Jeudi 13 octobre 2022, le trio post-rock FauXcils jouait au Chef Raide, à Caen, le même soir que le trio Entertain Us.




Jeudi 13 octobre 2022, le trio post-rock FauXcils jouait au Chef Raide, à Caen, le même soir que le trio Entertain Us.




Samedi 11 avril 2026, le trio pop-rock Ella Gunn jouait au Valhalla, à Ifs, juste avant le quatuor hard-rock Studio 4, dans le cadre de la soirée Girl Power 100% Valkyrie.




























Samedi 11 avril 2026, le quatuor hard-rock Studio 4 jouait au Valhalla, à Ifs, juste après le trio pop-rock Ella Gunn, dans le cadre de la soirée Girl Power 100% Valkyrie.






















Vendredi 17 avril 2026, le groupe normand The Lanskies revient dans les bacs avec l’album « War Machine » sur le label ZRP. Dans un univers chaotique, les onze morceaux rouvrent les portes d’une galaxie où le rock est resté roi.

Il y a une quinzaine d’années, un groupe pop-rock de Saint-Lô (Manche) secouait la scène normande au rythme de However, Dirty Harry et Eastern Wall. L’album Bank Holiday, sorti en 2010 chez Indelible Records, était suivi par l’EP Romeo (Add it up productions, en 2011) puis l’album Hot Wave (chez ZRP en 2014). Ce dernier contenait les très excitants 48 hours et Move it.
Il aura fallu s’armer de patience pour revoir le nom The Lanskies sur la pochette d’un objet sonore bien identifié. Son nom, War Machine, annonce l’ambition de ramener plus de rock dans nos vies. L’énergie débordante des premiers singles Sexy teacher et Strawberry Lane mettent en confiance, tout comme les délirants clips, réalisés par Jonathan Perrut, où amour, humour, action et science-fiction font bon ménage.
Pour accompagner la sortie de l’album, Jacky enfonce le clou dans un joyeux carnage. Retrouver la voix puissante de Lewis Evans sur des guitares électriques sautillantes et des refrains fédérateurs est un régal de lâcher-prise.
Des membres d’origine de The Lanskies, il reste le chanteur granvillais Lewis Evans, originaire de Liverpool, et le chanteur-guitariste Florian von Kunssberg. Le batteur Antoine Cadot, le guitariste Alexandre Paul et le bassiste Anthony Cox les ont rejoints pour « une nouvelle énergie, une nouvelle ère pour nous », a annoncé Florian dans BalanceTaProg, mardi 7 avril 2026, sur Radio 666.

Interrogé sur ses retrouvailles avec Florian, Lewis Evans, joint par téléphone, a rappelé le décès en juin 2022 de Marc Brendel, guitariste co-fondateur de The Lanskies. « La mort de notre guitariste, Marc, nous a rassemblé », explique Lewis.
« Flo et moi sommes comme des gamins quand on se voit. Cela peut faire deux ans que nous ne nous sommes pas vus et c’est comme s’il n’y avait pas de temps qui s’était passé. »
Lewis Evans
En janvier 2025, une étape au Normandy, salle de leurs débuts à Saint-Lô, a été décisive pour Florian. « Nous sommes remontés sur scène pour la soirée Début de siècle où j’ai rencontré Alex, que je connaissais vaguement mais sans vraiment le connaître », se souvient le chanteur-guitariste.

Le plaisir de rejouer avec Lewis est tel que Florian se dit alors partant pour remonter The Lanskies. « Quand Flo m’a envoyé des nouveaux morceaux, tout de suite, c’était une sorte de déclic », précise Lewis, très vite inspiré pour les paroles.
Florian a composé la moitié du nouvel album War Machine, Alexandre et Antoine se sont chargés du reste. « Lewis m’a contacté en février 2025 pour faire ce disque », se souvient Antoine, motivé par « des objectifs concrets » dont celui que « ça aille vite ». L’entrée en studio, d’abord envisagée en mai, a finalement eu lieu en octobre. « L’envie de Lewis et Flo étaient communicatives », retient le batteur.
« Pour Alex et moi, c’était normal de prendre en compte ce que sont Les Lanskies, qu’on connaît depuis longtemps, et d’essayer de coller un peu à l’esthétique Lanskies tout en apportant aussi ce qu’on sait faire. Je pense qu’on a plein d’influences communes. »
Antoine Cadot, batteur de The Lanskies
Disponible en CD, vinyle et streaming dès le 17 avril 2026, l’album War Machine, calibré pour faire danser, sera célébré en concert le vendredi 24 avril 2026 au Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair.
Dans cette même ville, le jeudi 2 juillet, The Lanskies joueront au festival Beauregard le même jour que le groupe britannique Pulp, une de leurs influences, et que le célèbre rappeur normand Orelsan. Le festival hérouvillais rappellera forcément des souvenirs à Lewis et Florian. Samedi 4 juillet 2009, The Lanskies participaient à la première édition, avant d’y retourner trois ans plus tard, le vendredi 6 juillet 2012, pour la quatrième.
Dans les prochains mois, The Lanskies vont fuser sur de nombreuses scènes : le 24 mai au Barbecue Fest, à Deauville ; le 5 juin à Mosaïc, à Lisieux ; le 21 juin, pour la fête de la musique, à l’Abbaye aux Dames, à Caen ; le 5 juillet au festival Avoine Zone Groove, à Chinon ; le 16 juillet aux Terrasses du jeudi, à Rouen ; le 22 juin au festival Grandes Marées, à Jullouville ; le 28 août au festival solidaire May Be, à Saint-Martin-de-May ; le 22 septembre à la Maroquinerie, à Paris.

Vendredi 3 avril 2026, le trio post-rock et électro-rock FauXcils jouait au Portobello Rock Club, à Caen, juste après le duo punk The Little Birds, pour une soirée du collectif L’Art Sauvage.


















Vendredi 3 avril 2026, le duo punk The Little Birds jouait avant le trio FauXcils, au Portobello Rock Club, à Caen, pour une soirée du Collectif Art Sauvage.


















Le duo de rock alternatif Salem donne rendez-vous le samedi 4 avril 2026, dès 19h30, à la salle de spectacles de Carpiquet, près de Caen, en compagnie du quatuor pop-metal Kill the Princess.

Le groupe calvadosien Salem, qui réunit la chanteuse Alex Vétillard et le bassiste GrM Lecouflet, poursuit sa série de soirées Salem. La première avait eu lieu le 18 octobre 2025 à la Salle Cadence à Tilly-sur-Seules, avec un récital lyrique par la chanteuse Isabelle Charles et une exposition de l’illustrateur normand Johann Bodin alias Yoz. La deuxième s’est déroulée le 6 mars 2026 à la salle de Sainte-Honorine-du-Fay avec le chanteur Frank et une dédicace littéraire par Richard Tabbi.
En organisant lui-même ces événements, le duo de rock alternatif souhaite défendre la création et les artistes indépendants. « Nous faisons venir d’autres artistes, pas uniquement des musiciens, et cela permet de faire vivre un réseau local artistique », explique Alex. « Il est de plus en plus difficile de trouver des scènes en tant que groupe autoproduit. »

Pour sa soirée du samedi 4 avril 2026, Salem a très vite pensé au groupe pop-metal Kill The Princess car Eva, sa batteuse, habite Carpiquet. Le quatuor féminin y avait déjà joué en avril 2024 et a sorti l’album A fire within en novembre 2025.
Un des autres objectifs des soirées Salem est de valoriser tout l’univers du duo, pas seulement musical. La salle de spectacles de Carpiquet accueillera ainsi une exposition d’artwork et une exposition photo. La littérature, le dessin et la photographie font en effet partie de ce qui constitue Salem. Un livre de dessins est disponible depuis cet été lors des concerts de Salem ainsi qu’à la librairie La Cour des Miracles, à Caen.
« Nous sommes en train de finir l’écriture d’un recueil de nouvelles prévu pour la fin d’année », précise la chanteuse. « Pour chaque titre de l’album de compositions sorti en avril 2025, une nouvelle et un dessin sont associés. Les nouvelles seront en français alors que les morceaux sont en anglais. »
La démarche initié pour cet album se poursuivra pour le deuxième album de compositions, déjà en préparation.
Vendredi 20 mars 2026, le duo rock 50’s et 60’s PETIT CHEVAL était en concert au Chef Raide, à Caen.




Ella Gunn dévoilera le 30 janvier 2026 « Wondering if ». Ce single figurera dans son troisième album, en cours de préparation.

Pour le titre Wondering if, qui sortira le vendredi 30 janvier 2026, la Manchoise Ella Gunn a été inspirée par les temps qui précèdent une rupture, que celle-ci soit amoureuse ou amicale. « Il y a toujours ce moment de doute, quand tu te demandes si mettre fin à la relation est une bonne ou une mauvaise décision », commente l’autrice-compositrice-interprète.
Dans ce nouveau morceau, les habitué.e.s de son univers reconnaîtront ses influences très punk-rock. Elle cite par exemple The Distillers et bien sûr Blink-182 dont elle arbore parfois un T-shirt sur scène.
Si des concerts seront bientôt annoncés pour 2026, cette année sera aussi marquée par un troisième album dont Wondering if est un premier extrait. « Un autre titre sortira fin février ou début mars », précise la chanteuse.
Toujours aux commandes de ses enregistrements, Ella ne mixera pas cette fois-ci. Elle fait confiance au producteur et ingénieur du son Sébastien Langle, qui a été guitariste dans Madkaps, le groupe dans lequel Ella chantait et composait précédemment.
« Nous travaillons à distance et nous prévoyons de sortir un nouveau titre très régulièrement, espacé de deux mois au maximum », assure Ella, avec l’objectif du troisième album pour la fin de l’année. Le rythme reste donc soutenu pour la rockeuse, les albums Home sweet et One way ticket étant sortis respectivement en mars 2023 et avril 2025.

Avant sa prestation du 29 janvier 2026 au Portobello Rock Club, rencontre avec le Caennais Alcide, un DJ techno hardcore qui ne renie jamais son attachement au rock.

Habitué à agiter les nuits caennaises par ses DJ mixes, Evan Schoepflin, alias Alcide, s’est décidé à télécharger un logiciel de Musique Assisté par Ordinateur il y a un an et a sorti quatre compositions officielles depuis. « La cinquième composition, celle en forme de blague, est celle qui fonctionne le plus », s’étonne-t-il.
Pour ses visuels et vidéos promotionnelles, il peut compter sur les apparitions de nombreux félins. « J’ai quatre chats », précise-t-il. « Ils m’ont beaucoup apaisé. Je me retrouve dans leur côté antisocial et plus franc. » Un caractère qui colle bien au fait de ne pas se laisser domestiquer par un genre musical.
Né il y a trente ans à Beuvry, dans l’arrondissement de Béthune (Pas-de-Calais), Alcide a commencé la musique quand il avait six ans. Il a appris le solfège et la batterie au conservatoire de Bruay-la-Buissière. Quelques années plus tard, pour ses 12 ans, il demande à Noël une guitare électrique afin d’imiter ses idoles de jeunesse parmi lesquels AC/DC, Nirvana, Led Zeppelin et The Beatles. « J’ai appris l’anglais en cherchant à traduire les paroles. »
En tant que guitariste autodidacte, Alcide a fait partie d’un groupe de lycéens à L’Aigle (Orne) pour lequel il alternait guitare et basse et jouait « beaucoup de reprises punk-rock ado », notamment du Blink 182 et du Sum 41. « Nous n’avions qu’une seule composition », se rappelle le musicien. « Nous avons donné des concerts dans le lycée, à la salle des fêtes de L’Aigle et pour la fête de la musique. » Mais s’il a ensuite été aperçu dans le Calvados dans le groupe punk The Little Birds, c’est surtout pour la techno qu’il monte sur scène aujourd’hui.
Le virus des musiques électroniques lui a été inoculé en 2014. Étudiant à l’école des Beaux-arts de Cherbourg, Alcide y rencontre des amis qui n’écoutent pas du rock mais de la techno. C’est cette même bande qui donnera lieu quelques années plus tard à DBH, une association de promotion d’événements artistiques, culturels et musicaux. « Au départ, j’étais en total désaccord avec eux sur le plan musical, mais j’avais envie de faire la fête », souligne Alcide. « Ils m’ont contaminé. »
« J’ai trouvé dans la techno un côté transe, une musique dans laquelle se plonger plus facilement pendant des heures. »
Préférant être « acteur plutôt que spectateur », Alcide a pris les platines, d’abord dans des free-parties. Sa plus longue performance a duré quatorze heures, « du dub au hardcore en passant par du progressive trance ». Depuis cinq ans, il se concentre sur ses prestations dans des bars et clubs de Caen dont certains lui ont servi de « laboratoires, avec peu de place pour la composition », mais il a aussi joué fin juin sur une belle scène dédiée à DBH au Dox’Art, festival electro underground, à Hambye (Manche).
Avant une tournée qui débutera au Havre, à Rouen et à Angers, sa prochaine grande étape caennaise sera la soirée « Boiler Room » au Portobello Rock Club le jeudi 29 janvier. Le trentenaire partagera cette scène avec Victus, un autre artiste de DBH. « Il fait du live machine avec plein de boîtes à rythmes, ça change », indique Evan.
Passé une heure et demi d’ambiance « lancinante » par Victus, Alcide prendra le relève avec du hardcore industriel en mettant en avant ses influences rock, punk et metal. Il compte « se faire très plaisir, rien que par la qualité du son » et y laisser sa griffe par une scénographie inédite pour le lieu. « Nous avons imaginé une petite cage de catch surélevé, comme un îlot lumineux, et les gens danseront autour », se réjouit le DJ caennais.
Les influences techno d’Alcide ont beaucoup évolué. Celles d’aujourd’hui sont à chercher dans la crossbreed qu’il qualifie de « mélange de hardcore industriel et de drum & bass avec des snares bien métalliques ».
Un live de Iridium au Dox’Art l’a marqué durablement. « J’aime ce côté punk mis en avant dans la techno et ça a été une impulsion pour faire ce que je fais aujourd’hui. »
Et il ne faudrait surtout pas croire qu’Alcide a rangé la guitare. Il écoute même toujours plus de rock que de techno et ira voir Foo Fighters le 19 juin à La Défense Arena, à Paris, et The Sheepdogs le 10 décembre au 106, à Rouen. « Je suis aussi très fan de chansons françaises », confie aussi le DJ en mentionnant Serge Gainsbourg, Georges Brassens, Joe Dassin et Charles Aznavour. « Il y avait une richesse et des émotions dans ces chansons que j’ai plus de mal à retrouver aujourd’hui. »
La passion d’Alcide pour la musique lui vient peut-être de son grand-père. « Il était dans une chorale et jouait de l’harmonica », se souvient-il. « C’était un autre style, il jouait du tango et de la polka, mais le voir autant animé par la musique m’a marqué. »