Rap. Sur son nouvel EP, Flooz garde son flow et élargit ses horizons

Vendredi 19 août 2022, le rappeur caennais Flooz a sorti sur les plateformes l’EP cinq titres « Hors-série ».

Huit mois après l’album « Alpha », Flooz vient de sortir l’EP 5 titres « Hors-série ». © P. Jautée

Comme annoncé dans l’émission BalanceTaProg trois jours plus tôt, Flooz a sorti sur les plateformes son EP « Hors-série » vendredi 19 août 2022, seulement huit mois après l’album « Alpha ».

Son ouverture, Qui veut être roi, devait initialement être un single pour juillet. Mais la pochette imaginée par son ami Oren l’a motivé à le livrer avec quatre autres titres.

Un duo en Italie

Le nouvel EP de Flooz se clôture par Piazza, « un ego trip » avec l’artiste italien Boyre. Ce duo a déjà fait l’objet d’un clip tourné en Italie, à Barile, et sorti fin mars.

Pour la suite, Flooz assure avoir déjà du stock pour d’autres EP, un format qu’il affectionne : « sur cinq titres, tu peux mettre un univers précis ».

Flooz a été très inspiré par cette pochette réalisée par un de ses amis. © Oren

La tracklist « Hors-série » :

1 – Qui veut être roi

2 – Titan ft. Monsi

3 – C’est pas compliqué

4 – John Wick

5 – Piazza ft. Boyre

Pour VAALYANT, Valentin Puech revient à ses racines rock

Fin juillet 2022, le chanteur-guitariste néo-zélandais Valentin Puech, originaire de Normandie, a sorti « Surrender », premier single de Vaalyant, son nouveau projet rock. Un EP est prévu pour cet automne.

Après un premier titre dévoilé samedi 23 juillet 2022, Vaalyant prévoit la sortie de son premier EP pour cet automne. ©Vaalyant

Natif d’Alençon (Orne), Valentin Puech vit depuis fin 2013 en Nouvelle-Zélande. « C’était d’abord pour des vacances », se souvient Valentin, « mais elles se sont prolongées, car c’est un pays qui me correspond parfaitement ». Il y apprécie notamment « la nature magnifique », se dit « contemplatif » et préoccupé par l’environnement.

Les paroles de Vaalyant, son nouveau projet rock, sont aussi inspirées par son regard sur l’époque, « le côté décadent de nos sociétés modernes, avec tous les excès liées à la consommation, la violence à tous les niveaux, l’instabilité du monde ».

« Mes textes partent parfois dans des délires post-apocalyptiques où je projette mes angoisses », ajoute le rockeur, âgé de 39 ans. « Il y a une envie d’un retour vers des choses plus pures, essentielles. »

Premier clip en Nouvelle-Zélande

Le premier single de Vaalyant, intitulé Surrender, a été composé il y a moins d’un an. « J’avais d’autres morceaux déjà écrits, mais le riff de celui-ci m’a bien accroché et j’ai voulu l’enregistrer en premier », explique l’auteur-compositeur-interprète, qui a aussi géré le mixage et le mastering.

Le clip « Surrender » de Vaalyant a été réalisé par un de ses amis, Bertrand Remaut.

Pour le clip, dont il a eu l’idée de scénario, il a fait appel à un ami français, Bertrand Remaut, qui vit aussi en Nouvelle-Zélande. Le tournage, « avec une bande de copains », s’est déroulé peu avant Noël, à l’ouest d’Auckland, « un coin très sauvage ». Ce premier single est annonciateur d’un EP 5 ou 6 titres prévu pour l’automne 2022. Le deuxième extrait devrait sortir avant mi-août.

Entre progressif et metal

Avant de monter le projet Vaalyant, Valentin a beaucoup joué dans la rue sous le nom « Folkin’Blue Boy ». Il y jouait ses propres compositions acoustiques et reprenait des standards dont Say it ain’t so Joe de Murray Head. Encore plus tôt, à l’époque où il vivait encore en Normandie, il était le chanteur du groupe metal Echoes of reason, monté sur la scène du festival ornais Art Sonic, à Briouze, en juillet 2010.

« Surrender », le premier single de Vaalyant, est disponible sur les plateformes d’écoute. © Vaalyant

« Je suis revenu à mes racines plus rock, avec des accents progressifs et metal », résume Valentin, qui écoute aussi bien Neil Young que Pink Floyd, Soundgarden, Pearl Jam, Nirvana, Deftones et System of a down, mais aussi du funk et du jazz. En lien avec l’Australie, où il a aussi vécu, le chanteur-guitariste mentionne le groupe metal Karnivool, les rockeurs de Jet et le projet psychédélique Tame Impala.

Vaalyant, balance ta prog !

  • TOOL L’album « Aenimal », en particulier Forty Six & 2
  • STELLY DAN Aja
  • GENESIS The musical box

Metal progressif. NATURAL DISORDER remonte sur scène

Près de deux ans après un concert au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon, les cinq membres du groupe de metal progressif Natural Disorder, basé à Caen, remonteront sur la même scène le vendredi 22 juillet 2022. Un deuxième album se prépare.

Natural Disorder, lors de son concert du 22 août 2020 au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon, dans le Calvados. © Philippe Jautée

Le 19 janvier 2020 sortait « Corrosion & Passion », prometteur premier album de Natural Disorder, groupe metal progressif basé à Caen. Trois mois plus tard, le premier confinement commençait à mettre à mal plusieurs projets, mais le groupe a ensuite ouvert avec brio une belle soirée au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon (Calvados) le 22 août 2020, en compagnie des groupes metal Åkesson et The Last ones standing.

Après quasiment deux ans de discrétion, il est donc temps pour Natural Disorder de faire son retour ! Ce sera sur la même scène, le vendredi 22 juillet 2022, mais cette fois-ci en clôture d’une soirée partagée avec les rockeurs de rockeurs de Madema et les heavy-rockeurs de Distillery.

Sortir du trou

« Vendredi, nous jouerons deux chansons du deuxième album, Emergency exit et I feel alive », annonce Suzy, la chanteuse de Natural Disorder, interrogée par téléphone. Pas de date de sortie pour l’instant mais le prochain album est écrit. « Nous commençons à travailler dessus et on verra pour l’enregistrer plus tard, car on essaie de défendre un peu plus le premier. »

Suzy, chanteuse du groupe Natural Disorder, le 22 août 2020 au Valhalla. © Philippe Jautée

Le deuxième album de Natural Disorder fera le lien avec un de leurs premiers singles, Spelunkers, qui avait fait l’objet d’un clip tourné dans une carrière souterraine à Auvers-sur-Oise, dans le Val d’Oise. « Le morceau I feel alive est en lien avec Spelunkers, l’histoire de cette fille qui tombe dans un trou et qui s’y perd. Dans I feel alive, cette même héroïne arrive à retrouver la lumière et ressort de ce trou où elle est restée des années. »

Le clip Spelunkers, extrait du premier album de Natural Disorder, a été réalisé par François Le Guen.

Autre information divulguée par Suzie : la chanson Karma trauma a été transformée sur le plan vocal. C’est donc une nouvelle version qu’écouteront les spectateurs du concert du 22 juillet au Valhalla.

Envoyer du bois

La taverne brettevillaise étant connue, entre autres, pour la possibilité d’y lancer des haches, la chanteuse de Natural Disorder confie avoir toujours eu « la chance du débutant » : « je touche le tronc au premier lancer, mais je ne touche plus rien ensuite ».

D’après la même source, Arthur et Childé seraient les deux membres qui s’en sortent le mieux au lancer de haches, ce qui reste à vérifier le 22 juillet ! Pour la suite, des dates de concert devraient être annoncées prochainement, fin août dans la Manche et en octobre dans l’Orne.

Margaux, guitariste de Natural Disorder. © Philippe Jautée

Soirée concert au Valhalla, 6 avenue de la Grande plaine à Bretteville-sur-Odon, près de Caen, avec Distillery, Madema et Natural Disorder le vendredi 22 juillet 2022, de 20 h à 1h.

BalanceTaProg spécial Muse

Première diffusion en direct le mardi 17 mai 2022. Rediffusion le mardi 5 juillet 2022, sur Radio 666 (99.1 FM Caen) de 20 h 30 à 22 h 15, à l’occasion du concert de MUSE du 6 juillet, en soirée before du festival Beauregard.

Muse programmé le mercredi 6 juillet 2022 au festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair. © Nick Fancher

Qui a balancé sa prog ?

  • Paul Langeois, programmateur du festival Beauregard
  • Quentin, graphiste du festival Beauregard, fan de Muse
  • Justine, Jean-Robert et Jérôme, fans normands de Muse
  • et des membres du fan-club officiel français Muse France

Le duo Bafang a ouvert l’édition 2022 du festival Beauregard

Lancelot et son frère Enguerran, qui forment le duo normand Bafang, ont joué sur la même scène que Last Train et Muse, mercredi 6 juillet 2022, en before du festival Beauregard.

Mercredi 6 juillet 2022, le duo afro-rock Bafang a assuré la mission d’ouvrir la soirée before du festival Beauregard qui accueillait aussi Last train et Muse. Rencontre avec Lancelot et Enguerran à l’issue de ce concert.

Qu’est-ce que ça fait d’ouvrir pour Muse ?

Lancelot : Ça fait extrêmement plaisir qu’on nous sollicite avec ce groupe qui maintenant fait partie peut-être des légendes du rock.

Enguerran : On était très heureux de voir qu’un groupe comme Muse amène autant de public avant même qu’il joue et qu’on a pu profiter de ce public qui était très ambiancé.

Aviez-vous déjà été à Beauregard en tant que festivalier ?

Lancelot : Je l’ai déjà fait en tant que festivalier, plusieurs fois. L’année où il y avait Etienne Daho était vachement bien. Je me souviens aussi de Lenny Kravitz et Sting. Il y a toujours des super belles affiches.

Enguerran : Moi, jamais. Par contre, en 2018, on avait eu l’occasion d’y jouer sur une autre scène. Le fait d’y jouer sur cette grosse scène cette année était mortel.

Récemment, vous avez assuré une tournée qui vous tenait à cœur…

Lancelot : Oui, la tournée au Cameroun, d’où nous sommes originaires. On a fait ça pendant un mois. Nous sommes partis durant la Coupe d’Afrique des Nations. Nous avons joué à Bafang d’où sont originaires nos grand-parents. C’était une chose à faire, indispensable. Nous avons eu la chance de faire ça et c’était formidable.

Enguerran : C’était une consécration car on a appelé ce groupe par le nom du village de nos ancêtres. On a été hyper bien reçus. C’était fabuleux.

Que nous réserve Bafang ces prochains temps ?

Engerran : Nous serons le 7 juillet aux Terrasses du jeudi de Rouen. Ensuite, nous monterons dans le Nord, au En Nord Beat Festival, à Bailleul [le dimanche 10 juillet, NdlR]. On va continuer à tourner jusqu’à mi-octobre avec un super tourneur chez lequel nous avons signé il n’y pas longtemps, Come on tour. On a quelques petites touches pour une tournée africaine fin 2023. Suivez-nous sur tous les réseaux ! Vous aurez de belles surprises.

Avez-vous vu dans l’affiche festival Beauregard des noms qui vous parlent ?

Lancelot : Bien sûr ! Cannibale, que j’adore vraiment ! Après, il y a Annabella Hawk, de la région, qu’on suit. En gros truc, il y a Muse qui est énorme. Orelsan, je pense que pour les Caennais c’est un gros truc.

Enguerran : J’avoue que Muse est un niveau assez élevé pour un festival. Je suis aussi fan. J’ai appris à la batterie avec des plans de Muse. C’est une belle surprise.

Garage pop. Charlie Quid a tourné à Caen le clip de « Lamppost light »

Avec un son plus rock qu’à ses débuts, Charlie Quid revient avec le titre « Lamppost light ». Mercredi 6 juillet 2022, le quatuor dévoile le clip tourné à Caen.

Le quatuor garage-pop Charlie Quid, basé à Caen, sortira un EP 5 titres en septembre 2022.
© 2022 Margot Douchet

Mercredi 6 juillet 2022, Charlie Quid fait son retour avec le titre Lamppost light, annonciateur de l’EP 5 titres Midlife crisis, prévu en septembre. « Ce sera le deuxième EP de Charlie Quid mais le premier enregistré en groupe », explique le chanteur-guitariste Léo Gambini. « Avant, j’étais plus attiré par la bedroom pop. Maintenant, j’écoute plus de post-punk. » Les rencontres avec ses comparses Maxence, Vincent et Nicolas y ont contribué.

Pour les paroles, Léo Gambini reste inspiré par le passage à l’âge adulte et s’en amuse avec le titre du futur EP. « Je me vois déjà en crise de la quarantaine alors que je peine à me voir adulte », confie le chanteur, qui aura 25 ans dans quelques semaines.

Clin d’œil aux 90’s

Né à la même époque que le morceau, le clip de « Lamppost night » a été coréalisé par Léo et son ami Alexandre Bobée en février 2020, avant le premier confinement. Il a été tourné au caméscope, en clin d’œil aux années 90 : « je naissais et mon père avait l’âge que j’ai aujourd’hui ».

Le clip de Lamppost light prend la forme d’une carte postale. On y suit deux amis venant de débarquer à Caen : « On aime bien notre ville alors on a pris plaisir à faire ça ». Deux autres clips tournés au caméscope sont prévus pour promouvoir l’EP Midlife crisis.

BalanceTaProg : retour sur Papillons de nuit 2022

Première partie des interviews enregistrées dans les coulisses de la vingtième édition du festival Papillons de nuit, qui se déroulait les 3, 4 et 5 juin 2022 à Saint-Laurent-de-Cuves, dans la Manche. Diffusion le mardi 14 juin 2022, sur Radio 666 (99.1 FM Caen) de 20 h 30 à 21 h 30 puis sept jours en replay sur radio666.com.

Max666 avec Isïa Marie, dimanche 5 juin 2022, au festival Papillons de nuit, à Saint-Laurent-de-Cuves (50). © David Wooldridge

Qui balancera sa prog ?

  • Tessae
  • Nobody’s cult
  • Isïa Marie
  • Ineige

170 39 : la fin du monde en trois EP

La fin de la semaine est proche ! Le duo techno-hybride, aux influences metal progressif, célébrera son troisième EP dans la nuit du 1er au 2 juillet 2022 à Cherbourg-en-Cotentin. Le rituel suivant aura lieu quelques heures plus tard à Caen.

Depuis 2018, Champy et Marsouin forment ensemble le duo techno hybride 170 39.
Le duo a sorti son troisième EP fin mai 2022. © Philippe Jautée

Après avoir sorti Last rendition, son troisième EP 5 titres fin mai 2022, le duo techno-metal 170 39, formé en 2018, envisage aujourd’hui la production d’un album. En attendant, Champy et Marsouin poursuivent leur série de concerts. Ils passeront dans la nuit du 1er au 2 juillet 2022, à 1 h 30, au festival Les Art’zimutés sur la plage verte de Cherbourg-en-Cotentin, puis le samedi 2 juillet au Portobello Rock Club, à Caen, « avec l’envie de faire la teuf avec le public », précise Marsouin, multi-instrumentiste qui aime toujours autant bouger sur scène.

Cavaliers de l’apocalypse

Au Portobello, Marsouin et Champy partageront la scène avec un autre duo hybride, D·E·M, soit quatre cavaliers de l’apocalypse dans la même soirée ! « Quand nous les avions découverts, on s’était dit que c’était bien d’avoir un groupe dont l’univers colle un peu aux nôtres car nous étions un peu des Ovnis dans des programmations techno », se souvient Marsouin.

Son complice remarque une complémentarité : « Nous sommes plus software et instruments, eux utilisent instruments et synthétiseurs. Sinon, comme eux, on aime mélanger metal et musique électronique. »

Les deux binômes ont aussi en commun d’aimer Rezz et Gesaffelstein. 170 39 aime d’ailleurs revisiter sur scène le célèbre titre Pursuit du compositeur et DJ lyonnais.

« Blackout » est extrait de « Last rendition », troisième EP de 170 39 sorti fin mai 2022.

21e édition du festival Les Art’Zimutés du 29 juin au 2 juillet 2022, sur la plage verte de Cherbourg-en-Cotentin. 170 39 y jouera dans la nuit du 1er au 2 juillet, à 1 h 30, sur la scène La Cale Sèche.

Soirée electro techno au Portobello Rock Club, à Caen, le samedi 2 juillet, à partir de 22 h, avec 170 39, D·E·M et PolarX.

Darksynth. Le duo caennais D·E·M sort son premier EP

Déjà vu deux fois en concert au bar caennais Au Chef Raide, notamment le soir de la fête de la musique, puis au Cargö le 22 juin, le groupe D·E·M montera sur la scène du Portobello Rock Club, également à Caen, le samedi 2 juillet. Théophile et Gaëtan y fêteront la sortie de leur premier EP.

Mercredi 22 juin 2022, D·E·M prenait place sur la scène du Club de la salle Le Cargö, à Caen, juste après un concert du groupe rock Atrahasis. ©2022 Philippe Jautée

« Nous nous sommes vus au lycée sans interagir, mais on nous a présenté  quand j’étais en L1», se souvient Gaëtan. « Pendant un moment, on se connaissait sans savoir qu’on faisait de la musique l’un comme l’autre », ajoute Théophile. « Je faisais de la guitare dans mon coin. »

Très vite, les deux jeunes musiciens remarquent qu’ils sont sur la même longueur d’onde. « Nous sommes très contents de bosser à deux, avec un bon rythme, sans moment de pause », déclare Gaëtan. « Il est facile de s’organiser à deux et nous souhaitons nous professionnaliser », ajoute Théophile. « Ce n’est pas un hobby. »

Théophile et Gaëtan vous souhaitent la bienvenue. ©2022 Philippe Jautée

Fil rouge

Avec la soif d’apprendre, les deux musiciens ont trouvé ensemble un « fil rouge » pour leur son. Après quelques expérimentations vers la funk, leur synthwave est résolument sombre et leurs concerts ont des allures de cérémonies peu rassurantes. Sur scène, maquillés, les deux artistes incarnent des personnages. « Il y a du personnel, du ressenti, de l’émotion, quelque chose de macabre », résume Gaëtan. « C’est très cathartique, un peu étrange, parfois malsain. C’est très vaste. »

« Control » est un extrait du premier EP de D·E·M
·

Son hybride

Interrogés sur les sujets qui les inspirent, D·E·M aborde le transhumanisme.Leurs envies musicales se portent sur le mélange des synthés numériques et analogiques, quelque chose d’hybride. Les spectateurs sont nombreux à être interpellés par l’utilisation d’une guitare neuf cordes et d’une keytar, clavier porté comme une guitare. « On a mangé beaucoup de pâtes pour se payer le matos », confie Gaëtan.

Jeudi 31 mars 2022, le duo synthwave D·E·M jouait au Chef Raide, à Caen. Ils y sont retournés le 21 juin pour la fête de la musique. ©2022 Philippe Jautée

Tracklist

Les trois premiers singles de D·E·M se retrouvent dans leur premier EP « D·E·M » disponible fin juin en streaming. Il contient neuf titres dont voici l’ordre :

  • Devotion
  • Black redemption
  • Escape
  • Offering
  • Control
  • Doors of nightmare (composition jamais jouée en concert)
  • Hatred
  • The awakeness
  • Apocalypse
Le premier EP 9 titres de D.E.M sortira le samedi 2 juillet 2022. ©2022 Philippe Jautée

D·E·M, balance ta prog !

Album de référence pour Théophile : Meliora de GHOST

Album de référence pour Gaëtan : New model de PERTURBATOR

Le duo caennais mentionne aussi Carpenter Brut, Justice, Gesaffelstein, Behemoth, l’artiste electro Lorn.

Concert release party de D·E·M le samedi 2 juillet, à partir de 22 h, au Portobello Rock Club, à Caen, avec aussi PolarX et le duo techno-metal 170.39.

MUSE à Beauregard : « un défi » pour le programmateur Paul Langeois

Muse jouera le mercredi 6 juillet au festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair. © Nick Fancher

C’est avec une immense tête d’affiche que le festival Beauregard retrouvera les festivaliers après deux éditions empêchées par une pandémie : le trio britannique Muse jouera pour la première fois à Hérouville-Saint-Clair le mercredi 6 juillet. Interview avec Paul Langeois, programmateur et co-directeur du festival Beauregard.

Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, vous avez programmé Muse au festival Beauregard pour le mercredi 6 juillet. Etait-ce prévu depuis longtemps ?

Paul Langeois : Ce n’était pas du tout dans les tuyaux. Lors de conférences de presse, j’étais régulièrement interrogé là-dessus, mais ce n’était pas dans la programmation que j’étais en train de travailler. C’est une succession de hasards chanceux qui ont permis de programmer Muse en dix jours. Ça s’est fait extrêmement vite.

Le 26 août, Muse sortira Will of the people, son neuvième album studio. Côté actualité, Beauregard est donc dans les clous…

Oui, c’est toujours important d’avoir des artistes qui ont une actualité. Il y a des artistes qui sont passés deux ou trois fois à Beauregard mais, à chaque fois, il avaient un nouvel album. Pour Muse, on savait qu’il y avait un nouvel album, ce qui était bien aussi. Après, il y a des groupes comme ça qui n’ont pas forcément besoin d’un nouvel album pour reconquérir un nouveau public. Ce nouvel album est bon. C’est aussi un retour à un Muse plus rock. C’est peut-être aussi ce que je préfère dans ce groupe, comme les premiers albums beaucoup plus metal.

Showbiz, le premier album de Muse, est sorti en 1999. Arriviez-vous à imaginer que ce groupe atteindrait plus d’une vingtaine d’années à son compteur et autant d’albums et de stades ?

Non, on ne peut jamais imaginer ça, surtout avec un premier album. Au départ, c’est un groupe qui fait un bon album, qui a une bonne presse et qui commence à bien tourner. Mais de là à s’imaginer que ce groupe-là ferait deux stades de France d’affilée ou des choses comme ça, même eux ne pouvaient pas s’imaginer. Mais je dois avouer que je ne peux pas me considérer comme un fan de Muse. En tant que programmateur, c’est un groupe que j’ai entendu, vu et suivi. Ce n’est pas un groupe que je passais non-stop chez moi, mais c’est un groupe qui était pertinent et intéressant. Dès le début, ça a tapé fort.

Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, a programmé Muse au festival Beauregard. © P.J.

Selon vous, qu’est-ce qui fait que le succès de Muse ne se dément pas ?

C’est toujours compliqué de dire pourquoi ce groupe-là plutôt qu’un autre a pu exploser. Il y a des caps dans des carrières d’artistes, comme des carrières de sportif. Il y a des moments où un sportif va être au meilleur de sa forme telle ou telle année, puis retomber, avant de revenir parfois. Il y a des groupes qui arrivent à franchir le cap d’être des groupes de stades. D’autres groupes étaient sur le point de le faire, mais n’ont jamais passé le cap parce que le public n’a pas suivi suffisamment. Ça ne s’explique pas forcément. Je pense que Muse a apporté une nouveauté. De par son chanteur et sa voix, ce groupe est très identifiable. Il y a ces gros riffs de guitare très metal avec par-dessus un chant à un moment donné comparé à celui de Thom Yorke. Sur Muse, le chant a fait la différence, a donné une vraie identité au groupe. Il y en a qui détestent et d’autres qui adorent. Clairement, il y en a plus qui adorent.

Muse à Beauregard, est-ce que ça demande une logistique particulière ?

Toujours ! C’est comme quand on a accueilli Depeche Mode. On accueille des très gros groupes internationaux qui ont l’habitude de jouer dans des stades devant 80 000, 100 000, 120 000 personnes parfois. Il y a toute une logistique particulière, des fiches techniques beaucoup plus importantes. On accueille les artistes et les groupes avec la même envie de les accueillir et de leur faire plaisir. Mais accueillir un groupe quand ils sont 15 – 20 n’est pas la même chose qu’accueillir un groupe avec 70 personnes. Là, c’est une très grosse fiche technique. Il y a des décors, de la pyrotechnie, plein de choses. C’est une préparation technique plus poussée, plus pointue, et un accueil d’artistes très précis. Après deux années sans festival, faire que notre première journée soit l’accueil de Muse est d’autant plus un défi.

Mercredi 6 juillet, au festival Beauregard, le groupe français Last Train jouera juste avant Muse. © P.J.

En premières parties de Muse, il y aura le duo normand Bafang et le groupe Last Train. Ce dernier a déjà joué pour une belle soirée before à Beauregard, celui du groupe Les Insus le 30 juin 2016…

Oui, et Last Train devait être programmé à Beauregard en 2020 et reprogrammé en 2021. Quand il y a eu cette opportunité de faire Muse, nous nous sommes dit que leur proposer d’ouvrir pour Muse était un beau cadeau. Ils l’ont déjà fait et ils sont ravis de pouvoir le refaire.

C’est le moment de choisir un titre de Muse à diffuser dans BalanceTaProg !

Stockholm syndrom, extrait de l’album Absolution.

Festival Beauregard du mercredi 6 au dimanche 10 juillet 2022, au parc du château de Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair. La soirée d’ouverture, le 6 juillet, réunira Bafang, Last Train et Muse.