Les Fins de siècles dévoilent leur deuxième clip

Deux ans après avoir mis en images ‘Parlez nous à boire’, l’Augeron Myster Outlow s’est vu confier la réalisation de ‘The Diamond’, deuxième clip des Fins de Siècle tourné lors du concert du 19 janvier au Dansoir Karine Saporta, à Ouistreham. Noir et blanc, effet vieille pellicule, chapeaux hauts de forme et magic mirrors du 19e siècle : le quatuor folk-rock marin aux inspirations celtiques continue à voyager dans le temps.

Fondé il y a trois ans à Caen, Les Fins de siècles proposent compositions et adaptations de vieilles chansons. Ils sont menés par Jo, chanteur et harmoniciste précédemment entendu dans Jo Burns, Le Jour du corbeau et Muz’nouch. L’interprète garde intact son envie de raconter. « J’ai envie de parler de voyages et transmettre des histoires, des témoignages », confie Joe. Le Caennais partage cette aventure avec le parolier, guitariste et chanteur Marc et le contrebassiste Rodolphe, tous les deux issus du groupe de chanson rock Yéti, et la tromboniste Mado, qui a longtemps joué avec les Frères Pinards. Jo, amateur de jazz, de funk et de soul, apprécie dans les Fins de Siècles « l’amitié qui unit les musiciens, l’alchimie, les influences musicales de chacun ».

Les Fins de Siècles se sont déjà amarrés au festival « Terre de marins » à Saint-Vaast-la-Hougue, aux Traversées Tatihou et dans une vingtaine de bars, notamment à Caen et à Granville. En attendant un horizon serein pour caler de nouveaux concerts, cap vers le tournage d’un troisième clip cet été ! Il illustera « La fille de Barberouge », un de ses titres à écouter gratuitement sur soundcloud.com/finsdesiecles

Elisa Erka chante l’amour dans tous ses états

« Corps météo », son premier EP, est sorti le 20 septembre. Interview avec Elisa Erka, artiste multi-talents qui ensoleille l’automne 2019.

Elisa, quels ingrédients contient ton premier EP ?

Il parle d’amour et de toutes ses étapes avec un début, un milieu, une fin. Qu’est-ce que c’est d’être à deux ? Qu’est-ce qu’on ressent ? « Corps météo » parle du moment particulier et passionnel quand les corps traversent plein d’émotions et de situations, la chaleur comme la tempête. « Pardonne moi » est un titre un peu à part sur l’EP, une vision d’impuissance sur la misère dans le monde.

Quels sont tes instruments ?

Je joue du piano et je me sers d’un looper qui sample les voix et le piano. En studio, j’ai travaillé à Londres avec l’arrangeur et producteur Majiker. Sur scène, je suis accompagné par Thomas, un bassiste.

Quand et comment as-tu commencé la musique ?

Très jeune mais de manière assez bordélique car je ne sais pas lire les notes. Mais je m’entoure de personnes qui savent m’aider et m’accompagner quand je crée un début de mélodie. Cela me pousse à être inventive. Le piano est un instrument assez immédiat. Même quand on ne connaît pas les notes, il en ressort quelque chose d’assez instinctif et agréable.

Elisa Erka photographiée par Raphaël Neal.

Quel a été le déclic pour te lancer dans la musique ?

J’ai commencé à composer des chansons et des musiques pour les spectacles que je mets en scène et pour ceux des autres. Quand je chantais, on m’incitait à en faire autre chose.

Tu apparais tout au long du clip de « Corps météo » réalisé par Hector Di Napoli. Tu n’abandonnes donc pas la comédie.

J’ai ma carrière de comédienne qui suit son cours à côté. Pour moi, les domaines du théâtre, du cinéma et la musique s’alternent et se nourrissent.

Elisa Erka, balance ta prog !

J’ai été voir en concert Voyou. Je le trouve super. Je conseille le titre « Seul sur ton tandem ». Le paysage musical pop-électro me plaît beaucoup. Clara Luciani, Jain et Angèle sont des femmes avec des caractères, des physiques, des musiques très différentes. J’adore « La grenade » de Clara Luciani et « Balance ton quoi » d’Angèle. Je trouve qu’il y a une revendication douce dans la musique, quelque chose qui s’affirme. J’aime ce qui est en train de se dessiner chez les femmes dans la musique. Ça m’encourage beaucoup.

Quelles sont tes musiques de films préférées ?

Celles composées par Ennio Morricone. J’aime notamment la bande-son du film « La guerre est déclarée » dans laquelle un de ses morceaux est utilisée.