3 génériques rock à écouter au Paris Manga & Sci-Fi Show

Samedi 7 et dimanche 8 mars, portes de Versailles, l’événement de la pop-culture accueillera Rose McIver, actrice principale de la série « iZombie », Jason Dohring, connu pour son rôle de Logan Echolls dans « Veronica Mars », ainsi que Tom Welling et Erica Durance, interprètes de Clark Kent et Loïs Lane dans « Smallville ». Montons le son de nos télévisions et révisons 3 bonnes chansons !

En mars 2013, les fans de Veronica Mars ont pu participer au financement du film sorti en 2014. Le T-shirt « She’s back » était une des récompenses.

Le générique de VERONICA MARS, la série qui suit les aventures d’une intrépide détective en herbe :

A long time ago…« We used to be friends » est le premier single extrait de « Welcome to the monkey house », quatrième album du groupe The Dandy Warhols sorti en 2003. Le chanteur Courtney Taylor-Taylor est apparu dans son propre rôle dans la deuxième saison de Veronica Mars. Quelques mois plus tard, les téléspectateurs ont découvert une autre version du générique, doté d’un tempo plus lent pour une troisième saison qui faisait entrer l’héroïne à l’université. Ce générique a été repris par Alejandro Escovedo dans le film sorti en 2014 puis par Chrissie Hynde, chanteuse de The Pretenders, pour la quatrième saison diffusée en 2019. A noter aussi que The Dandy Warhols ont sorti en 2009 « The dandy warhols are sound », mix d’origine de l’album « Welcome to the Monkey House ». Celui-ci contient une version plus brute de « We used to be friends » qui se rapproche de l’énergie psychédélique de leurs concerts. Le groupe de Portland a célébré son 25e anniversaire l’an dernier, affichant complet à l’Olympia.

  • Le générique de SMALLVILLE, la série qui retrace la jeunesse de Clark Kent, futur Superman :

« Somebody save me » est extrait de « The golden hum », troisième et dernier album de Remy Zero sorti en septembre 2001. Ce morceau a eu droit à de nombreux passages radios en France, à l’époque de la première diffusion française de Smallville en 2003. Le groupe de l’Alabama est apparu en 2002 dans le final de la première saison, interprétant le titre « Perfect memory », lui aussi extrait de « The golden hum ». A noter que Remy Zero, fondé en 1989, a été repéré par Radiohead avant même d’avoir sorti un album. Ils ont d’ailleurs participé à une partie de la tournée « The bends ». La une du site internet de Remy Zero rend hommage à Gregory Slay, leur batteur, décédé à 40 ans le 1er janvier 2010.

  • Le générique de iZOMBIE, la série qui sonde les états d’âme des morts, des vivants et des morts-vivants :

« Stop I’m already dead » de Deadboy & the Elephantmen est le single issu de « We are night sky », leur deuxième et dernier album sorti en 2006. Ce morceau avait déjà été utilisé en 2008 dans le film d’horreur “Day of the dead” de Steve Miner, remake très différent du “Jour des morts-vivants” de Georges A. Romero, sorti en 1985. Souvent comparé aux White Stripes et influencé par les Pixies, Nick Cave et Bob Dylan, le groupe Deadboy & the Elephantmen, basé en Louisiane, s’est formé en 2000 et s’est séparé sept ans plus tard. Mais la télé a la capacité de ressusciter et d’immortaliser certains morceaux. Pour le deuxième épisode de sa saison 4, IZombie a utilisé « Blood music », autre extrait de l’album « We are night sky ».

5 albums attendus pour 2020

Attention ! Liste garantie non exhaustive. Pour votre santé, évitez d’écouter trop gras, trop sucré, trop salé.

NATURAL DISORDER (rock alternatif – metal progressif)

Actif depuis 2016 en Normandie, Natural Disorder a eu la bonne idée de laisser traîner son premier album dans les studios de Radio 666. « Spelunkers » et « To fill a blank space » donnaient un bel aperçu de ce qu’il est possible de faire avec un batteur très punchy allié à des gratteux inventifs. Le rythme est soutenu tout au long de la galette mais réserve son lot de belles surprises à chaque titre. Une belle énergie sublimée par Sue, chanteuse qui maîtrise parfaitement sa puissance vocale. Le tout devrait donner envie à tout bon festival rock de les programmer. Sortie officielle du 9 titres « Corrosion & Passion » le 19 janvier.

WE HATE YOU PLEASE DIE (garage rock)

WHYPD le vendredi 5 juillet 2019 au festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair.

Le quatuor rouennais prévoit son deuxième album pour automne/hiver 2020. Le successeur de « Kids are lo-fi » contiendra entre dix et douze titres dont « Coca Collapse » et « Support your local liars » déposés récemment au pied du sapin. Quelques pistes seront des lives. D’ailleurs, la rage des récents concerts laissent envisager un album plus sombre que le précédent. Le thème de l’effondrement sociétal n’est jamais loin. Mais le groupe promet quelques touches pop. Car il y a aussi des réjouissances dans ce monde. La preuve : une belle bande de potes s’éclate en faisant de la musique qui fuzz. A Beauregard et Rock en Seine par exemple. Et à la Maroquinerie, à Paris, le 3 octobre dernier, en première partie de leurs voisins rouennais MNNQNS :

METRO VERLAINE (pop sauvage)

Metro Verlaine le mardi 8 janvier 2019 dans les studios de Radio 666.

Team Rimbaud ou team Beaudelaire ? Vous pourriez aussi être séduits par Metro Verlaine. Très tôt, le groupe a donné des envies de virée nocturne jusqu’à Evreux et/ou Manchester. A se demander si les deux villes n’étaient pas jumelées. Avec des influences assumées (Joy Division et The Cure en tête), il y avait un risque de sombrer dans la caricature. C’est pourtant bien un sans-faute que la bande à Raph et Axel Verlaine ont réalisé avec « Cut-up », premier album où se mêle polaroïd, tequila sunrise, Richard Hell, codéine et crocodile. Les voix prennent aux tripes, les guitares surfent sur les bonnes fréquences, ça percute quand il faut où il faut. Des bonnes sensations préservées par le single « Velours noir » sorti fin 2018. Vivement la suite !

ALICE ET MOI (french pop)

Dans un océan d’électro-pop, il y a une artiste qui tire son épingle du jeu par son second degré et qui le prouvera encore le mardi 28 janvier à la Cigale, à Paris. Après le malicieux EP « Filme-moi » en 2017, Alice et moi a transformé l’essai l’an dernier avec « Frénésie », son deuxième EP. Fini la frustration propre aux formats 4 ou 5 titres. Ce sont désormais 12 chansons que la chanteuse s’apprête à sortir. Elles parleront d’amour, d’obsession, du désir et des rapports femmes-hommes. Premier titre prévu en mars. Album pour septembre au plus tard.

MALO’ (pop)

Que ce soit en anglais ou en français, Malo’ sait offrir à des mélodies entêtantes une interprétation épique. Les excellents « I believed » et « Let it go » ne doivent pas cacher les autres pépites de l’album « Be/Être » sorti en février 2018. Très bon chanteur et multi-instrumentiste, Malo’ sait que l’émotion passe aussi par le silence.


Beauregard 2020 : un premier aperçu alléchant

Mardi 19 novembre, les organisateurs du festival Beauregard ont révélé trois premiers noms pour la douzième édition qui se déroulera du 2 au 5 juillet : les rappeurs de PNL pour le vendredi, la chanteuse Catherine Ringer et le groupe rap-metal Body Count pour le samedi.

Paul Langeois et Claire Lesaulnier, co-directeurs du festival Beauregard

« Annoncer des noms en novembre est un pari » explique Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard. « Il faut les avoir confirmés et bien sûr avoir autorisation de les annoncer. Les trois premiers noms représentent bien ce qu’est notre événement aujourd’hui. »

PNL confirme l’intérêt grandissant du programmateur pour les musiques urbaines : « Les rappeurs remplissent les salles. Ne pas le prendre en compte serait une erreur de notre part. Ce sont aussi des familles qui écoutent ce style de musique. Depuis deux ans, avoir un ou deux concerts par jour de musiques urbaines est un objectif. »

Côté pop, la chanteuse Catherine Ringer est incontournable selon Paul Langeois : « Elle va être sollicitée par plein de festivals pour une tournée lors de laquelle elle chantera le répertoire des Rita Mitsouko. Je suis sûr qu’il y aura au moins une quinzaine de dates de Catherine Ringer cet été en France mais elle ne fera pas quatre festivals en Normandie ! »

Enfin, en matière de gros son, le groupe californien Body Count rappellera les années 90 et sa capacité à allier rap et metal. Le rappeur Ice-T et sa bande ont déjà fait sensation l’an dernier au Hellfest. Leur venue à Hérouville-Saint-Clair coïncidera avec la sortie l’an prochain de «Carnivore », son septième album studio. « J’essaie de faire venir au moins 50% d’artistes internationaux » insiste Paul Langeois. « Les festivaliers de Beauregard écoutent ainsi des artistes qu’ils ont rarement l’occasion de voir ailleurs en France. »

La billetterie pour le festival Beauregard 2020 est ouverte. Les organisateurs espèrent dépasser une nouvelle fois les 100 000 festivaliers et prévoient de révéler cinq autre noms d’ici le 15 décembre.

The Eternal Youth : bientôt le 2e album !

Fra, chanteur de The Eternal Youth, avait prévenu au festival Art Sonic, à Briouze, le 19 juillet dernier : leur prochain disque devrait être prêt pour début 2020. Quelques récentes photos postées sur les réseaux sociaux l’ont confirmé. Moins d’un an après la sortie physique du premier album, les quatre rockeurs sont retournés au Swan Sound Studio, à la Ferrière-Harang, le 5 octobre dernier. Ils font donc de nouveau confiance à Guillaume Doussaud pour l’enregistrement et le mixage. Une excellente idée tant le son des titres « Back to 1985 » et « A new beginning » faisaient ressortir leur volonté d’en découdre.

En attendant de connaître la date de sortie du successeur de « Me and you against the world », la nouvelle référence du punk mélodique est à écouter vendredi soir au Normandy, à Saint-Lô, en première partie de Lysistrata et It It Anita. Des places sont à gagner dans les Apéronews de Radio 666 entre 18h et 19h.


Requin Chagrin et La Faim du tigre en concert gratuit à Caen

Pour ouvrir sa saison culturelle, la Maison de l’Etudiant de Caen a l’habitude de concocter un beau programme. Après l’électro-pop sucré d’Alice & Moi l’an dernier, invitation à l’évasion avec deux groupes indie-pop dont les noms semblent être inventés pour être écrits sur la même affiche : Requin Chagrin et La Faim du Tigre.

La Faim du tigre, groupe formé à Cherbourg, semble lui aussi s’inspirer du littoral. « Marasme », leur premier EP sorti en 2014, a été reperé par les Inrocks Lab. A l’époque, La Faim du tigre était un duo. Ils ont depuis trouvé un bassiste et un batteur qui contribuent à rendre leurs concerts très convaincants. Après avoir remporté le tremplin Phénix Normandie 2018, le quatuor normand a notamment joué au festival Les Art Zimutés, à Cherbourg, et au festival Papillons de nuit 2019, à Saint-Laurent-de-Cuves. Beaucoup de mélancolie dans les guitares mais les voix semblent être porteuses d’espoir. A tout moment, les rythmes peuvent devenir solaires. De quoi avoir hâte de découvrir le deuxième EP enregistré au printemps dernier aux Studios Télémaque, à Fresney-le-Puceux, dans le Calvados.

Requin Chagrin, formé à Ramatuelle, dans le Var, devrait aider les étudiants à prolonger l’été. Leur son est celui de l’océan. Sur les vagues formés par des guitares ni trop grasses ni trop cristallines, les voix surfent sans difficulté et appelent à prendre de la hauteur. L’album « Sémaphore », composé de dix titres, est sorti au début de l’année sur le label KMS disques, label de Nicola Sirkis. Le groupe aux influences new-wave a d’ailleurs assuré une quinzaine de premières parties pour Indochine.

Concerts gratuits de La Faim du tigre et de Requin Chagrin le mercredi 25 septembre, à 20h, à la Maison de l’Etudiant, sur le campus 1 de Caen.

Cidre et Dragon soigne sa bande-son

Oyez ! Oyez ! Samedi 21 et dimanche 22 septembre, Merville-Franceville, dans le Calvados, redevient Merravilla pour mettre à l’honneur le médiéval-fantastique à travers des rencontres littéraires, des jeux de rôle, un marché, des conférences et des spectacles. Les passionnés des sagas « Le seigneur des anneaux », « Game of thrones » ou « The legend of Zelda » partageront leur passion pour l’imaginaire au rythme de nombreuses animations musicales.

Les habitués du festival Cidre et Dragon noteront tout d’abord le retour de La Horde. Ce groupe, né à Merravilla en 2010, allie bouzouki, mandoline, accordéons et percussions. Plus récent, le duo Geeks & Music, formé l’an dernier par un violoniste et un pianiste, mélange des airs célèbres de la musique classique, du cinéma et de la pop-culture.

Parmi les autres animations musicales du dizième Cidre et Dragon, du fest noz par les Belges de C’HAG et des mélodies du monde reprises par les sept musiciens du groupe caennais The Troubadours. Enfin, après un concert très remarqué le 29 juin au festival Meuh zic, à Saonnet, le goupe corrézien Les Humeurs Cérébrales sera de retour dans le Calvados avec la ferme intention de faire danser hobbits et gobelins. Leur trad’n folk, inspiré par le rock celtique, rassemble guitare, voix, violon et accordéon.

Deauville US en 20 musiques

Sors le parasol et monte le son ! A l’occasion du 45e festival du cinéma américain de Deauville, balancetaprog.com te propose une compilation à écouter, de préférence, sur une plage ensoleillée. Tu y trouveras par exemple « Woman » de Neneh Cherry, extrait de la bande-son du film d’action « Au revoir à jamais » dans lequel Geena Davis incarnait le rôle principal. D’autres musiques en lien avec la filmographie de Geena Davis, Johnny Depp, Kristen Stewart, Pierce Brosnan et Sienna Miller. Il y en a aussi pour les fans de Catherine Deneuve, présidente du jury, du rappeur Orelsan et de la série « Game of thrones ».


Pluie de talents au 45e festival de Deauville

Le rendez-vous incontournable du cinéma américain se déroule du 6 au 15 septembre. Cette 45e édition accueillera entre autres Kristen Stewart, Johnny Depp, Geena Davies, Pierce Brosnan et Sophie Turner. Et peut-être toi parmi les festivaliers ? Tour d’horizon des motivations. 

  1. Découvrir des films qui vont compter

Croiser des stars, c’est bien. Voir des bons films, c’est mieux. Les palmarès de ces dernières années incitent à surveiller la compétition. L’an dernier, le jury remettait le grand prix à « Thunder Road » de Jim Cummings, comédie qui dénonçait la masculinité toxique. Quelques années auparavant, en 2015, « 99 homes » réunissait Michael Shannon, Andrew Garfield et Laura Dern pour un film coup de poing sur les conséquences de la cupidité. En 2014, avant son auréolé « La la land », Damien Chazelle insistait déjà dans « Whiplash » sur la rigueur et les sacrifices inhérents à une carrière artistique.

Enfin, impossible d’oublier le road-movie familial « Little Miss Sunshine » qui écorchait gentiment mais sûrement le culte de l’apparence en 2006. Deauville peut aussi évoquer aux cinéphiles « Il faut sauver le soldat Ryan » de Steven Spielberg, « Memento » de Christopher Nolan, « Dans la peau de John Malkovich » de Spike Jonze, « Mother » de Darren Aronofsky ou la comédie romantique sans histoire d’amour « 500 days of summer » de Marc Webb. Bien entendu, cette liste est totalement subjective. Cette année, une soixantaine de films – dont quatorze en compétition – seront projetés. Le jury, présidé par l’actrice Catherine Deneuve, réunit notamment le réalisateur, scénariste et auteur de bande dessinées Antonin Baudry, l’acteur Gaspard Ulliel et le rappeur Orelsan, comédien en 2015 dans le film « Comment c’est loin ». Le jury de la révélation est représentée par l’actrice Anna Mouglalis.

2. Etre fan de Kristen Stewart

Révélée en 2012 dans le thriller « Panic Room » de David Fincher puis dans « Into the wild » de Sean Penn, la talentueuse Kristen Stewart a brillé dans la saga romantico-vampiresque Twilight avant de tourner dans des films d’Olivier Assayas, Woody Allen et Ang Lee. Les enfants du rock se souviendront aussi qu’elle a interprété Joan Jett dans « The runaways », biopic présenté à Deauville en 2010, les plus littéraires auront peut-être en tête l’adaptation du célèbre livre « On the road » de Jack Kerouac. A 29 ans, Kristen Stewart a donc une filmographie des plus impressionnantes. Celle qui incarne une des nouvelles « Drôles de dames » se verra remettre un Deauville Talent Award le vendredi 13 septembre. La soirée hommage sera suivie de la première française de « Seberg » de Benedit Andrews. Kristen Stewart y incarne une comédienne victime d’un programme de surveillance mis en place par le FBI.

3. Applaudir de nombreux talents et réviser leurs filmographie

Et si le talent s’accompagne du succès, tant mieux ! Vendredi 6 et samedi 7 septembre, l’Irlandais Pierce Brosnan foulera de nouveau les planches cinq ans après la promotion du film d’espionnage « The november man ». Sans oublier de revoir « Goldeneye », ses fans l’apprécieront dans des rôles très différents de l’agent 007 grâce à « The ghost writer », « Mars attacks », « Thomas Crown » et « Mamma Mia ! Here we go again ». Dimanche 8 septembre, Johnny Depp, acteur fétiche de Tim Burton, viendra pour l’avant-première de « Waiting for the barbarians » de Ciro Guerra. Les mordus de Tim Burton seront ravis de revoir Johnny Depp dans « Edward aux mains d’argent » et « Sweeney Todd » mais aussi Geena Davis dans « Beetlejuice ». L’actrice, inoubliable Thelma dans « Thelma et Louise », présentera mardi soir « Tout peut changer », documentaire qui dénonce des décennies de discrimination à l’égard des femmes à Hollywood. Parmi les autres comédiennes talenteuses mises à l’honneur à Deauville, Sienna Miller défendra « American Woman » l’histoire d’une caissière dont la fille adolescente disparaît mystérieusement. La venue de Sienna Miller permettra de revoir au cinéma « American Sniper » et « Interview ».

4. Se réconcilier avec le genre documentaire

Si vous ne vous attardez jamais devant la télé quand il s’agit d’un documentaire, c’est peut-être le moment de leur redonner une chance via « Les Docs de l’Oncle Sam ». Rappelons tout d’abord la programmation de « Tout peut changer », documentaire qui interroge sur la représentation des femmes dans l’industrie du divertissement. Les autres sujets ne manquent pas non plus d’intérêt : les premiers soignants des malades du sida aux Etats-Unis dans « 5B », la conquête de la Lune dans « Apollo 11 », les origines du film Alien dans « Memory – The origins of Alien », la transformation d’un terrain aride en ferme éco-responsable dans « Tout est possible », le son au cinéma dans « Making waves : the art of cinemtic sound » et le célèbre compositeur et saxophoniste de jazz Miles Davis dans « Miles Davis : birth of the cool ».

5. Le marathon « Game of thrones »

Fan ou non de la célèbre saga fantasy, difficile de ne pas saluer l’initiative du festival de Deauville : projeter tous les épisodes de « Game of thrones » au cinéma à raison d’une saison par jour. Cet événement s’accompagne de la venue à Deauville de Sophie Turner, interprète de Sansa Stark. Une belle manière de conforter deux idées défendues à Deauville depuis dix ans : des séries peuvent atteindre la qualité scénaristique et/ou technique d’un grand film. Les fans de David Lynch attendent désormais l’intégrale de « Twin Peaks : the return ».

La bonne aventure du Irma Festival

Je vois…je vois…je vois que tu vas passer une belle soirée si tu te rends à la Demeurée, à Saint-Contest, le vendredi 30 août ! Voilà ce que te prédit Yanis Mzari, 19 ans, responsable de la programmation du « Irma festival ».

Yanis, comment est né ce festival ?

Clara et moi faisions de la musique ensemble. Nous avons pu nous rendre compte de la difficulté à être programmé dans les institutions musicales, y compris quand le groupe répète régulièrement. Notre festival n’est pas une machine à fric. Il s’agit de promouvoir des artistes. Nous essayons de changer les choses à notre échelle. C’est aussi un message pour d’autres jeunes : avec peu de moyens mais beaucoup de réflexion, d’imagination et de créativité, il est possible de monter un festival. Nous serions ravis d’en inspirer d’autres.

Combien de personnes organisent IRMA ?

Nous sommes trois décisionnaires entourée d’une trentaine de bénévoles.

Pourquoi à La Demeurée ?

J’ai connu ce lieu grâce à MICKLE MUCKLE. C’est une alternative aux salles de concerts. Ce lieu prône l’écologie à laquelle nous sommes sensibles.

A quelle décoration s’attendre ?

La décoration s’articule autour de Madame Irma, la voyance, le vieux cirque. Nous souhaitons proposer aux festivaliers d’entrer dans un univers champêtre.

GEMINII est un des groupes rock programmés chez Madame Irma.

Comment les artistes ont-ils été choisis ?

En allant à beaucoup de concerts ! Je suis guitariste dans le groupe rock KOLD FEVER qui donnera le 30 août son dernier concert et je suis très heureux d’accueillir le groupe londonien THE STONED CROWS. Mais je ne voulais pas que du rock. Une des volontés principales était de laisser une chance à beaucoup de jeunes, qu’il soit déjà connu ou pas. Nous plaçons le groupe de rap CRNCKTA en milieu de soirée car nous pensons qu’il est à mettre en avant. Il y aura aussi de la pop et nous sommes aussi fiers d’accueillir des prodiges de l’électro.

Qu’allez-vous proposer en dehors des concerts ?

Il y aura un stand tatouage par le tatoueur rennais Flash Gordon 2000, un coin friperie avec « Fripes à la mode de Caen », le camion Disc N Truck qui vend des disques d’artistes régionaux. Il y aura aussi de quoi se restaurer et de la bière locale à prix abordable. Nous prévoyons aussi des jeux et des espaces détente. Il y aura probablement une coiffeuse. Radio 666, la radio rock de Caen, sera aussi en direct du festival.

Déjà d’autres éditions en projet ?

Oui. Si le bilan est bon, on aimerait proposer l’événement sur plusieurs jours avec encore beaucoup de jeunes groupes et toujours au moins un groupe étranger. Je pars vivre à Londres et je compte y trouver de très bons groupes à programmer. Nous proposerons peut-être un jour des conférences pour créer davantage de liens entre les musiciens de différents pays.

Trois mots pour résumer le festival Irma ?

Jeune, simple, sincère.

IRMA FESTIVAL à La Demeurée, à Saint-Contest, près de Caen, dans le Calvados, le vendredi 30 août, dès 16h. Avec : Fiervilla – Mamba de la Suerte – Aerosphere – The Stoned Crows – Kold Fever – Levitation Free – Le Son vert – Follow birds – Mickle Muckle – Geminii – CRNCKTA – Cosmic Suzie – Fuel Humor

Billetterie : billetweb.fr/irma-festival

Cet été, LYS enchaîne les festivals avec Steve Hewitt

Avec une décennie et des centaines de concerts au compteur, le groupe rock Lys a entamé il y a quelques mois une tournée anniversaire avec Steve Hewitt, célèbre batteur de Placebo jusqu’en 2007 puis chanteur-guitariste de Love Amongst Ruin. Le natif de Manchester est une figure incontournable du groupe rennais puisqu’il a produit leur premier album (« Go your own way » en 2013) et a participé à la batterie au deuxième album (« Redbud » en 2015).

Formé en 2007 et influencé par The Doors, Radiohead et Massive Attack, le groupe Lys envoûte par la voix douce de Nicolas Veron et des mélodies mélancoliques sur rythmes angoissants. Ce cocktail ravive la grande époque du rock alternatif, devenu trop rare aujourd’hui, tout en y apportant une bonne dose de modernité. Les connaisseurs auront reconnu la voix du chanteur irlandais Craig Walker sur « The mistake ». L’ancien leader d’Archive a en effet participé à l’écriture du deuxième album de Lys.

Après le concert du 31 juillet aux Musicales de Cormeilles-en-Pays-d’Auge, dans l’Eure, le quatuor jouera le 2 août au festival de Pia, dans les Pyrénées-Orientales, le 15 août au festival belge Park Rock et le 23 août au festival Dezing, à Saint-Jean-d’Ardières, dans le Rhône. Lys sera aussi au Live at heart festival, en Suède, le 4 septembre avant un retour à Rennes, à l’Ubu, le 12 septembre. D’autres concerts sont prévus en octobre.

Interview avec LYS à écouter dans Les Apéronews du jeudi 1er août, entre 18h et 19h, sur Radio666 (99.1 FM à Caen et radio666.com)