Annoncé par le single « 7am », sorti le 21 février, le groupe de surf-pop Beach Youth dévoilera en avril son deuxième album. Les quatre musiciens, toujours aussi inspirés par le soleil et les plages normandes, le fêteront par un concert à Logre, à Caen.
Le groupe Beach Youth réunit Étienne Froidure, au chant, à la guitare et au clavier, Simon Dumottier aux paroles et à la guitare, Gautier Caignaert à la batterie et Félix Loison à la basse. Le deuxième album du groupe, « Sunbathing », sortira le 4 avril 2025.
Le quatuor normand de surf-pop Beach Youth, dont les premiers concerts remontent à 2014, dévoilera le vendredi 4 avril Sunbathing, son deuxième album, chez les labels caennais WeWant2Wecord et Collectif Toujours et le label américain Fogwood Records. Le successeur de Postcard, sorti en 2021, contiendra onze titres enregistrés aux Studios Télémaque, à Fresney-le-Puceux (Calvados) par Nico Brusq, déjà à l’œuvre pour Singles, premier de leurs deux EP, sorti en 2017, puis pour l’album Postcard.
« Nous gardons une esthétique fidèle au début, l’envie de faire de la musique solaire, de la musique de vacances, mais nous avons peut-être délaissé le format batterie-guitare-basse pour s’amuser plus avec des claviers », indique Étienne, chanteur-guitariste et claviériste.
« C’est toujours du Beach Youth, avec des guitares un peu surf, mais nous sommes moins timides pour changer de son et il y a des virages dans les chansons, une plus grande palette. »
Si le single 7am, dont le clip a été tourné à Granville, est « calme, très contemplatif », d’autres chansons du nouvel album sont annoncées « plus rock » par Étienne.
Bain de soleil
Ce deuxième album a été nommé Sunbathing, traduire « bain de soleil », en réaction au choix de la pochette, une photo de Kiki de Saint Sulpice. « Elle a réalisé une série de photos sur une plage du Brésil qui nous a beaucoup plu », précise Étienne. La couverture, qui montre un homme faisant bronzette, sera révélée ce mois-ci.
Release party
Pour fêter dignement Sunbathing, Beach Youth jouera lors de sa release party le vendredi 11 avril, à 20h30, à Logre, pôle culturel situé aux écuries du Quartier Lorge, à Caen.
Beach Youth sur la scène du festival La Revoyure le 27 août 2022.
À cette occasion, Kiki Saint Sulpice, connue aussi sous le nom d’artiste Méchant téton, assurera un DJ set. La billetterie pour cette soirée est accessible sur le site internet helloasso.com .
Le Cour, Chœur et Orchestre Universitaire Régional de Caen, accompagnera de nouveau les groupes de metal Drenaï et Adaryn le vendredi 17 janvier 2025, lors de la deuxième soirée « Cordes en metal » à l’amphithéâtre Pierre Daure, à Caen.
En montant le spectacle Cordes en metal, Camille Dominique, cheffe des cordes du COUR, Chœur et Orchestre Universitaire Régional de Caen Normandie, souhaitait allier l’orchestre qu’elle dirige aux deux groupes normands de metal et folk metal dans lesquels elle joue, Drenaï et Adaryn. Il s’agissait aussi pour la violoniste de « donner une profondeur symphonique aux compositions » de ces deux groupes.
Mélange des styles
De la première édition qui s’est tenue le 22 février à l’amphithéâtre Pierre Daure, au campus 1 de l’université Caen Normandie, Camille a retenu un « mélange des styles qui fonctionnait, autant sur scène que dans le public, avec notamment des gens qui ne connaissaient pas du tout le metal avant ». L’envie de reconduire le spectacle est très vite apparu et un deuxième rendez-vous se tiendra donc le soir du vendredi 17 janvier 2025, toujours à l’amphithéâtre Pierre Daure.
Le spectacle sera similaire à celui proposé l’an dernier, avec sur scène « une petite cinquantaine de personnes du COUR, soit quasiment un tiers de son effectif ».
L’aspect pédagogique est aussi maintenu. « Entre les morceaux, il y a des explications sur ce qu’est le metal et sur les différents aspects dans ce monde musical », souligne Camille.
« Nous parlons du chant guttural, du headbang, de l’utilisation d’une double pédale de grosse caisse. »
Autant d’éléments à découvrir ou redécouvrir le vendredi 17 janvier 2025, à l’amphithéâtre Pierre Daure, au campus 1 de l’Université Caen Normandie, de 20h30 à 22h30. Pas de paiement en CB sur place. Billetterie en ligne.
Doūche, trio garage-pop composé du chanteur-guitariste Aymeric, 32 ans, aux influences brit-pop et brit-rock, du bassiste Guillaume, 28 ans, marqué par le punk-rock, et du batteur Peng, 26 ans, s’est formé à Caen. Les deux premiers se sont rencontrés en 2019 à l’école d’ingénieurs. En 2023, ils ont fait la connaissance de Peng, un élève du Conservatoire de Caen qu’une amie leur avait conseillé.
« Nous cherchions un batteur depuis plusieurs mois, nous en avons auditionné plusieurs un après-midi, il était le premier et les suivants n’avaient alors aucune chance », se souvient Guillaume. « Il a sa patte jazz qui colle avec le rock que nous faisons et qui fait que ça sonne unique. Et il a une présence scénique très cool ! » Pour leur groupe, les trois musiciens se donnent à fond, à raison de trois répétitions par semaine.
« Nous avons un local qui nous permet de bosser rapidement. »
Guillaume, bassiste de Doūche
Savoir se jeter à l’eau
La formule a rapidement fait ses preuves. Après un live acoustique le 31 janvier au Portobello Rock Club, à Caen, leur participation au tremplin Phénix Normandie, à la Maison de l’Étudiant de Caen, en février, leur a valu une place pour la finale caennaise le jeudi 18 avril, dont ils sont sortis lauréats. Le groupe compte désormais une vingtaine de concerts effectués, dont ceux de la tournée du tremplin.
Le groupe a notamment aimé jouer au Circuit, à Cherbourg. « Il y avait aussi un groupe de jazz de Rouen et uen fille au piano-voix qui vient du Havre », se souvient Guillaume. « Le courant est très bien passé et jouer dans une SMAC, avec de superbes conditions, nous a mis sur un petit nuage. Ça a vraiment annoncé une belle tournée du tremplin qui s’est conclue au Tetris, au Havre. »
Les conditions de la réussite
Guillaume a aussi été marqué par les trois jours de résidence au Big Band Café, en octobre, qui ont donné lieu à une sortie de résidence. « La scène est vraiment chouette et le son est incroyable », commente le bassiste.
« Nous n’imaginions pas jouer au BBC dès cette année. »
Guillaume, bassiste de Doūche
Après deux concerts à domicile (El Camino le 29 novembre et le Portobello Rock Club le 7 décembre), Doūche retournera au Circuit, à Cherbourg, cette fois-ci pour le tremplin des musiques actuelles en Cotentin, le samedi 14 décembre. Le trio y croisera alors The Weekend Stars, Urbam, Marla Wallace et Welcome Nogaro. Doūche donne aussi rendez-vous le samedi 11 janvier à Rouen, pour leur premier concert au 3 pièces Musik’Club.
Pour Doūche, l’année 2025 devrait être marquée par la sortie d’un EP qui contiendra quatre ou cinq compositions. Les quatre jours d’enregistrement, début août, aux Studios Télémaque, dans le Calvados, ont été financés par le tremplin Phénix. Le mixage est en cours et le groupe espère une sortie au printemps. Pour l’annoncer, un premier single sera accompagné d’un clip, dont le tournage s’est déroulé en extérieur, près de Caen.
Samedi 8 juin 2024, le trio punk-rock humoristique de Caen Whereiskebab? a fêté ses dix ans à domicile, au Portobello Rock Club. Interview avec le chanteur-guitariste Kébab Le Tronc.
Kébab Le Tronc, le concert anniversaire du 8 juin 2024 au Portobello Rock Club, à Caen, était une grande première pour le trio Whereiskebab. Qu’est-ce qui a donné envie de fêter les 10 ans ?
Nous nous sommes dit qu’une décennie était emblématique pour un groupe qui ne pensait pas aller aussi loin. C’était assez intense pour se dire « allez, on essaie de faire un truc cool pour fêter la décennie ».
Quel est ton bilan de cette fête ?
C’était au-delà de nos espérances. C’était ultra bienveillant. Tout le monde avait la banane. L’ambiance était folle. Et on a fait complet. C’était trop bien ! Voir des têtes que nous n’avions pas vu depuis longtemps, des gens de groupes, des gens d’un peu partout qui ont contribué de près ou de loin à ce projet, c’était fou. Et avoir notre amie Ella Gunn et Les agités du bocal était trop cool. C’était parfait. Nous sommes encore sur un petit nuage.
On a joué dans un festival près de Coutances pour une association caritative. Elle avait un pull Blink 182 et c’est ce qui a créé le contact. Quand on a vu son concert, on s’est dit que c’était très bien. Après notre concert, on a discuté, elle nous a dit « c’est trop bien ». On ne se doutait pas qu’elle écoutait du punk-rock et on a découvert qu’Ella Gunn jouait avant dans 64 dollar question. Nous avions les mêmes références. Coup de foudre amical direct ! C’est une chouette personne.
Et comment avez-vous découvert Les agités du bocal ?
Pareil, sur une date de concert. On avait joué avec eux et avec Les Ptits Jésus voyageurs dans une salle à Bolbec. La Fabrik à Sons organisait une soirée Rock’n’Drôle party. On avait bien rigolé avec eux. On a rejoué avec Les Agités du bocal pour l’Armada, à Rouen, et on a alors eu plus l’occasion de discuter avec eux.
Sur la scène du Portobello, pour le concert anniversaire, le rappeur Axio est monté sur scène. Quel était le morceau ?
C’était le morceau Rien à perdre disponible sur sa Brotape volume 1. Nous sommes super contents de l’avoir fait en live.
Du rap sur du punk, est-ce un exercice que tu connaissais déjà ?
Pas du tout. C’était un morceau assez compliqué à composer. Axio voulait une musique punk-rock californienne. C’était très compliqué de poser du texte dessus. Quand j’ai écrit mon couplet, il m’était compliqué d’écrire quelque chose de sérieux, ça faisait longtemps. Il fallait une osmose, que le morceau ne soit pas dénaturé. Mais c’était un très bon exercice. Ce morceau est passé par plusieurs étapes. Nous nous sommes dit qu’il n’allait pas sonner terrible mais, au final, on a réussi à faire quelque chose qui correspond aux deux projets et nous en sommes très contents.
Vers la fin du concert anniversaire, un guitariste est monté sur scène. Qui était-ce ?
C’est Josselin, notre ingénieur son qui nous suit depuis dix ans. Il avait un groupe avant. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas joué de guitare sur scène. C’était le meilleur hommage qu’on pouvait lui faire pour ce concert-là. C’était chouette de le voir prendre la guitare. Il était très content. On le remercie à chaque fois. C’est vraiment le quatrième membre du groupe.
À la base, Whereiskebab? n’était pas fait pour durer. On voyait ce que ça pouvait donner. Finalement, ça devient essentiel à nos vies, à notre bien-être.
Kébab Le Tronc, chanteur-guitariste de Whereiskebab?
Le line up de Whereiskebab? a-t-il évolué en dix ans ?
Nous avons toujours eu le même line up. Et Josselin nous suit depuis neuf ans et demi. Nous sommes toujours très heureux. Evidemment, dans un groupe, il y a toujours des moments de doute, comme dans un couple. On évolue ensemble. On a toujours la même passion. On rigole toujours autant. On se déteste toujours autant parfois (rires) mais c’est toujours trop chouette.
Parmi vos influences, tu mentionnes Sum 41 et Blink 182. Quelles sont les autres ? Est-ce que Green Day en fait aussi partie ?
Oui, jusqu’à l’album Dookie. Pour ma part, je suis très fan du groupe NOFX. Notre bassiste Tus est plus de l’école Red Hot Chili Peppers et Vulpeck. Il aime aussi Royal Blood. Le batteur Sid est plus de l’école The Ramones et Against Me!. Il aime aussi beaucoup les Red Hot.
Kébab, tu es tatoueur et tu dessines. Est-ce que ça a pu inspirer la musique de Whereiskebab?Ou est-ce l’inverse ?
C’est plutôt l’inverse. Je fais tous les visuels pour Whereiskebab?. On essaie de placer un maximum de chats partout car on aime beaucoup les chats ! On est très influencé par la pop-culture. Ça se voit un peu dans notre merch.
Votre goût pour la pop-culture s’entend aussi dans vos morceaux. Je pense au coup de gueule sur la machine hollywoodienne et de ses nombreux reboots…
Oui, sur le morceau Hollywood carnage ! Je ne vais pas dire que nous sommes des puristes, mais il y a des films qui ont influencé les personnes que nous sommes aujourd’hui et ça nous met un petit peu en colère de voir que des licences sont prises pour en faire n’importe quoi. Nous essayons de tacler un peu tout le monde pour mettre tout le monde au même niveau et qu’il n’y ait pas de différence de classe, que tout le monde rigole. Un gars en concert nous a dit qu’on faisait « de l’insolence bienveillante » et maintenant on le redit car c’est bien résumé !
Déjà plusieurs albums dont du live. Avons-nous des chances de voir sortir un album live de vos 10 ans ?
Oui, on espère vraiment faire cet album live, ce serait trop chouette. Jocelyn est déjà en train de dérusher ce qui a été enregistré au Portobello. En tout cas, la pochette est déjà prête. Il y avait peut-être déjà un indice sur l’univers de la pochette dans le décor des 10 ans. On aimerait beaucoup faire ce live. En plus, ce concert était filmé ! Il y a pas mal de dérushage. Nous sommes indépendants donc on fait tout par nous-même, ça prend un peu de temps.
Est-ce que cet album live aurait droit au format physique ?
Oui, on aimerait bien en physique si ça sort.
Vous avez déjà sorti du live en physique…
Oui, notre premier album live, enregistré à Caen, au El Camino, il y a quelques années. Il était inspiré du live de Blink 182, The Mark, Tom and Travis Show. Le nôtre s’appelait The Sid, Tus & Kebab Show et j’avais parodié la pochette du live de Blink 182. Et pour la pochette de l’album live des 10 ans, j’ai peut-être parodié une pochette d’un orchestre qui se prénomme Jour vert ! [NDLR: de quoi suggérer fortement un hommage à l’album culte « Dookie » de Green Day.]
Quel est ton regard sur la scène punk-rock de Caen ? Est-ce qu’il y en a beaucoup selon toi ?
Il y en avait beaucoup plus avant. En punk-rock humoristique, je crois que nous sommes les seuls à Caen. Ce n’est pas un style facile à placer. Dans les groupes punk-rock qui cartonnent à Caen, mais pas du tout dans le même univers que nous, il y a The Eternal Youth qui ressort du lot. C’est vraiment très chouette. Ils sont très forts. Il y a aussi Lapin blanc. Et il y a aussi The Little Birds, mais je crois que c’est plus punk que punk-rock.
Revenons à ta rencontre avec tes deux comparses de Whereiskebab? : est-ce qu’il y avait alors une évidence ?
La première fois que nous nous sommes rencontrés, un peu comme avec Ella Gunn, ce fut le coup de foudre amical direct ! Tout était simple. Et on aimait beaucoup rigoler ensemble. À la base, Whereiskebab? n’était pas fait pour durer. On voyait ce que ça pouvait donner. Finalement, ça devient essentiel à nos vies, à notre bien-être. Nous sommes heureux de toujours faire de la musique et de voir qu’il y a toujours des gens qui nous soutiennent. C’est incroyable. On ne réalise pas trop.
Un an et demi après son premier EP de trois titres, The Songwriters sort sur les plateformes A record called love, qui en contient cinq. Interrogé par téléphone huit jours avant cette sortie du 24 mai, le duo pop-folk, originaire de l’Orne, a annoncé un EP « plus solaire, plus énergique » avec deux slows mais aussi des morceaux plus dynamiques, « pensés pour le live, quelque chose de plus festif ».
Comme le laisse deviner son titre, il sera beaucoup question d’amour, « celui des autres, l’amour de soi-même et le fait d’apprendre à s’aimer », précise Loïcia.
Inspiré par l’amour et l’art déco
D’abord annoncé en mars par le titre I will, dans une version bien différente de leurs premiers concerts, puis Give me a sign en avril, le deuxième EP de The Songwriters aura droit à un clip quelques jours après sa sortie, avec la même équipe que celle du clip The right way. Pour illustrer le morceau Love your mind, le groupe normand s’est rendu à La Cité de la mer de Cherbourg.
Le duo, qui navigue entre nostalgie et modernité, se dit à la fois inspiré par l’aventure des paquebots transatlantiques et le style art déco. « Nous avons recréé une salle de restauration pour être plongé dans une époque, tout en gardant notre identité vestimentaire », précise Loïcia. Le résultat sera révélé sur la toile le mardi 28 mai à 19 h.
Prestigieuses premières parties
Parmi des souvenirs scéniques déjà marquants pour eux, le groupe, qui a notamment joué à l’Armada de Rouen, le 16 juin 2023 avant Amir, Lotti et Black M, mentionne aussi sa première partie pour Zaho de Sagazan au Kubb, à Évreux, le 13 octobre 2023, « avec un public très ouvert à notre style », se souvient Max, ou bien encore la première partie de Cali & Steve Nieve au Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair, le 2 février 2024.
Au programme des 30 ans de La Luciole
Pour défendre sur scène leur deuxième EP, The Songwriters n’auront pas longtemps à attendre puisqu’ils joueront le soir-même, vendredi 24 mai, à 19 h, au Cargö, à Caen, dans le cadre du tremplin artistique normand Younivers, en entrée libre. Le groupe jouera aussi pour les 30 ans de La Luciole, scène de musiques actuelles d’Alençon (Orne), précisément lors du jour 3, vendredi 14 juin, à 19h30, au Parvis de la Luciole.
Dès son premier concert, le trio rock Doūche avait fait sensation le 15 février 2024 à la Maison de l’Etudiant de Caen. Ils ont doublé la mise le 18 avril en finale d’un tremplin.
Composé d’Aymeric au chant et à la guitare, Guillaume à la basse et Peng à la batterie, le jeune trio garage pop Doūche a remporté le Tremplin Phénix Normandie de la Maison de l’Étudiant de Caen 2024. Lors de la finale, jeudi 18 avril, les trois rockeurs étaient opposés au rappeur Romzar et au duo rap Creator.
Deux mois plus tôt, lors du deuxième des trois matchs de cette édition du tremplin, c’est face au groupe de pop expérimentale Jam Jam et au duo rap Gaala et Yuma que les trois rockeurs avaient obtenu leur place en finale. C’était alors leur premier concert.
Le jeune groupe, qui se dit influencé par Artic Monkeys, Royal Blood et The Strokes, a aussi joué le 14 mars, au Bistrot du Palais, à Caen, et a proposé le 6 avril un « festival secret caennais » où ils ont enregistré en concert une de leurs compositions, « Dark sparks », diffusé lors de leur passage dans l’émission BalanceTaProg du 23 avril sur Radio 666. Le trio partagera l’affiche du El Camino, autre lieu caennais, le jeudi 25 avril, à 20 h 30, avec le trio Alhena.
Un retour de Doūche sur la scène de la Maison de l’Étudiant de Caen aura lieu prochainement. Pour cette année, le trio prévoit aussi d’autres concerts dans sa région et s’apprête à enregistrer en studio pour la première fois.
Samedi 13 avril 2024, la salle de spectacles de Carpiquet (Calvados), accueillait un concert gratuit du groupe francilien de rock alternatif Kill The Princess, à l’issue d’une semaine de résidence au Théâtre de la passerelle à Palaiseau (Essonne). Coup de projecteur sur ce quatuor, inspiré par les combats féministes, qui met à l’honneur bien d’autres musiciennes.
Kill The Princess, groupe accompagnée par L’Empreinte, SMAC de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne), est un quatuor féminin qui valorise le travail de nombreuses autres musiciennes dans un répertoire mêlant efficacement reprises et compositions. C’est d’ailleurs dans l’ADN de la formation. Quand la chanteuse-guitariste Nell a monté un groupe de reprises, c’était avec l’envie de rendre hommage à des femmes qui ont marqué l’histoire de la musique pop-rock.
La bassiste et choriste Céline et la guitariste soliste Emilie sont arrivées en 2021. Le groupe a entamé la composition avec la batteuse Eva, d’abord remplaçante en 2022. « Le courant est passée directement », se souvient Eva, qui jouait le 13 avril 2024 à domicile, à Carpiquet (Calvados). « Nous sommes toutes sur la même longueur d’ondes et c’est un peu une famille d’amies et collègues. C’est une relation cool. » Une cohésion de groupe qui sert notamment leur jeu scénique.
« Il y a eu un coup de foudre amical entre nous toutes. »
Eva, batteuse de Kill the princess
Premier album féministe
Sorti en mai 2023, le premier album de Kill The Princess, Bitter Smile, contient dix compositions. Son ouverture, Inanimate toy, a droit aussi à une version live en ligne, captée lors du concert du 11 novembre 2023 à La Boule noire, à Paris.
Interrogée sur ses sujets d’inspiration pour ce premier album, le quatuor répond notamment l’inégalité des sexes, les violences faites aux femmes et la masculinité toxique. La charge mentale, la combativité et les traumatismes d’enfance sont aussi mis en avant dans les paroles de ce premier opus, toutes écrites par Nell.
Sorti le 7 avril 2023, « Running after time » est le premier single de l’album « Bitter smile » de Kill the princess.
Dans Dreamer knight, elle souligne la place des artistes dans la société, un sujet qui tient à cœur aux quatre rockeuses qui se disent influencées par Paramore, Nothing But Thieves, Incubus, The Pretty Reckless ou bien encore Muse.
Côté reprises, elles savent aussi bien réinterpréter Born this way de Lady Gaga que Shake it off de Taylor Swift et Like a prayer de Madonna en version très rock. Mention spéciale pour leur reprise de Man down de Rihanna. La surprise la plus récente est leur reprise acoustique du morceau Drain the blood du groupe punk The Distillers. Celle-ci a été enregistrée lors d’une semaine de résidence, qui s’est déroulée du 8 au 12 avril 2024 au Théâtre de la passerelle à Palaiseau (Essonne).
Kill The Princess rejouera prochainement dans le Calvados. Pour un concert au profit du pôle recherche du centre de lutte contre le cancer François Baclesse, les quatre amies partageront l’affiche du Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair (Calvados), avec Lady’s Stealer et Les Moutons électriques le samedi 5 octobre 2024. Cette soirée caritative est organisée par l’association Rock 4 Life.
Doté d’une grande curiosité pour les œuvres des groupes et artistes de sa région, le Caennais Stéphane Ronarc’h a lancé le 15 mars 2024 le magazine « Les Sons de l’Arsène ». Un deuxième numéro est en préparation.
Le magazine Les Sons de l’Arsène, qui a fait son apparition vendredi 15 mars 2024, se concentre sur la scène musicale normande. « Elle mérite d’être mise plus en avant », souligne le Caennais Stéphane Ronarc’h, responsable de la publication.
« C’est un outil qui s’intéresse à toutes les esthétiques musicales, que les groupes ou artistes soient professionnels ou non. »
Stéphane Ronarc’h, responsable du magazine Les Sons de l’Arsène
No Terror in the bang en couverture
Le premier numéro des Sons de l’Arsène, imprimé en papier recyclé à 1 000 exemplaires, propose notamment un dossier sur le rap au féminin, des interviews avec Metro Verlaine, King Biscuit et Valentin Dulignée, ou bien encore des chroniques et une liste de sorties. Stéphane Ronarc’h n’est pas le seul rédacteur de ce magazine. Il fait appel à d’autres passionnés de musique. « J’ai voulu différents styles d’écriture et varier les formats pour ne pas se lasser », explique le responsable de la publication, qui apprécie les discussions entre les artistes et voit son magazine comme une possibilité de « passerelle ».
La Une met à l’honneur le groupe de metal progressif No Terror in the bang, basé à Rouen, avec une photographie prise par Aurélien Cardot. « J’aimais déjà le premier album et j’ai trouvé leur deuxième [« Heal », sorti en janvier 2024] beaucoup plus abouti », explique Stéphane. « Il est intéressant de voir comment ils ont progressé. »
La conception graphique des Sons de l’Arsène a été confiée à Lara Spelsberg, cofondatrice de L’Oiseau, ancien magazine culturel caennais qui avait sorti 25 numéros entre décembre 2012 et octobre 2017.
Deuxième numéro en juin
Le deuxième numéro des Sons de l’Arsène est prévu pour le 15 juin 2024. Cyber Solis, trio dandy rock de Caen, sera en couverture. Après une chronique sur l’album « Monsters » du trio post-punk SERVO dans le premier numéro, Maxime Harel prévoit de rédiger un article sur un autre groupe rouennais, Intrusive Thoughts, branché post-garage. Également pour ce deuxième numéro, Stéphane Ronarc’h a lancé un appel à contributions pour un dossier hommage à l’artiste caennais Pop the fish, décédé en mars 2024.
Vendredi 5 avril 2024, la Caennaise Sick Tears dévoile un peu plus son projet rock, électro et metal expérimental en dévoilant « Inferno », son deuxième single.
Après quelques années à reprendre des morceaux dans sa chambre, notamment des titres pop en version metal, Justine a lancé Sick Tears, son premier projet musical, le 23 août 2023. Le morceau éponyme très rythmé, avec synthétiseurs, grosses guitares, voix et cri, était accompagné d’un obscur clip avec masque et téléviseur enneigé.
Sept mois et demi plus tard, à l’âge de 25 ans, la compositrice et multi-instrumentiste propose une musique encore plus troublante. Le clip, qu’elle a réalisé avec l’aide de Thomas Slurp, est à déconseiller aux hématophobes et âmes sensibles.
Après une première partie aux allures techno, riche en échos vocaux, le synthé le plus dansant d’Inferno est éclipsé pour valoriser le chant et plonger dans un inquiétant désert où d’étranges mélodies subsistent. La dernière minute du morceau, lancée par une rageuse guitare, constitue un final à la fois épique et explosif.
D’autres titres et clips en 2024
Fervente supportrice de Muse, Justine aime beaucoup le metal, notamment les groupes Avatar et Bring Me The Horizon. Elle écoute aussi Bad Omens et Motionless in White. À sa passion pour la musique s’ajoute celles pour la photographie et le cinéma.
Pour le projet Sick Tears, le visuel s’annonce d’ailleurs aussi important que le son. « J’aime beaucoup les films d’horreur, les slashers des années 80-90 », indique-t-elle. Sick Tears estime aussi avoir été influencée par l’œuvre de Tim Burton.
La musicienne ne prévoit pas de monter sur scène pour l’instant, mais continue de composer pour sortir « deux ou trois autres morceaux cette année ». Comme les deux premiers, ils devraient être accompagnés d’un clip.
Personne n’a eu le temps de se préparer : Wombat Supernova vit désormais parmi nous, bien décidé à apporter du fun dans nos oreilles. Depuis le 22 mars 2024, le premier album du duo math rock navigue dans notre galaxie.
Vendredi 22 mars 2024, Wombat Supernova a sorti sur les plateformes l’impressionnant premier album « Apewoman VS Turbo », soit 39 minutes de vitamines multi-instrumentales réparties sur sept titres.
Pour nous embarquer dans sa fusée math rock, le duo hérouvillais a misé sur le très sympathique « Bertrand » digne d’une bande-son vidéoludique.
Les riffs de guitare semblent s’enchaîner à la vitesse de la lumière. Ça part à fond et dans tous les sens, ça freine d’un coup et ça redémarre sans prévenir pour prendre des tunnels secrets qui décuplent le plaisir d’écoute. Le clip de « Bertrand » est tout aussi délirant.