The Eternal Youth : bientôt le 2e album !

Fra, chanteur de The Eternal Youth, avait prévenu au festival Art Sonic, à Briouze, le 19 juillet dernier : leur prochain disque devrait être prêt pour début 2020. Quelques récentes photos postées sur les réseaux sociaux l’ont confirmé. Moins d’un an après la sortie physique du premier album, les quatre rockeurs sont retournés au Swan Sound Studio, à la Ferrière-Harang, le 5 octobre dernier. Ils font donc de nouveau confiance à Guillaume Doussaud pour l’enregistrement et le mixage. Une excellente idée tant le son des titres « Back to 1985 » et « A new beginning » faisaient ressortir leur volonté d’en découdre.

En attendant de connaître la date de sortie du successeur de « Me and you against the world », la nouvelle référence du punk mélodique est à écouter vendredi soir au Normandy, à Saint-Lô, en première partie de Lysistrata et It It Anita. Des places sont à gagner dans les Apéronews de Radio 666 entre 18h et 19h.


Requin Chagrin et La Faim du tigre en concert gratuit à Caen

Pour ouvrir sa saison culturelle, la Maison de l’Etudiant de Caen a l’habitude de concocter un beau programme. Après l’électro-pop sucré d’Alice & Moi l’an dernier, invitation à l’évasion avec deux groupes indie-pop dont les noms semblent être inventés pour être écrits sur la même affiche : Requin Chagrin et La Faim du Tigre.

La Faim du tigre, groupe formé à Cherbourg, semble lui aussi s’inspirer du littoral. « Marasme », leur premier EP sorti en 2014, a été reperé par les Inrocks Lab. A l’époque, La Faim du tigre était un duo. Ils ont depuis trouvé un bassiste et un batteur qui contribuent à rendre leurs concerts très convaincants. Après avoir remporté le tremplin Phénix Normandie 2018, le quatuor normand a notamment joué au festival Les Art Zimutés, à Cherbourg, et au festival Papillons de nuit 2019, à Saint-Laurent-de-Cuves. Beaucoup de mélancolie dans les guitares mais les voix semblent être porteuses d’espoir. A tout moment, les rythmes peuvent devenir solaires. De quoi avoir hâte de découvrir le deuxième EP enregistré au printemps dernier aux Studios Télémaque, à Fresney-le-Puceux, dans le Calvados.

Requin Chagrin, formé à Ramatuelle, dans le Var, devrait aider les étudiants à prolonger l’été. Leur son est celui de l’océan. Sur les vagues formés par des guitares ni trop grasses ni trop cristallines, les voix surfent sans difficulté et appelent à prendre de la hauteur. L’album « Sémaphore », composé de dix titres, est sorti au début de l’année sur le label KMS disques, label de Nicola Sirkis. Le groupe aux influences new-wave a d’ailleurs assuré une quinzaine de premières parties pour Indochine.

Concerts gratuits de La Faim du tigre et de Requin Chagrin le mercredi 25 septembre, à 20h, à la Maison de l’Etudiant, sur le campus 1 de Caen.

Cidre et Dragon soigne sa bande-son

Oyez ! Oyez ! Samedi 21 et dimanche 22 septembre, Merville-Franceville, dans le Calvados, redevient Merravilla pour mettre à l’honneur le médiéval-fantastique à travers des rencontres littéraires, des jeux de rôle, un marché, des conférences et des spectacles. Les passionnés des sagas « Le seigneur des anneaux », « Game of thrones » ou « The legend of Zelda » partageront leur passion pour l’imaginaire au rythme de nombreuses animations musicales.

Les habitués du festival Cidre et Dragon noteront tout d’abord le retour de La Horde. Ce groupe, né à Merravilla en 2010, allie bouzouki, mandoline, accordéons et percussions. Plus récent, le duo Geeks & Music, formé l’an dernier par un violoniste et un pianiste, mélange des airs célèbres de la musique classique, du cinéma et de la pop-culture.

Parmi les autres animations musicales du dizième Cidre et Dragon, du fest noz par les Belges de C’HAG et des mélodies du monde reprises par les sept musiciens du groupe caennais The Troubadours. Enfin, après un concert très remarqué le 29 juin au festival Meuh zic, à Saonnet, le goupe corrézien Les Humeurs Cérébrales sera de retour dans le Calvados avec la ferme intention de faire danser hobbits et gobelins. Leur trad’n folk, inspiré par le rock celtique, rassemble guitare, voix, violon et accordéon.

Deauville US en 20 musiques

Sors le parasol et monte le son ! A l’occasion du 45e festival du cinéma américain de Deauville, balancetaprog.com te propose une compilation à écouter, de préférence, sur une plage ensoleillée. Tu y trouveras par exemple « Woman » de Neneh Cherry, extrait de la bande-son du film d’action « Au revoir à jamais » dans lequel Geena Davis incarnait le rôle principal. D’autres musiques en lien avec la filmographie de Geena Davis, Johnny Depp, Kristen Stewart, Pierce Brosnan et Sienna Miller. Il y en a aussi pour les fans de Catherine Deneuve, présidente du jury, du rappeur Orelsan et de la série « Game of thrones ».


Pluie de talents au 45e festival de Deauville

Le rendez-vous incontournable du cinéma américain se déroule du 6 au 15 septembre. Cette 45e édition accueillera entre autres Kristen Stewart, Johnny Depp, Geena Davies, Pierce Brosnan et Sophie Turner. Et peut-être toi parmi les festivaliers ? Tour d’horizon des motivations. 

  1. Découvrir des films qui vont compter

Croiser des stars, c’est bien. Voir des bons films, c’est mieux. Les palmarès de ces dernières années incitent à surveiller la compétition. L’an dernier, le jury remettait le grand prix à « Thunder Road » de Jim Cummings, comédie qui dénonçait la masculinité toxique. Quelques années auparavant, en 2015, « 99 homes » réunissait Michael Shannon, Andrew Garfield et Laura Dern pour un film coup de poing sur les conséquences de la cupidité. En 2014, avant son auréolé « La la land », Damien Chazelle insistait déjà dans « Whiplash » sur la rigueur et les sacrifices inhérents à une carrière artistique.

Enfin, impossible d’oublier le road-movie familial « Little Miss Sunshine » qui écorchait gentiment mais sûrement le culte de l’apparence en 2006. Deauville peut aussi évoquer aux cinéphiles « Il faut sauver le soldat Ryan » de Steven Spielberg, « Memento » de Christopher Nolan, « Dans la peau de John Malkovich » de Spike Jonze, « Mother » de Darren Aronofsky ou la comédie romantique sans histoire d’amour « 500 days of summer » de Marc Webb. Bien entendu, cette liste est totalement subjective. Cette année, une soixantaine de films – dont quatorze en compétition – seront projetés. Le jury, présidé par l’actrice Catherine Deneuve, réunit notamment le réalisateur, scénariste et auteur de bande dessinées Antonin Baudry, l’acteur Gaspard Ulliel et le rappeur Orelsan, comédien en 2015 dans le film « Comment c’est loin ». Le jury de la révélation est représentée par l’actrice Anna Mouglalis.

2. Etre fan de Kristen Stewart

Révélée en 2012 dans le thriller « Panic Room » de David Fincher puis dans « Into the wild » de Sean Penn, la talentueuse Kristen Stewart a brillé dans la saga romantico-vampiresque Twilight avant de tourner dans des films d’Olivier Assayas, Woody Allen et Ang Lee. Les enfants du rock se souviendront aussi qu’elle a interprété Joan Jett dans « The runaways », biopic présenté à Deauville en 2010, les plus littéraires auront peut-être en tête l’adaptation du célèbre livre « On the road » de Jack Kerouac. A 29 ans, Kristen Stewart a donc une filmographie des plus impressionnantes. Celle qui incarne une des nouvelles « Drôles de dames » se verra remettre un Deauville Talent Award le vendredi 13 septembre. La soirée hommage sera suivie de la première française de « Seberg » de Benedit Andrews. Kristen Stewart y incarne une comédienne victime d’un programme de surveillance mis en place par le FBI.

3. Applaudir de nombreux talents et réviser leurs filmographie

Et si le talent s’accompagne du succès, tant mieux ! Vendredi 6 et samedi 7 septembre, l’Irlandais Pierce Brosnan foulera de nouveau les planches cinq ans après la promotion du film d’espionnage « The november man ». Sans oublier de revoir « Goldeneye », ses fans l’apprécieront dans des rôles très différents de l’agent 007 grâce à « The ghost writer », « Mars attacks », « Thomas Crown » et « Mamma Mia ! Here we go again ». Dimanche 8 septembre, Johnny Depp, acteur fétiche de Tim Burton, viendra pour l’avant-première de « Waiting for the barbarians » de Ciro Guerra. Les mordus de Tim Burton seront ravis de revoir Johnny Depp dans « Edward aux mains d’argent » et « Sweeney Todd » mais aussi Geena Davis dans « Beetlejuice ». L’actrice, inoubliable Thelma dans « Thelma et Louise », présentera mardi soir « Tout peut changer », documentaire qui dénonce des décennies de discrimination à l’égard des femmes à Hollywood. Parmi les autres comédiennes talenteuses mises à l’honneur à Deauville, Sienna Miller défendra « American Woman » l’histoire d’une caissière dont la fille adolescente disparaît mystérieusement. La venue de Sienna Miller permettra de revoir au cinéma « American Sniper » et « Interview ».

4. Se réconcilier avec le genre documentaire

Si vous ne vous attardez jamais devant la télé quand il s’agit d’un documentaire, c’est peut-être le moment de leur redonner une chance via « Les Docs de l’Oncle Sam ». Rappelons tout d’abord la programmation de « Tout peut changer », documentaire qui interroge sur la représentation des femmes dans l’industrie du divertissement. Les autres sujets ne manquent pas non plus d’intérêt : les premiers soignants des malades du sida aux Etats-Unis dans « 5B », la conquête de la Lune dans « Apollo 11 », les origines du film Alien dans « Memory – The origins of Alien », la transformation d’un terrain aride en ferme éco-responsable dans « Tout est possible », le son au cinéma dans « Making waves : the art of cinemtic sound » et le célèbre compositeur et saxophoniste de jazz Miles Davis dans « Miles Davis : birth of the cool ».

5. Le marathon « Game of thrones »

Fan ou non de la célèbre saga fantasy, difficile de ne pas saluer l’initiative du festival de Deauville : projeter tous les épisodes de « Game of thrones » au cinéma à raison d’une saison par jour. Cet événement s’accompagne de la venue à Deauville de Sophie Turner, interprète de Sansa Stark. Une belle manière de conforter deux idées défendues à Deauville depuis dix ans : des séries peuvent atteindre la qualité scénaristique et/ou technique d’un grand film. Les fans de David Lynch attendent désormais l’intégrale de « Twin Peaks : the return ».

La bonne aventure du Irma Festival

Je vois…je vois…je vois que tu vas passer une belle soirée si tu te rends à la Demeurée, à Saint-Contest, le vendredi 30 août ! Voilà ce que te prédit Yanis Mzari, 19 ans, responsable de la programmation du « Irma festival ».

Yanis, comment est né ce festival ?

Clara et moi faisions de la musique ensemble. Nous avons pu nous rendre compte de la difficulté à être programmé dans les institutions musicales, y compris quand le groupe répète régulièrement. Notre festival n’est pas une machine à fric. Il s’agit de promouvoir des artistes. Nous essayons de changer les choses à notre échelle. C’est aussi un message pour d’autres jeunes : avec peu de moyens mais beaucoup de réflexion, d’imagination et de créativité, il est possible de monter un festival. Nous serions ravis d’en inspirer d’autres.

Combien de personnes organisent IRMA ?

Nous sommes trois décisionnaires entourée d’une trentaine de bénévoles.

Pourquoi à La Demeurée ?

J’ai connu ce lieu grâce à MICKLE MUCKLE. C’est une alternative aux salles de concerts. Ce lieu prône l’écologie à laquelle nous sommes sensibles.

A quelle décoration s’attendre ?

La décoration s’articule autour de Madame Irma, la voyance, le vieux cirque. Nous souhaitons proposer aux festivaliers d’entrer dans un univers champêtre.

GEMINII est un des groupes rock programmés chez Madame Irma.

Comment les artistes ont-ils été choisis ?

En allant à beaucoup de concerts ! Je suis guitariste dans le groupe rock KOLD FEVER qui donnera le 30 août son dernier concert et je suis très heureux d’accueillir le groupe londonien THE STONED CROWS. Mais je ne voulais pas que du rock. Une des volontés principales était de laisser une chance à beaucoup de jeunes, qu’il soit déjà connu ou pas. Nous plaçons le groupe de rap CRNCKTA en milieu de soirée car nous pensons qu’il est à mettre en avant. Il y aura aussi de la pop et nous sommes aussi fiers d’accueillir des prodiges de l’électro.

Qu’allez-vous proposer en dehors des concerts ?

Il y aura un stand tatouage par le tatoueur rennais Flash Gordon 2000, un coin friperie avec « Fripes à la mode de Caen », le camion Disc N Truck qui vend des disques d’artistes régionaux. Il y aura aussi de quoi se restaurer et de la bière locale à prix abordable. Nous prévoyons aussi des jeux et des espaces détente. Il y aura probablement une coiffeuse. Radio 666, la radio rock de Caen, sera aussi en direct du festival.

Déjà d’autres éditions en projet ?

Oui. Si le bilan est bon, on aimerait proposer l’événement sur plusieurs jours avec encore beaucoup de jeunes groupes et toujours au moins un groupe étranger. Je pars vivre à Londres et je compte y trouver de très bons groupes à programmer. Nous proposerons peut-être un jour des conférences pour créer davantage de liens entre les musiciens de différents pays.

Trois mots pour résumer le festival Irma ?

Jeune, simple, sincère.

IRMA FESTIVAL à La Demeurée, à Saint-Contest, près de Caen, dans le Calvados, le vendredi 30 août, dès 16h. Avec : Fiervilla – Mamba de la Suerte – Aerosphere – The Stoned Crows – Kold Fever – Levitation Free – Le Son vert – Follow birds – Mickle Muckle – Geminii – CRNCKTA – Cosmic Suzie – Fuel Humor

Billetterie : billetweb.fr/irma-festival

Cet été, LYS enchaîne les festivals avec Steve Hewitt

Avec une décennie et des centaines de concerts au compteur, le groupe rock Lys a entamé il y a quelques mois une tournée anniversaire avec Steve Hewitt, célèbre batteur de Placebo jusqu’en 2007 puis chanteur-guitariste de Love Amongst Ruin. Le natif de Manchester est une figure incontournable du groupe rennais puisqu’il a produit leur premier album (« Go your own way » en 2013) et a participé à la batterie au deuxième album (« Redbud » en 2015).

Formé en 2007 et influencé par The Doors, Radiohead et Massive Attack, le groupe Lys envoûte par la voix douce de Nicolas Veron et des mélodies mélancoliques sur rythmes angoissants. Ce cocktail ravive la grande époque du rock alternatif, devenu trop rare aujourd’hui, tout en y apportant une bonne dose de modernité. Les connaisseurs auront reconnu la voix du chanteur irlandais Craig Walker sur « The mistake ». L’ancien leader d’Archive a en effet participé à l’écriture du deuxième album de Lys.

Après le concert du 31 juillet aux Musicales de Cormeilles-en-Pays-d’Auge, dans l’Eure, le quatuor jouera le 2 août au festival de Pia, dans les Pyrénées-Orientales, le 15 août au festival belge Park Rock et le 23 août au festival Dezing, à Saint-Jean-d’Ardières, dans le Rhône. Lys sera aussi au Live at heart festival, en Suède, le 4 septembre avant un retour à Rennes, à l’Ubu, le 12 septembre. D’autres concerts sont prévus en octobre.

Interview avec LYS à écouter dans Les Apéronews du jeudi 1er août, entre 18h et 19h, sur Radio666 (99.1 FM à Caen et radio666.com)

DIONYSOS : prochain album en janvier

Samedi 20 juillet, au festival Art Sonic, à Briouze, Dionysos a prouvé qu’il avait gardé son énergie scénique. Ce groupe rock, formé en 1993, a aussi donné à entendre plusieurs titres qui figureront sur son neuvième album studio. Le même jour, interrogé sur le plateau Radio Pulse / Radio Pulse, le chanteur Mathias Malzieu a donné quelques informations sur ce nouvel opus. « Il est prêt. Tous les morceaux sont enregistrés. L’album s’appelle « Surprisier » et sortira en janvier prochain. » En écho au titre de l’album, Mathias promet « plein de petites surprises ». Deux chansons ont déjà été révélés : « Paris brille-t-il » et « Une sirène à Paris », du même nom que le dernier roman de Mathias dont il réalisera lui-même l’adaptation ciné. Le tournage se déroulera cet automne.

Un troisième single, accompagné d’un clip, est prévu pour septembre. « Il y a tout un monde qui se construit autour de l’album, le livre et le film. » Habitué des univers étendus, le fan de Star Wars confirme aimer « les possibilités d’arborescence ».

A Beauregard, n’arrive pas en retard !

Raphaël et ses complices de « We Hate You Please Die » vont réveiller John vendredi à 16h30.

Pour ouvrir en beauté les quatre jours de son édition 2019, le festival Beauregard accueille quatre groupes normands : MNNQNS, We Hate You Please Die, Beach Youth et Embrasse Moi. Synchronisation des montres !

MNNQNS (rock) jeudi à 17h50

Cette année, John frappe fort pour l’ouverture de son festival avec MNNQNS, groupe rock de Rouen, qui a notamment assuré avec brio la première partie de Franz Ferdinand le 24 mars 2018 au Zénith de Caen. La même année, les mannequins remportaient le Prix Ricard S.A Live Music. Les premiers albums de Blur ont sûrement influencé ce groupe formé en 2013. Mention spéciale pour le titre « If only they could » dans lequel les guitares se répondent à merveille.

Après Beauregard le 4 juillet, MNNQNS le lendemain aux Eurockéennes de Belfort. A noter aussi : un retour à Londres le 17 octobre pour un live au Thousand Island. Avant ça, les mannequins joueront le 3 octobre à Paris, à la Maroquinerie, où ils partageront l’affiche avec un autre groupe rouennais qui a lui aussi tapé dans l’œil de John : We Hate You Please Die.

WE HATE YOU PLEASE DIE (garage / grunge) vendredi à 16h30

Le 1er février dernier, au Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair, le jury du tremplin John’s session a choisi le rock garage grunge de WE HATE YOU PLEASE DIE, WHYPD pour les intimes. « Kids are lo-fi », le premier album de ces quatre musiciens rouennais, est un concentré d’énergie qui n’est pas sans rappeler la fougue du héros des bande-dessinées Scott Pilgrim. En live, que ce soit au Cargö, à Caen (en première partie de la nouvelle sensation new-yorkaise Bodega) ou lors du Printemps de Bourges, l’influence Nirvana est clairement assumée. Y est ajoutée une bonne dose de fuzz.

Mathilde, atout rythmique de We Hate You Please Die.

On pourra aussi apprécier dans WE HATE YOU PLEASE DIE la manière dont les voix se répondent sans jamais sombrer dans la cacophonie. Enfin et surtout, comme tout groupe qui ne manque pas d’énergie, la batterie est un poste clé. A ce titre, la batteuse de WE HATE YOU PLEASE DIE fait bien plus qu’assurer le job. En attendant le deuxième album, WHYPD a un agenda concert bien chargé. Ne surtout pas manquer leur passage au dixième Rock in the Barn le 14 septembre à Vexin-sur-Epte, dans l’Eure !

BEACH YOUTH (surf pop) samedi à 15h20

Le nom l’indique : ces quatre garçons ont envie de célébrer la jeunesse, la plage, les cocktails, l’été et les festivals qui vont avec. Les guitaristes ont résisté aux sirènes de la distortion et laissent une bonne place à la basse comme dans « Classroom », titre hyper cool qui a réchauffé l’hiver 2018-2019 sur Radio 666.

Avec leur deuxième EP, les Caennais de Beach Youth affichent davantage l’ambition de faire danser les festivaliers. Le soleil prévu à Beauregard ressemble à un parfait alignement des planètes. Pour plus de surf-pop, rendez-vous le 11 juillet aux Belles Rives Festival, à Caen. Et pour en savoir plus sur cette bande de potes qui aiment le foot et qui supportent le Stade Malherbe de Caen, tu peux réécouter leur interview Balance Ta Prog diffusée en mars sur 666 :

EMBRASSE MOI (chanson) dimanche à 15h30

Dans ce quatuor caennais, les influences ne sont pas évidentes et c’est sûrement un de leurs charmes ! Embrasse Moi fait rimer originalité et simplicité. Ici, rien n’est forcé, ce qui a pour avantage de valoriser les paroles en français. Celles-ci font passer d’un décor à un autre avec une facilité déconcertante. Ecouter « J’ai un plan » puis « Club » donnera un bon exemple. Mention spéciale au très bon travail d’arrangement qui permet au groupe de faire durer un titre sept minutes sans perdre l’auditeur. Embrasse Moi pourait aussi très bien supporter un album concept contenant un morceau d’une dizaine de minutes.

Après Beauregard le dimanche 7 juillet, les quatre caennais pourront être écoutés à Saint-Pair-sur-Mer le 30 août, à Barfleur le 31 août et à nouveau à Hérouville-Saint-Clair le 12 octobre, en première partie de Cléa Vincent.