Clara Roxane, le post-punk dans la peau

A La Ferté-Macé, dans l’Orne, Maxence, chanteur-guitariste du trio garage rock Tendresse et guitariste de Charlie Quid, a profité du confinement pour développer Clara Roxane, sa nouvelle facette.

« J’avais toujours eu envie de monter un projet post-punk », confie Maxence. « J’ai longtemps pensé qu’il fallait d’autres musiciens pour le mener à bien. Il me manquait surtout du temps pour m’y consacrer. » Dès le premier jour du confinement, l’artiste ornais, habitué à répéter chez lui, profite d’avoir ses grattes à portée de main : « J’ai utilisé une guitare lo-fi, mon unique basse, de vieilles boîtes à rythme et un logiciel de montage audio très basique ! »

15 minutes sinon rien

En moins de trois semaines, celui qui se fait désormais appeler Clara Roxane compose et enregistre à bas coût cinq morceaux réunis sur l’EP ‘I’ll let you have a piss on my face but nothing more’. Les titres apparaissent dans l’ordre de la composition. « Ces quinze minutes racontent ensemble une histoire avec un point de rupture et un peu d’espoir à la fin » explique l’artiste. Pas question pour lui d’en isoler un single : « Je me fais souvent une idée d’un projet musical sur la durée d’un EP ou d’un album. »

L’EP de Clara Roxane est sorti en numérique chez le très bien nommé ‘Pangolin Records’, label que Maxence a aussi fait naître à l’occasion du confinement. Si ce musicien se retrouvait à court d’idées, il pourrait éventuellement compter sur son entourage. « Le nom Clara Roxane vient d’un pari perdu auprès de deux amies », révèle-t-il. Son gage : se faire tatouer le prénom Clara sur le genou gauche et le prénom Roxane sur le genou droit. Plus que jamais, les deux font la paire.

Annabella Hawk, la force de la soul est avec elle

L’artiste caennaise ouvrira le festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair, le jeudi 2 juillet. Ses chansons cathartiques sont parties pour s’installer durablement dans les esprits. 

Découverte sur plusieurs titres du groupe rap Coeff, la Caennaise Annabella Hawk n’en finit pas d’élargir et fidéliser son public. Après le motivant « On the top » featuring Jyeuhair puis un intrigant concert le 31 octobre à l’église Saint-Sauveur, à Caen, l’autrice-compositrice-interprète libérait plus franchement son envie de live le 21 novembre au Portobello Rock Club lors de la soirée « Contre-exemple » de l’association Novasso. Une occasion de découvrir sa formule actuelle avec le claviériste Arthur Huiban et le batteur Valentin Barbier, tous les deux multi-instrumentistes. Ce trio a séduit le jury du tremplin John’s session le 31 janvier au Big Band Café, ce qui permettra d’écouter le percutant « Breakdown » le jeudi 2 juillet, à Hérouville-Saint-Clair, en ouverture du douzième festival Beauregard.

Pas besoin de comprendre l’anglais pour capter l’émotion libératrice du morceau « Breakdown ». L’interprétation donnée en concert par Annabella vaut le détour.

Un agenda 2020 bien chargé

Dimanche 1er février, au lendemain d’une victoire décisive au BBC, Annabella Hawk donnait un concert dans l’auditorium de la bibliothèque Alexis de Tocqueville et une partie du public n’a pas tardé à comparer son chant à celle de la regrettée Amy Winehouse. Pas de panique si vous n’avez toujours pas découvert en live la jeune étoile montante de Caen ! Celle-ci partagera avec le groupe trip-hop Indigo Birds l’affiche du Batolune, à Honfleur, le samedi 8 février.

Annabella donnera ensuite rendez-vous pour un apéro-concert le vendredi 28 février, à 19h, au Cargö, à Caen, non loin de l’antenne de l’Ecole Supérieure d’Arts et Médias où elle a étudié. Très douée pour les arts plastiques, l’autrice-compositrice-interprète concentre toutefois son énergie sur sa musique pour la partager au maximum. En attendant un premier disque, ses captivantes interprétations scéniques, le management par l’agence We do no harm et la récente signature avec Les Tontons Tourneurs devraient l’aider à atteindre cet objectif.

(Ré)écoute l’interview « Balance Ta Prog » d’Annabella Hawk :

La playlist d’Annabella Hawk :

  • KIMBRA – Top of the world
  • JOSS STONE – Free me
  • MAHALIA – Hide out
  • MELODY GARDOT – It gonna come (FKJ remix)
  • THE TESKEY BROTHERS – Hold me

BONUS. Découvre « Head in the clouds » d’Annabella Hawk en version guitare/voix !

Envie de romantisme en 2020 ? Demandez Luna Stone !

En enregistrant en novembre dernier dans les célèbres studios Matrix, à Londres, le duo caennais s’est donné les moyens de décrocher la lune.

Léa, inspiré par la soul et le R’n’B, et Mathieu, influencé par le rock anglais des 90’s,
écrivent et composent ensemble « des chansons lunaires ».

Léa et Mathieu ont formé LUNA STONE suite à un concert improvisé dans les salons privés du Stade d’Ornano, à Caen. C’était en novembre 2018. Un an plus tard, les deux auteurs-compositeurs-interprètes ont déjà travaillé avec le producteur Pete Martin pour l’enregistrement de trois titres au studio Matrix, à Londres. Mêlant mélodies douces et sonorités épiques, les chansons ‘Pain killer’, ‘Chinese latterns’ et ‘Silent Empire’ sont taillées pour les radios pop. Elles pourraient même séduire les fans d’Alex Hepburn, Adèle, Birdy ou Sam Smith. Forts de cette expérience studio réussie, Léa et Mathieu prévoient « l’enregistrement de trois autres titres dans les prochains mois  et la sortie d’un EP cette année ». Sur le plan scénique, leur complicité a fait ses preuves l’été dernier en Provence, en première partie de Julie Zenatti. Vous voilà prévenu.e.s ! Luna stone is coming.

Pour découvrir en exclusivité « It’s coming » et « Chinese latterns » en unplugged ainsi que la version studio de « Silent Empire », réécoutez cet extrait de l’émission « Balance Ta Prog » diffusée le mardi 24 décembre sur Radio 666 :

Elisa Erka chante l’amour dans tous ses états

« Corps météo », son premier EP, est sorti le 20 septembre. Interview avec Elisa Erka, artiste multi-talents qui ensoleille l’automne 2019.

Elisa, quels ingrédients contient ton premier EP ?

Il parle d’amour et de toutes ses étapes avec un début, un milieu, une fin. Qu’est-ce que c’est d’être à deux ? Qu’est-ce qu’on ressent ? « Corps météo » parle du moment particulier et passionnel quand les corps traversent plein d’émotions et de situations, la chaleur comme la tempête. « Pardonne moi » est un titre un peu à part sur l’EP, une vision d’impuissance sur la misère dans le monde.

Quels sont tes instruments ?

Je joue du piano et je me sers d’un looper qui sample les voix et le piano. En studio, j’ai travaillé à Londres avec l’arrangeur et producteur Majiker. Sur scène, je suis accompagné par Thomas, un bassiste.

Quand et comment as-tu commencé la musique ?

Très jeune mais de manière assez bordélique car je ne sais pas lire les notes. Mais je m’entoure de personnes qui savent m’aider et m’accompagner quand je crée un début de mélodie. Cela me pousse à être inventive. Le piano est un instrument assez immédiat. Même quand on ne connaît pas les notes, il en ressort quelque chose d’assez instinctif et agréable.

Elisa Erka photographiée par Raphaël Neal.

Quel a été le déclic pour te lancer dans la musique ?

J’ai commencé à composer des chansons et des musiques pour les spectacles que je mets en scène et pour ceux des autres. Quand je chantais, on m’incitait à en faire autre chose.

Tu apparais tout au long du clip de « Corps météo » réalisé par Hector Di Napoli. Tu n’abandonnes donc pas la comédie.

J’ai ma carrière de comédienne qui suit son cours à côté. Pour moi, les domaines du théâtre, du cinéma et la musique s’alternent et se nourrissent.

Elisa Erka, balance ta prog !

J’ai été voir en concert Voyou. Je le trouve super. Je conseille le titre « Seul sur ton tandem ». Le paysage musical pop-électro me plaît beaucoup. Clara Luciani, Jain et Angèle sont des femmes avec des caractères, des physiques, des musiques très différentes. J’adore « La grenade » de Clara Luciani et « Balance ton quoi » d’Angèle. Je trouve qu’il y a une revendication douce dans la musique, quelque chose qui s’affirme. J’aime ce qui est en train de se dessiner chez les femmes dans la musique. Ça m’encourage beaucoup.

Quelles sont tes musiques de films préférées ?

Celles composées par Ennio Morricone. J’aime notamment la bande-son du film « La guerre est déclarée » dans laquelle un de ses morceaux est utilisée.