoin de renouveau, la nécessité de bouleverser son quotidien en s’enfuyant vers l’inconnu ».

« Trop tôt » financé en cinq jours

En dehors de cette collaboration, Cobalt a sorti le vendredi 7 avril Trop tôt, une chanson sur le thème de la séparation. Les retours obtenus après l’avoir joué en ligne l’avaient incité à lancer une cagnotte pour en financer l’enregistrement. « La cagnotte s’est rempli en cinq jours », précise le chanteur parisien. Trop tôt, souhaité en guitare-voix, a été enregistré début mars 2023 au studio Pickup, à Caen, une ville où Cobalt garde des amis proches et de nombreux souvenirs.

Le chanteur-guitariste sera en concert le jeudi 4 mai au Théâtre Thénardier, à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, et le samedi 13 mai au festival Mya, à Ville-d’Avray, dans les Hauts-de-Seine.

Chanson. Dans son troisième single, ATHEBA invite à la danse

L’année 2023 est celle des premières sorties de singles pour l’auteur-compositeur-interprète caennais Atheba. Son troisième, « Danse », peut être écouté sur les plateformes depuis le vendredi 10 mars.

© Tristan Pilloix – Vendredi 10 mars 2023, Atheba a sorti son troisième single, « Danse ». Un quatrième est prévu le 24 mars.

Après le très planant et mélancolique Derrière la dune le 18 janvier 2023, puis le plus rythmé Je veux, avec du saxophone, un mois plus tard, le Caennais Atheba a sorti son troisième titre, Danse, vendredi 10 mars. « C’est l’histoire d’une personne qui voit une femme et le temps s’arrête », explique le chanteur et guitariste franco-burkinabé, qui prend l’exemple d’un événement « où il n’y a plus qu’une seule personne qui compte ».

Danse contient voix, piano, guitare classique, guitare électrique et batterie virtuelle. Écrit à la guitare et à la voix, ce « morceau qui coulait de source » a bénéficié des arrangements d’Arthur Lacroix alias Own et d’Hugo Juglet. Il a été enregistré en autoproduction à Caen il y a un an et demi.

Bientôt un quatrième titre

Un quatrième single, Crépuscule, sortira le vendredi 24 mars. Ces chansons, déjà jouées sur scène, ont l’amour pour fil conducteur. « À une période, j’avais envie de parler de ça car une rencontre m’a marqué. » Bien d’autres chansons d’Atheba sont en cours d’écriture ou de composition.

Pop-rock. Un premier album à domicile pour ELLA GUNN

L’artiste manchoise Ella Gunn a sorti « Home sweet », son premier album, vendredi 3 mars 2023. Ce 13 titres est disponible sur CD et plateformes.

« Home sweet », premier album d’Ella Gunn, est disponible depuis le 3 mars 2023. ©P.J.

Pour son premier album solo, la chanteuse et multi-instrumentistes Ella Gunn a souhaité soigner chaque étape. À 34 ans, l’autrice-compositrice-interprète, originaire de Périers, dans la Manche, a enregistré chez elle les treize morceaux, soit plus de 45 minutes.

« Je voulais que l’album dure plus d’une demi-heure », explique Ella Gunn. « C’est aussi grâce à mes influences, des chanteurs que j’écoute font des albums qui durent au moins 45 minutes. »

Des paroles motivantes

Parmi les treize morceaux en anglais, on retrouve Heads or tails, que l’artiste manchoise a composé il y a huit ans et qu’elle a mis en avant par un clip, quelques mois avant la sortie de l’album.

D’autres titres sont bien plus récents. Parmi eux, le très rock Light me up, composé très rapidement, fait office d’ouverture. « Je voulais surprendre », confie Ella.

« Parfois, on s’attend avec moi à quelque chose de plus calme, plus pop-country. »

Cette chanson résume la conception de son album fait maison, à la campagne. « C’est un peu comme quand on se regarde dans le miroir pour se motiver, se dire qu’on va y arriver et que ça va être une bonne journée, qu’on va se donner les moyens de concrétiser son projet. »

Le thème de la confiance en soi, qui lui tient à cœur, fait l’objet d’un hymne dans Better, précédemment sorti en single. « Ce sont des paroles motivantes que je voulais dans l’album. »

« J’essaie toujours de m’améliorer et de croire en mes rêves. »

Pour atteindre ses objectifs, Ella Gunn s’est beaucoup renseigné sur l’enregistrement des guitares et de la basse. Si elle a aussi composé les pistes de batterie à partir d’un vrai instrument, elle a préféré recourir ensuite à un logiciel de batterie virtuelle. Le morceau le plus difficile à enregistrer a été Obsession pour lequel elle souhaitait « expérimenter avec des sons électroniques ».

En tournée

Un morceau, prévu pour le premier album, a finalement été reporté. « J’ai de quoi faire un deuxième album sans problème », confie d’ailleurs Ella Gunn. Mais l’heure est pour l’instant à la promotion de son premier opus et à ses concerts, seule sur scène, « avec guitare acoustique et pédalier looper ».

Une vingtaine de dates sont déjà calées dans son agenda 2023 et elle en espère une cinquantaine pour cette même année. Ella Gunn jouera par exemple au bar La Trinquette à Rennes le vendredi 17 mars, et au bar L’alroz à Saint-Laurent-de-Tergate le samedi 18 mars. Tous ses concerts sont indiqués sur une page de son site internet.

Rap. Sur son nouvel EP, Flooz garde son flow et élargit ses horizons

Vendredi 19 août 2022, le rappeur caennais Flooz a sorti sur les plateformes l’EP cinq titres « Hors-série ».

Huit mois après l’album « Alpha », Flooz vient de sortir l’EP 5 titres « Hors-série ». © P. Jautée

Comme annoncé dans l’émission BalanceTaProg trois jours plus tôt, Flooz a sorti sur les plateformes son EP « Hors-série » vendredi 19 août 2022, seulement huit mois après l’album « Alpha ».

Son ouverture, Qui veut être roi, devait initialement être un single pour juillet. Mais la pochette imaginée par son ami Oren l’a motivé à le livrer avec quatre autres titres.

Un duo en Italie

Le nouvel EP de Flooz se clôture par Piazza, « un ego trip » avec l’artiste italien Boyre. Ce duo a déjà fait l’objet d’un clip tourné en Italie, à Barile, et sorti fin mars.

Pour la suite, Flooz assure avoir déjà du stock pour d’autres EP, un format qu’il affectionne : « sur cinq titres, tu peux mettre un univers précis ».

Flooz a été très inspiré par cette pochette réalisée par un de ses amis. © Oren

La tracklist « Hors-série » :

1 – Qui veut être roi

2 – Titan ft. Monsi

3 – C’est pas compliqué

4 – John Wick

5 – Piazza ft. Boyre

Metal progressif. NATURAL DISORDER remonte sur scène

Près de deux ans après un concert au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon, les cinq membres du groupe de metal progressif Natural Disorder, basé à Caen, remonteront sur la même scène le vendredi 22 juillet 2022. Un deuxième album se prépare.

Natural Disorder, lors de son concert du 22 août 2020 au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon, dans le Calvados. © Philippe Jautée

Le 19 janvier 2020 sortait « Corrosion & Passion », prometteur premier album de Natural Disorder, groupe metal progressif basé à Caen. Trois mois plus tard, le premier confinement commençait à mettre à mal plusieurs projets, mais le groupe a ensuite ouvert avec brio une belle soirée au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon (Calvados) le 22 août 2020, en compagnie des groupes metal Åkesson et The Last ones standing.

Après quasiment deux ans de discrétion, il est donc temps pour Natural Disorder de faire son retour ! Ce sera sur la même scène, le vendredi 22 juillet 2022, mais cette fois-ci en clôture d’une soirée partagée avec les rockeurs de rockeurs de Madema et les heavy-rockeurs de Distillery.

Sortir du trou

« Vendredi, nous jouerons deux chansons du deuxième album, Emergency exit et I feel alive », annonce Suzy, la chanteuse de Natural Disorder, interrogée par téléphone. Pas de date de sortie pour l’instant mais le prochain album est écrit. « Nous commençons à travailler dessus et on verra pour l’enregistrer plus tard, car on essaie de défendre un peu plus le premier. »

Suzy, chanteuse du groupe Natural Disorder, le 22 août 2020 au Valhalla. © Philippe Jautée

Le deuxième album de Natural Disorder fera le lien avec un de leurs premiers singles, Spelunkers, qui avait fait l’objet d’un clip tourné dans une carrière souterraine à Auvers-sur-Oise, dans le Val d’Oise. « Le morceau I feel alive est en lien avec Spelunkers, l’histoire de cette fille qui tombe dans un trou et qui s’y perd. Dans I feel alive, cette même héroïne arrive à retrouver la lumière et ressort de ce trou où elle est restée des années. »

Le clip Spelunkers, extrait du premier album de Natural Disorder, a été réalisé par François Le Guen.

Autre information divulguée par Suzie : la chanson Karma trauma a été transformée sur le plan vocal. C’est donc une nouvelle version qu’écouteront les spectateurs du concert du 22 juillet au Valhalla.

Envoyer du bois

La taverne brettevillaise étant connue, entre autres, pour la possibilité d’y lancer des haches, la chanteuse de Natural Disorder confie avoir toujours eu « la chance du débutant » : « je touche le tronc au premier lancer, mais je ne touche plus rien ensuite ».

D’après la même source, Arthur et Childé seraient les deux membres qui s’en sortent le mieux au lancer de haches, ce qui reste à vérifier le 22 juillet ! Pour la suite, des dates de concert devraient être annoncées prochainement, fin août dans la Manche et en octobre dans l’Orne.

Margaux, guitariste de Natural Disorder. © Philippe Jautée

Soirée concert au Valhalla, 6 avenue de la Grande plaine à Bretteville-sur-Odon, près de Caen, avec Distillery, Madema et Natural Disorder le vendredi 22 juillet 2022, de 20 h à 1h.

Garage pop. Charlie Quid a tourné à Caen le clip de « Lamppost light »

Avec un son plus rock qu’à ses débuts, Charlie Quid revient avec le titre « Lamppost light ». Mercredi 6 juillet 2022, le quatuor dévoile le clip tourné à Caen.

Le quatuor garage-pop Charlie Quid, basé à Caen, sortira un EP 5 titres en septembre 2022.
© 2022 Margot Douchet

Mercredi 6 juillet 2022, Charlie Quid fait son retour avec le titre Lamppost light, annonciateur de l’EP 5 titres Midlife crisis, prévu en septembre. « Ce sera le deuxième EP de Charlie Quid mais le premier enregistré en groupe », explique le chanteur-guitariste Léo Gambini. « Avant, j’étais plus attiré par la bedroom pop. Maintenant, j’écoute plus de post-punk. » Les rencontres avec ses comparses Maxence, Vincent et Nicolas y ont contribué.

Pour les paroles, Léo Gambini reste inspiré par le passage à l’âge adulte et s’en amuse avec le titre du futur EP. « Je me vois déjà en crise de la quarantaine alors que je peine à me voir adulte », confie le chanteur, qui aura 25 ans dans quelques semaines.

Clin d’œil aux 90’s

Né à la même époque que le morceau, le clip de « Lamppost night » a été coréalisé par Léo et son ami Alexandre Bobée en février 2020, avant le premier confinement. Il a été tourné au caméscope, en clin d’œil aux années 90 : « je naissais et mon père avait l’âge que j’ai aujourd’hui ».

Le clip de Lamppost light prend la forme d’une carte postale. On y suit deux amis venant de débarquer à Caen : « On aime bien notre ville alors on a pris plaisir à faire ça ». Deux autres clips tournés au caméscope sont prévus pour promouvoir l’EP Midlife crisis.

170 39 : la fin du monde en trois EP

La fin de la semaine est proche ! Le duo techno-hybride, aux influences metal progressif, célébrera son troisième EP dans la nuit du 1er au 2 juillet 2022 à Cherbourg-en-Cotentin. Le rituel suivant aura lieu quelques heures plus tard à Caen.

Depuis 2018, Champy et Marsouin forment ensemble le duo techno hybride 170 39.
Le duo a sorti son troisième EP fin mai 2022. © Philippe Jautée

Après avoir sorti Last rendition, son troisième EP 5 titres fin mai 2022, le duo techno-metal 170 39, formé en 2018, envisage aujourd’hui la production d’un album. En attendant, Champy et Marsouin poursuivent leur série de concerts. Ils passeront dans la nuit du 1er au 2 juillet 2022, à 1 h 30, au festival Les Art’zimutés sur la plage verte de Cherbourg-en-Cotentin, puis le samedi 2 juillet au Portobello Rock Club, à Caen, « avec l’envie de faire la teuf avec le public », précise Marsouin, multi-instrumentiste qui aime toujours autant bouger sur scène.

Cavaliers de l’apocalypse

Au Portobello, Marsouin et Champy partageront la scène avec un autre duo hybride, D·E·M, soit quatre cavaliers de l’apocalypse dans la même soirée ! « Quand nous les avions découverts, on s’était dit que c’était bien d’avoir un groupe dont l’univers colle un peu aux nôtres car nous étions un peu des Ovnis dans des programmations techno », se souvient Marsouin.

Son complice remarque une complémentarité : « Nous sommes plus software et instruments, eux utilisent instruments et synthétiseurs. Sinon, comme eux, on aime mélanger metal et musique électronique. »

Les deux binômes ont aussi en commun d’aimer Rezz et Gesaffelstein. 170 39 aime d’ailleurs revisiter sur scène le célèbre titre Pursuit du compositeur et DJ lyonnais.

« Blackout » est extrait de « Last rendition », troisième EP de 170 39 sorti fin mai 2022.

21e édition du festival Les Art’Zimutés du 29 juin au 2 juillet 2022, sur la plage verte de Cherbourg-en-Cotentin. 170 39 y jouera dans la nuit du 1er au 2 juillet, à 1 h 30, sur la scène La Cale Sèche.

Soirée electro techno au Portobello Rock Club, à Caen, le samedi 2 juillet, à partir de 22 h, avec 170 39, D·E·M et PolarX.

MUSE à Beauregard : « un défi » pour le programmateur Paul Langeois

Muse jouera le mercredi 6 juillet au festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair. © Nick Fancher

C’est avec une immense tête d’affiche que le festival Beauregard retrouvera les festivaliers après deux éditions empêchées par une pandémie : le trio britannique Muse jouera pour la première fois à Hérouville-Saint-Clair le mercredi 6 juillet. Interview avec Paul Langeois, programmateur et co-directeur du festival Beauregard.

Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, vous avez programmé Muse au festival Beauregard pour le mercredi 6 juillet. Etait-ce prévu depuis longtemps ?

Paul Langeois : Ce n’était pas du tout dans les tuyaux. Lors de conférences de presse, j’étais régulièrement interrogé là-dessus, mais ce n’était pas dans la programmation que j’étais en train de travailler. C’est une succession de hasards chanceux qui ont permis de programmer Muse en dix jours. Ça s’est fait extrêmement vite.

Le 26 août, Muse sortira Will of the people, son neuvième album studio. Côté actualité, Beauregard est donc dans les clous…

Oui, c’est toujours important d’avoir des artistes qui ont une actualité. Il y a des artistes qui sont passés deux ou trois fois à Beauregard mais, à chaque fois, il avaient un nouvel album. Pour Muse, on savait qu’il y avait un nouvel album, ce qui était bien aussi. Après, il y a des groupes comme ça qui n’ont pas forcément besoin d’un nouvel album pour reconquérir un nouveau public. Ce nouvel album est bon. C’est aussi un retour à un Muse plus rock. C’est peut-être aussi ce que je préfère dans ce groupe, comme les premiers albums beaucoup plus metal.

Showbiz, le premier album de Muse, est sorti en 1999. Arriviez-vous à imaginer que ce groupe atteindrait plus d’une vingtaine d’années à son compteur et autant d’albums et de stades ?

Non, on ne peut jamais imaginer ça, surtout avec un premier album. Au départ, c’est un groupe qui fait un bon album, qui a une bonne presse et qui commence à bien tourner. Mais de là à s’imaginer que ce groupe-là ferait deux stades de France d’affilée ou des choses comme ça, même eux ne pouvaient pas s’imaginer. Mais je dois avouer que je ne peux pas me considérer comme un fan de Muse. En tant que programmateur, c’est un groupe que j’ai entendu, vu et suivi. Ce n’est pas un groupe que je passais non-stop chez moi, mais c’est un groupe qui était pertinent et intéressant. Dès le début, ça a tapé fort.

Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, a programmé Muse au festival Beauregard. © P.J.

Selon vous, qu’est-ce qui fait que le succès de Muse ne se dément pas ?

C’est toujours compliqué de dire pourquoi ce groupe-là plutôt qu’un autre a pu exploser. Il y a des caps dans des carrières d’artistes, comme des carrières de sportif. Il y a des moments où un sportif va être au meilleur de sa forme telle ou telle année, puis retomber, avant de revenir parfois. Il y a des groupes qui arrivent à franchir le cap d’être des groupes de stades. D’autres groupes étaient sur le point de le faire, mais n’ont jamais passé le cap parce que le public n’a pas suivi suffisamment. Ça ne s’explique pas forcément. Je pense que Muse a apporté une nouveauté. De par son chanteur et sa voix, ce groupe est très identifiable. Il y a ces gros riffs de guitare très metal avec par-dessus un chant à un moment donné comparé à celui de Thom Yorke. Sur Muse, le chant a fait la différence, a donné une vraie identité au groupe. Il y en a qui détestent et d’autres qui adorent. Clairement, il y en a plus qui adorent.

Muse à Beauregard, est-ce que ça demande une logistique particulière ?

Toujours ! C’est comme quand on a accueilli Depeche Mode. On accueille des très gros groupes internationaux qui ont l’habitude de jouer dans des stades devant 80 000, 100 000, 120 000 personnes parfois. Il y a toute une logistique particulière, des fiches techniques beaucoup plus importantes. On accueille les artistes et les groupes avec la même envie de les accueillir et de leur faire plaisir. Mais accueillir un groupe quand ils sont 15 – 20 n’est pas la même chose qu’accueillir un groupe avec 70 personnes. Là, c’est une très grosse fiche technique. Il y a des décors, de la pyrotechnie, plein de choses. C’est une préparation technique plus poussée, plus pointue, et un accueil d’artistes très précis. Après deux années sans festival, faire que notre première journée soit l’accueil de Muse est d’autant plus un défi.

Mercredi 6 juillet, au festival Beauregard, le groupe français Last Train jouera juste avant Muse. © P.J.

En premières parties de Muse, il y aura le duo normand Bafang et le groupe Last Train. Ce dernier a déjà joué pour une belle soirée before à Beauregard, celui du groupe Les Insus le 30 juin 2016…

Oui, et Last Train devait être programmé à Beauregard en 2020 et reprogrammé en 2021. Quand il y a eu cette opportunité de faire Muse, nous nous sommes dit que leur proposer d’ouvrir pour Muse était un beau cadeau. Ils l’ont déjà fait et ils sont ravis de pouvoir le refaire.

C’est le moment de choisir un titre de Muse à diffuser dans BalanceTaProg !

Stockholm syndrom, extrait de l’album Absolution.

Festival Beauregard du mercredi 6 au dimanche 10 juillet 2022, au parc du château de Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair. La soirée d’ouverture, le 6 juillet, réunira Bafang, Last Train et Muse.

Festival Papillons de nuit 2022 : « Nous sommes regonflés à bloc ! »

©2022 Papillons de nuit

Après deux années empêchées par la pandémie de Covid-19, la vingtième édition des Papillons de nuit se déroule du vendredi 3 au dimanche 5 juin 2022 à Saint-Laurent-de-Cuves, dans la Manche. Les trois jours affichent complets. Interview avec Pierre-Olivier Madelaine, administrateur du festival.

Comment s’est négociée la venue de Royal Blood aux Papillons de nuit ?

Pierre-Olivier Madelaine : Honnêtement, on n’y croyait pas du tout. Quand on a commencé à discuter avec le producteur, nous nous sommes dits que c’était typiquement le genre de groupe devenu intouchable pour nous parce qu’ils sont ultra-connus, peut-être pas encore très connu du grand public en France, mais ils remplissent des stades et des arènes en Angleterre et aux Etats-Unis. C’est un groupe qu’on rêve d’accueillir depuis le tout début de leur histoire. On y est allé un peu au culot. Finalement, ça l’a fait. Nous sommes hyper heureux de les accueillir cette année. Ce genre de groupe de rock, dans la pure tradition anglo-saxonne, c’est malheureusement de plus en plus rare en France. Ils font seulement quelques dates en France cette année donc on est super heureux de les avoir.

© Lillie Eiger – Le duo rock Royal Blood, originaire de Brighton, est attendu aux Papillons de nuit le samedi 4 juin 2022.

Le rock, comparé au début des années 2000, est moins écouté en France. Le festival Papillons de nuit reste-t-il attaché à ce qu’il y ait une dose de rock, et notamment du rock anglo-saxon ?

Oui. Bien sûr, on suit un peu la tendance comme tout le monde. Il y a plus de rap aujourd’hui qu’il y a dix ans. Mais on reste attaché à ce qu’il y ait une belle diversité musicale sur le festival. On a quatre scènes dont deux entièrement réservés à de la découverte. C’est parfois compliqué  en têtes d’affiche mais on essaie le plus possible, au moins en découvertes, de proposer des groupes de rock français ou étrangers. D’ailleurs, le rock reste malgré tout l’esthétique majoritaire dans la programmation du festival. On a souvent tendance à penser qu’on ne fait plus que du rap ou de l’électro, ce qui n’est pas vrai. Il y a aussi beaucoup de chansons et de rock aux Papillons.

© Manuel Obadia-Wills – Angèle est une des têtes d’affiche de la journée du samedi 4 juin 2022.

Samedi 4 juin 2022, est-ce que ce sera la première venue d’Angèle à Saint-Laurent-de-Cuves ?

Oui, Angèle est une artiste qui devait être programmée sur l’édition 2020 puis 2021 du festival. On a voulu absolument la reprogrammer en 2022 car c’est son année tout simplement. L’album est sorti l’hiver dernier. Elle cartonne. On la voit et on l’entend partout. Pour nous, c’était une artiste incontournable.

Dimanche 5 juin, il y aura notamment Julien Doré. Le chanteur a-t-il déjà chanté aux Papillons de nuit ?

Oui, en 2014, il était un petit moins connu à l’époque mais il commençait a bien cartonné quand même. Aujourd’hui, c’est une tête d’affiche. Il ouvrira la journée du dimanche sur la scène principale, juste avant Dutronc père et fils et Sexion d’assaut. On a un dimanche très familial avec beaucoup de chansons françaises et de variétés. Mine de rien, 2014 date un peu. Nous sommes très heureux de l’accueillir à nouveau Julien Doré. Ce sera un très beau concert.

Julien Doré reviendra à Saint-Laurent-de-Cuves le dimanche 5 juin 2022.

La venue des Dutronc père et fils devrait être un moment clé de cette édition 2022 des Papillons de nuit…

Oui, Jacques Dutronc était venu pour clore la dixième édition en 2010 et son fils était venu en 2012, lui aussi sur la grande scène. Cette fois-ci, ils vont jouer ensemble. Ce sera un beau spectacle, un best-of de leurs plus grands tubes. C’est bien de les voir réunis sur scène. Jacques Dutronc a 79 ans. C’est malheureusement quelqu’un qui va devenir de plus en plus rare. C’est peut-être une des dernières occasions que nous ayons de le voir sur scène. On va en profiter.

Quelle est l’humeur générale dans les coulisses du festival ?

Nous sommes regonflés à bloc. On a hâte d’y être. Tout le monde est sur les starting-blocks. On était sevré d’événements pendant deux ans même si on a tout tenté pour essayer de maintenir un festival en 2020 puis en 2021. Malheureusement, cela n’a pas été possible pour différentes raisons. Nous n’avons qu’une seule envie, c’est d’y être. On sent l’effervescence qui monte. Il y a une attente énorme. C’est la vingtième édition. On va battre notre record de fréquentation. On va accueillir plus de 80 000 personnes cette année à Saint-Laurent-de-Cuves, un village de 480 habitants. On a hâte d’y être, de faire la fête, de passer un beau moment ensemble, de retrouver nos festivaliers, bénévoles, partenaires, artistes et techniciens, qu’on se dise que c’est reparti pour de bon et qu’on en profite.

Comparé à la première édition, il y a beaucoup plus de propositions de festivals. Comment les Papillons de nuit réussissent-ils à se maintenir en forme ?

C’est lié déjà à l’histoire du festival. Il fête cette année sa vingtième édition. C’est le plus grand festival dans le plus petit lieu. On multiplie quand même par 150 la population de la commune le temps d’un weekend, ce qui est unique en France à ma connaissance. Ca participe à une ambiance particulière qu’on retrouve dans un tout petit village, en milieu hyper rural, avec nos 1 400 bénévoles qui nous donnent un coup de main pour monter le festival, accueillir le public, etc. Il y a une ambiance qu’on ne retrouve pas forcément ailleurs. Depuis plus de vingt ans, le festival est organisé par une association à but non lucratif. C’est de plus en plus rare dans le monde des festivals, qui sont de plus en plus privatisés et organisés par des grands groupes privés de divertissement. Les gens ressentent notre côté associatif et indépendant. Les Papillons de nuit, c’est une méga-fête de village avec des supers concerts.

Festival Papillons de nuit, du 3 au 5 juin 2022, à Saint-Laurent-de-Cuves, dans la Manche, avec notamment Rag’n’Bone Man et Macklemore le vendredi, Royal Blood et Angèle le samedi, Julien Doré et Dutronc & Dutronc le dimanche.

Gabbie, chanteuse du trio rock MADAM : « J’aime la figure de la sorcière »

Mercredi 18 mai 2022, le Portobello Rock Club, à Caen, accueillera Madam, un trio féminin qui a sorti début mars son deuxième EP. Interview avec Gabbie Burns, sa chanteuse-guitariste.

© Gabbie Burns – Le trio Madam jouera à Caen le mercredi 18 mai 2022.

Mercredi 18 mai 2022, le trio rock Madam, originaire de Tarbes et Toulouse, montera sur la scène du Portobello Rock Club, à Caen, quelques années après avoir joué dans cette même ville, au Cargö. « Nous partagions la scène avec Psychotic Monks et c’était très cool », se souvient Gabbie Burns, chanteuse-guitariste. Depuis, le quatuor est devenu trio. « Des choses ont changé au niveau des compos, de l’énergie, de l’identité. Nous avons beaucoup travaillé. Ça reste Madam mais c’est aussi quelque chose d’autre à découvrir. »

Marine, à la basse, Anaïs, à la batterie, et Gabbie écoutent des morceaux très différents. « Ça a permis de mélanger tout ça et de ne pas s’enfermer de suite dans une volonté d’un style particulier. On a mis nos influences ensemble et on créé à partir de ça. Composer ensemble reste hyper naturel. »

Le pouvoir des trois

Dans leur deuxième EP, II, sorti début mars, un titre s’appelle Witches. « J’aime la figure de la sorcière », confie Gabbie. « C’est une femme libérée qui sort des codes et créé les siens, sans s’intéresser à ce que les autres peuvent en penser. » La chanteuse-guitariste souligne la sororité au sein du groupe : « Nous avançons toutes les trois ensemble et essayons d’écrire notre propre route ».

Plus de femmes sur scène

Gabbie encourage aussi d’autres femmes à monter sur scène. « Pour les générations qui arrivent, c’est cool de voir que ça se se démocratise de plus en plus. À notre époque, nous n’avions pas énormément d’exemples de musiciennes sur scène. »

Pour la chanteuse-guitariste de Madam, les premières prestations se sont faites grâce à l’école de musique, pour chanter des reprises. « Je me suis rendu compte que cette sensation de monter sur scène, de chanter, de partager ça avec des musiciens, m’enivrait énormément. J’ai rejoint des groupes dès que j’ai pu, pour des reprises puis des compos. » Pour aller plus loin, elle a décidé de monter Madam. « On s’y met à 1000 % dedans. Je suis satisfaite et la petite moi d’il y a dix ans est très contente. »

Madam en tournée

Après Caen, Madam jouera le 20 mai à Vitry-sur-Seine (94), le 25 mai à Chateau-Thierry (02), le 10 juin à Saint-Ave (56), le 25 juin à Perols (34), le 1er juillet à Saverdun (09), le 23 juillet au festival Art Sonic, à Briouze (61), le 29 juillet au festival Terre de zik à Saint-Martin-Sainte-Catherine (23) et le 30 septembre à Montauban (82).