En juillet 2025, un an après sa naissance, le groupe calvadosien Ring Scabs enregistre treize titres pour un album d’une quarantaine de minutes « qui va défoncer ».
Après trois premiers concerts, le 25 octobre 2024 et le 27 juin 2025 à Caen (Calvados) puis le 4 juillet 2025 en ouverture du Kave Fest, au château de Gisors (Eure), le trio « brutal rock » Ring Scabs s’est attelé à son premier album.
Si la voix de Solario devrait être captée fin juillet, sa guitare ainsi que la batterie de Marsouin et la basse de Margaux ont déjà été enregistrées par leurs propres soins, « dans un lieu secret », entre Caen et Falaise, du mercredi 9 au vendredi 11 juillet. « C’était assez naturel et ça a été vite », estime le chanteur-guitariste et parolier.
« Nous avions déjà beaucoup bossé les compositions chacun de notre côté et nous avons enregistré la batterie, la basse et la guitare ensemble plutôt que piste par piste. »
Alliances de longue date
Pour son efficacité, le trio Ring Scabs peut s’appuyer sur d’autres expériences partagées. Marsouin fait équipe en tant que bassiste avec Solario dans le quatuor grunge progressif Geminii (EP sorti en décembre 2022). Il est aussi le compositeur et batteur du groupe metal progressif Natural Disorder (album sorti en janvier 2020) dans lequel Margaux officie en tant que guitariste. Cette dernière accompagne aussi à la guitare Marsouin dans MDS, projet de ballades folk de ce multi-instrumentiste prolifique (premier EP en juin 2020, le deuxième en février 2025).
Marsouin et Solario se partagent la composition. Le chanteur-guitariste se souvient précisément le contexte dans lequel l’envie de ce nouveau groupe est né en juillet 2024. « Nous allions en soirée avec Marsouin et nous écoutions Frank Carter dans la voiture », se remémore Solario. « Arrivés en soirée, nous avons fait un pierre-papier-ciseaux à Margaux sans même lui dire ce qui était en jeu. Elle a perdu. Nous lui avons donc annoncé qu’elle devenait la bassiste d’un nouveau groupe punk-rock. »
Parmi les treize titres enregistrés cet été pour « un album de 45 minutes qui va défoncer », trois n’ont jamais été joués en concert mais devraient l’être prochainement. Le premier single est attendu pour septembre.
Doūche, trio garage-pop composé du chanteur-guitariste Aymeric, 32 ans, aux influences brit-pop et brit-rock, du bassiste Guillaume, 28 ans, marqué par le punk-rock, et du batteur Peng, 26 ans, s’est formé à Caen. Les deux premiers se sont rencontrés en 2019 à l’école d’ingénieurs. En 2023, ils ont fait la connaissance de Peng, un élève du Conservatoire de Caen qu’une amie leur avait conseillé.
« Nous cherchions un batteur depuis plusieurs mois, nous en avons auditionné plusieurs un après-midi, il était le premier et les suivants n’avaient alors aucune chance », se souvient Guillaume. « Il a sa patte jazz qui colle avec le rock que nous faisons et qui fait que ça sonne unique. Et il a une présence scénique très cool ! » Pour leur groupe, les trois musiciens se donnent à fond, à raison de trois répétitions par semaine.
« Nous avons un local qui nous permet de bosser rapidement. »
Guillaume, bassiste de Doūche
Savoir se jeter à l’eau
La formule a rapidement fait ses preuves. Après un live acoustique le 31 janvier au Portobello Rock Club, à Caen, leur participation au tremplin Phénix Normandie, à la Maison de l’Étudiant de Caen, en février, leur a valu une place pour la finale caennaise le jeudi 18 avril, dont ils sont sortis lauréats. Le groupe compte désormais une vingtaine de concerts effectués, dont ceux de la tournée du tremplin.
Le groupe a notamment aimé jouer au Circuit, à Cherbourg. « Il y avait aussi un groupe de jazz de Rouen et uen fille au piano-voix qui vient du Havre », se souvient Guillaume. « Le courant est très bien passé et jouer dans une SMAC, avec de superbes conditions, nous a mis sur un petit nuage. Ça a vraiment annoncé une belle tournée du tremplin qui s’est conclue au Tetris, au Havre. »
Les conditions de la réussite
Guillaume a aussi été marqué par les trois jours de résidence au Big Band Café, en octobre, qui ont donné lieu à une sortie de résidence. « La scène est vraiment chouette et le son est incroyable », commente le bassiste.
« Nous n’imaginions pas jouer au BBC dès cette année. »
Guillaume, bassiste de Doūche
Après deux concerts à domicile (El Camino le 29 novembre et le Portobello Rock Club le 7 décembre), Doūche retournera au Circuit, à Cherbourg, cette fois-ci pour le tremplin des musiques actuelles en Cotentin, le samedi 14 décembre. Le trio y croisera alors The Weekend Stars, Urbam, Marla Wallace et Welcome Nogaro. Doūche donne aussi rendez-vous le samedi 11 janvier à Rouen, pour leur premier concert au 3 pièces Musik’Club.
Pour Doūche, l’année 2025 devrait être marquée par la sortie d’un EP qui contiendra quatre ou cinq compositions. Les quatre jours d’enregistrement, début août, aux Studios Télémaque, dans le Calvados, ont été financés par le tremplin Phénix. Le mixage est en cours et le groupe espère une sortie au printemps. Pour l’annoncer, un premier single sera accompagné d’un clip, dont le tournage s’est déroulé en extérieur, près de Caen.
Après les albums Hokage, Alpha et OF57 puis l’EP Hors série, Flooz s’est montré très inspiré par les saisons. L’EP Summer, fin juillet, dont un des quatres titres faisait allusion à Courseulles-sur-Mer, a précédé l’EP Autumn sorti le 23 novembre. Quelques mois plus tard, le rappeur de 33 ans poursuit sur sa lancée en dévoilant le vendredi 22 mars 2024 l’EP numérique Winter, qui évoque l’hiver, mais aussi la nuit et la solitude.
« J’ai vraiment aimé faire Summer cet été, avec des sonorités plus festives, plus chaudes, mais j’ai pris beaucoup moins de temps à écrire Autumn et Winter car j’étais plus à l’aise », analyse Flooz.
Une chanson très personnelle
Cette impression d’être dans sa zone de confort ne l’a pas empêché d’essayer de nouvelles sonorités, comme sur le titre Tempête. Surtout, l’artiste s’est livré plus que d’habitude dans la conclusion avec piano et voix de Valkyries, dans laquelle chante sa femme, Maty. « C’est une chanson d’amour qui dit, en résumé, si je meurs demain, j’ai envie de profiter des derniers instants que j’ai avec toi et je vais te le dire », déclare Flooz. « Je suis très content de ce morceau. »
La tracklist :
Soirs d’hiver
Tempête
Rêves (feat. Nat-j)
Valkyries (feat. Maty)
À noter que ce nouvel EP avait eu droit à un préambule par le titre L’hiver arrive sorti le 19 janvier.
Après autant de productions, Flooz prévoit de prendre un peu de temps pour se ressourcer, mais il y a fort à parier que le printemps devrait aussi l’inspirer.
Pour la pop urbaine, Caen peut compter en 2024 sur Ellea. Après le titre nocturne « Tu connais », sorti fin janvier, l’autrice-compositrice-interprète prévoit de sortir quatre autres chansons cette année.
De ses soirées à Nantes, où elle a étudié le droit, la Caennaise Ellea a gardé suffisamment de souvenirs pour en faire une chanson. Tu connais est sorti le 23 janvier 2024, accompagné d’un clip tourné dans la boîte de nuit Le Dépôt située à Caen, sa ville natale.
Très inspirée par la pop urbaine, la parolière de 26 ans aime faire équipe avec son frère Macéo, alias Mace, pour la composition. « Nous nous comprenons », résume la chanteuse. « Nous voyons des choses différentes, il y a une bonne complémentarité. »
Ellea est également ravie de confier le mixage à Hugo Martinez, alias Martimix. « Il travaille avec des artistes tops comme Angèle, PLK, Damso, Ninho », souligne la chanteuse.
Prochain titre en avril
Quatre autres chansons d’Ellea devraient sortir cette année. La prochaine est prévue le vendredi 19 avril et aura aussi droit à un clip. « Le tournage se déroulera fin mars, à Caen, avec la même équipe, Clément Dupont et Charlotte Gandon. »
Ce prochain morceau, qui s’appellera « Redescends », est annoncé comme un « morceau funky, ironique, très second degré », mais Ellea prévient : « ils ne seront pas tous comme ça ».
Près de deux ans après un concert au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon, les cinq membres du groupe de metal progressif Natural Disorder, basé à Caen, remonteront sur la même scène le vendredi 22 juillet 2022. Un deuxième album se prépare.
Le 19 janvier 2020 sortait « Corrosion & Passion », prometteur premier album de Natural Disorder, groupe metal progressif basé à Caen. Trois mois plus tard, le premier confinement commençait à mettre à mal plusieurs projets, mais le groupe a ensuite ouvert avec brio une belle soirée au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon (Calvados) le 22 août 2020, en compagnie des groupes metal Åkesson et The Last ones standing.
Après quasiment deux ans de discrétion, il est donc temps pour Natural Disorder de faire son retour ! Ce sera sur la même scène, le vendredi 22 juillet 2022, mais cette fois-ci en clôture d’une soirée partagée avec les rockeurs de rockeurs de Madema et les heavy-rockeurs de Distillery.
Sortir du trou
« Vendredi, nous jouerons deux chansons du deuxième album, Emergency exit et I feel alive », annonce Suzy, la chanteuse de Natural Disorder, interrogée par téléphone. Pas de date de sortie pour l’instant mais le prochain album est écrit. « Nous commençons à travailler dessus et on verra pour l’enregistrer plus tard, car on essaie de défendre un peu plus le premier. »
Le deuxième album de Natural Disorder fera le lien avec un de leurs premiers singles, Spelunkers, qui avait fait l’objet d’un clip tourné dans une carrière souterraine à Auvers-sur-Oise, dans le Val d’Oise. « Le morceau I feel alive est en lien avec Spelunkers, l’histoire de cette fille qui tombe dans un trou et qui s’y perd. Dans I feel alive, cette même héroïne arrive à retrouver la lumière et ressort de ce trou où elle est restée des années. »
Le clip Spelunkers, extrait du premier album de Natural Disorder, a été réalisé par François Le Guen.
Autre information divulguée par Suzie : la chanson Karma trauma a été transformée sur le plan vocal. C’est donc une nouvelle version qu’écouteront les spectateurs du concert du 22 juillet au Valhalla.
Envoyer du bois
La taverne brettevillaise étant connue, entre autres, pour la possibilité d’y lancer des haches, la chanteuse de Natural Disorder confie avoir toujours eu « la chance du débutant » : « je touche le tronc au premier lancer, mais je ne touche plus rien ensuite ».
D’après la même source, Arthur et Childé seraient les deux membres qui s’en sortent le mieux au lancer de haches, ce qui reste à vérifier le 22 juillet ! Pour la suite, des dates de concert devraient être annoncées prochainement, fin août dans la Manche et en octobre dans l’Orne.
Soirée concert au Valhalla, 6 avenue de la Grande plaine à Bretteville-sur-Odon, près de Caen, avec Distillery, Madema et Natural Disorder le vendredi 22 juillet 2022, de 20 h à 1h.
En avril 2021, Ellea, 24 ans, sortait son premier EP « Fil d’Ariane ». Un peu moins d’un an plus tard, la Caennaise a révélé le 18 mars 2022 le single « Des grandes choses ».
Ellea, où et quand as-tu enregistré « Des grandes choses », ton single sorti le 18 mars 2022 ?
Ce titre a été enregistré à Caen autour de janvier 2022 mais nous bossions dessus depuis peut-être novembre 2021.
Quel sujet t’a inspiré ?
Ce sont mes échecs, tout simplement.
https://www.youtube.com/watch?v=PMINqd5rqDs
Comment as-tu plongé dans la musique ?
J’ai toujours grandi et j’ai toujours baigné dans le milieu de la musique car mon père, mon frère, mon oncle en font. C’est une famille de musiciens. Ça a été naturel.
Quand as-tu eu le déclic pour te lancer ?
J’ai commencé à faire des petits trucs quand j’étais au collège, à l’âge de 12 ans environ. Au début, je faisais de la musique parce que j’aime ça mais sans aucune volonté d’en faire mon métier. C’est en 2018 que j’ai eu le déclic en me disant « il faut que je fasse un truc carré, je n’ai rien à perdre alors autant se lancer à fond ».
Quels sont tes instruments de prédilection ?
Je ne suis pas une grande instrumentiste, pas une virtuose. Je compose principalement au piano. Ce que j’aime beaucoup est faire de la prod, faire des arrangements, les mixages et le mastering à l’aide des logiciels. Pour la composition, je travaille surtout avec mon frère qui est guitariste. On travaille en studio et on teste des trucs.
https://www.youtube.com/watch?v=ljNV-zygozs
Ton premier EP, sorti il y a presque un an, contient cinq titres parmi lesquels Fil d’Ariane. Ce titre fait l’objet d’un clip. Où s’est déroulé le tournage ?
On a clippé avec des figurants à Caen, sur une petite route cachée pas loin du Cours Montalivet, avant d’arriver à Mondeville. C’était une grosse organisation et c’était très stressant mais nous étions tous contents de participer à ce projet.
Pourquoi le thème du fil d’Ariane ?
Ce n’est pas évident de l’expliquer. C’est sur la manière d’être. Est-ce que la manière dont tu te comportes est pour correspondre aux attentes que les gens ont de toi ?
Ton premier EP s’ouvre sur le titre L’amour est simple. Est-ce qu’il l’est vraiment ? Est-ce ironique ?
(rires) C’est ironique, très second degré. Ça parle des sentiments quand tu te mets dans une relation. Est-ce que tu y vas à fond ? Est-ce que tu y vas à reculons ? Dans quelle mesure tu t’investis. C’est la question des relations sentimentales et ce sont des thèmes qui, je pense , vont toucher la plupart des gens.
Pas encore de scène pour ce projet. Pourrait-il être uniquement studio ?
Au début, c’est ce que je me suis dit car c’est là où je suis le plus à l’aise. Mais plus j’avance et plus je me dis qu’il est impossible de ne pas faire de concert.
Ton frère pourrait-il être aussi ton guitariste sur scène ?
Si je le motive, oui, carrément.
Qu’est-ce que tu aimes écouter en boucle en ce moment ?
En ce moment, j’écoute en boucle l’album de Yebba, une chanteuse américaine qui a une technique vocale incroyable. C’est la meilleure chanteuse du moment. Tu as Aretha Franklin et, après, tu as Yebba ! Elle fait beaucoup de live sessions et elle a une technique vocale de malade !
Mercredi 2 mars 2022, à Hérouville-Saint-Clair (Calvados), Claire Lesaulnier et Paul Langeois, qui dirigent le festival Beauregard, ont présenté la programmation complète de l’édition 2022 qui se déroulera du 6 au 10 juillet.
2022 P.J. – Mercredi 2 mars 2022, au Big Band Café, à Hérouville-Saint-Clair (Calvados), Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, a répondu aux questions de la presse à l’issue de la présentation complète de la programmation.
Paul Langeois, co-directeur du festival Beauregard, avant même que l’intégralité de la programmation soit dévoilée, la journée du mercredi, et plus récemment celle du samedi, ont été annoncées complètes. Comment le vivez-vous en tant que programmateur ?
Paul Langeois : Ça se vit bien, ça nous met en confiance. Après l’annulation des éditions 2020 et 2021, le public a cette envie de revoir Beauregard, la preuve est d’avoir des taux de réservation qui battent tous les records. On avait déjà eu un pressentiment avec Muse. C’était la première fois que nous mettions Beauregard en vente treize mois en avance et on a tout vendu en quarante-huit heures.
Maintenant, c’est la première fois que ça nous arrive d’avoir un samedi complet fin février. D’habitude, les premiers jours complets arrivent toujours entre mai et juin. Ça montre qu’il y a une vraie attente, que le public nous suit, que la programmation plaît. Ça ne peut que nous faire plaisir.
Les Américains de Rival Sons, qui joueront le vendredi 8 juillet 2022 à Hérouville-Saint-Clair, rejoignent une programmation marquée notamment par la venue des rockeurs de Last Train et de Muse le 6 juillet, de Liam Gallagher le 8 juillet, de Skunk Anansie le 9 juillet, de You said strange, Feu! Chatterton et Sum 41 le 10 juillet.
Est-ce que le rock revient à la mode ? Il y a toujours eu du rock à Beauregard mais on peut dire qu’il y a la dose cette année…
(rires) Oui, mais le rock n’a jamais quitté Beauregard ! Il y a parfois des programmations qui sont plus pop, parfois plus rock. Mais ce n’est pas forcément volontaire et ce n’est pas forcément le fait du programmateur. Vous savez, on ne programme pas non plus que ce qu’on veut absolument. Ça se négocie. C’est en fonction des disponibilités et de plein de choses. J’ai loupé plein de choses, j’en ai eu plein. Le résultat est là. Je pense qu’on a des journées à mon avis très équilibrées et un retour du rock sur cette édition qui est très présent, et j’en suis particulièrement fier.
C’est une programmation avec des groupes qui, à mon avis, vont marquer. Il y a Muse et Liam Gallagher dans les têtes d’affiche et il y a plein d’autres groupes, ce qu’on appelle des middles ou des découvertes, qui sont très rock. Après, on a toujours le côté urbain qui est présent dans nos programmations. On a aussi le côté électro qui clôture avec des anciens comme Vitalic et des nouveaux, comme KAS : STE, qui vont, à coup sûr, percer. On retrouve quand même l’ADN de Beauregard, avec, je l’accorde, une touche un peu plus rock.
Izïa chantera au festival Beauregard, à Hérouville-Saint-Clair, le jeudi 7 juillet 2022.
Parmi les artistes françaises, le retour d’Izïa à Beauregard vient d’être annoncé…
Izïa était programmée au Big Band Café en mars 2020. On se fait confiner. Je la reporte en mai. On n’a pas pu rouvrir. Je la reporte en natio au Cargö à l’automne 2020, ça ne marche pas parce que même les concerts assis, à l’automne 2020, étaient interdits. C’est terrible pour elle. Elle venait de sortir un album. L’album a cartonné. Les concerts étaient complets. La tournée était complète.
Donc quand j’ai su qu’elle allait ressortir un album. Les nouveaux titres arrivent. Je les ai entendu un peu en exclu et j’ai trouvé vraiment ça très fort. Donc il y a des nouveaux titres qui arrivent là, je crois en avril pour le premier. On a pas réussi à faire venir Izïa et on va la reproposer Izïa à Beauregard. Ce n’est que la deuxième fois et je pense qu’elle a toute sa place à Beauregard. Je suis très content de l’accueillir.
La prog Beauregard 2022 dans l’ordre chronologique
Mercredi 6 juillet : Bafang*, Last Train, Muse.
Jeudi 7 juillet : Own*, Turnstile, Izïa, Laylow, Madness, Clara Luciani, DJ Snake, Dirtyphonic.
Vendredi 8 juillet : Annabella Hawk*, Aime Simone, Dinos, Franck Carter & The Rattlesnakes, Rival Sons, Vianney, Ninho, Liam Gallagher, Jungle, KAS:ST.
Jeudi 17 février 2022, le groupe caennais THE LAST ONES STANDING a dévoilé son premier EP enregistré à domicile. Il contient sept morceaux, dont une intro, pour une trentaine de minutes metal.
L’aventure The Last Ones Standing a commencé en 2018. Ce groupe metal, qui répète au Cargö, salle de musiques actuelles de Caen, réunit aujourd’hui Béatrice au chant, Louis à la batterie, Ludovic à la basse, Maxime et Charles aux guitares.
Si leur son a pu être entendu en extérieur au Valhalla, à Bretteville-sur-Odon, dans le Calvados, en août 2020, après Natural Disorder et Akesson, il n’y a pas eu d’autres concerts depuis pour TLOS. « On a été coincés à cause du Covid », déplore Charles Gorand.
Un guitariste au mix
Mais le groupe n’est pas resté inactif puisqu’il a depuis enregistré, au domicile de Charles, un premier EP disponible depuis le 17 février 2022. Le guitariste, influencé par le nu-metal, le black metal et le metalcore, a géré l’enregistrement et le mixage : « J’ai un petit studio chez moi pour enregistrer ».
La plupart des pistes de batterie ont été programmées en MIDI. « On a essayé de la rendre la plus naturelle possible et il y a une ou deux chansons qu’on a enregistré avec une batterie électronique », précise Charles. « Pour enregistrer une batterie acoustique très proprement, il faut beaucoup de matos. Pour l’instant, nous n’avons pas les moyens de le faire. Louis joue sur une vraie batterie, je vous rassure, mais enregistrer avec la sienne aurait été très compliquée. »
Pour les paroles, Béatrice est inspirée par des thèmes qui lui tiennent à cœur : le féminisme, les discriminations, les épreuve de la vie. « Je pioche dans mon vécu et dans celui des autres », indique la chanteuse. « Généralement, ce sont les morceaux que vont me proposer les gars qui vont me diriger vers un endroit. Puis, en fonction de ce que je ressens, ou même ce que j’ai pu vivre la veille, j’écris ce qui pour moi peut être posé en texte. »
La chanteuse et parolière laisse ouverts ses textes « pour que les personnes qui les écoutent puissent aussi se les approprier ».
D’autres compositions en cours
La résultat est un premier EP puissant, fidèle à ce que le groupe peut livrer en live, avec la voix reconnaissable de Béatrice Laforge. « Notre chanteuse, Béatrice, a une formation de chant au conservatoire et elle peut faire beaucoup de choses au chant », souligne Charles. « Vous avez déjà eu un panel de ce qu’elle peut faire. Et on va continuer à travailler là-dessus pour les prochaines compos. »
Car d’autres morceaux sont déjà en cours de travaux. Mais avant de présenter les prochains enregistrements, le groupe prévoit de défendre sur scène son premier EP et un clip est prévu pour un des titres. Rappelons qu’une vidéo d’une répétition avait été tournée en août 2020 pour The Last Ones Standing.
Le premier EP de The Last Ones Standing est dispo sur leur Bandcamp et sur leur chaîne YouTube. La tracklist : Intro – Numbed – Sucker – Apostate – The last ones standing – Liberation – KITA.
Vendredi 28 janvier 2022, la chanteuse-guitariste Charlie, 23 ans, a sorti un premier EP 5 titres réalisé par Quentin Mosimann. La Calvadosienne est en première partie de Grand Corps Malade depuis novembre 2021.
La chanteuse et guitariste Charlie dans les locaux de Radio 666 le 9 novembre 2021.
Début de carrière très prometteur pour Charlie, 23 ans, originaire de Bayeux, dans le Calvados. L’interprète-autrice-compositrice a signé sur le label Jo & Co après avoir rencontré Jean-Rachid Kallouche, producteur de Grand Corps Malade, artiste dont elle assure la première partie depuis novembre 2021.
Quentin Mosimann, qui a réalisé ce premier EP 5 titres, a participé à l’écriture, tout comme Grand Corps Malade. Les paroles font référence à ce que la chanteuse vit au quotidien. « C’est très personnel », précise Charlie. « Même si certains textes sont des collaborations, ils me correspondent parfaitement. »
Le premier clip de Charlie, « Ordinaire », est sorti le 5 novembre 2021.
Premiers pas audiovisuels
Le premier EP de Charlie s’ouvre par le single Ordinaire, qu’elle a interprété en direct dans la nuit du 29 au 30 janvier dans l’émission télévisée « On est en direct » présentée par Laurent Ruquier et Léa Salamé sur France 2. « C’était ma première télé donc forcément ça fait quelque chose », souligne Charlie. « Je me suis sentie tellement bien. Je n’ai pas vraiment eu de stress. Je n’ai eu que de très bons retours sur les réseaux sociaux et ça fait plaisir. »
Se libérer des cauchemars
Ce même EP se conclut par Insomnies, première chanson qu’elle interprète en arrivant sur scène. Elle y confie faire beaucoup de cauchemars. « J’ai été embêtée quand j’ai été au collège », confie Charlie. « Ce titre m’a permis d’exprimer ce que je ressentais et de passer à autre chose. »
La tournée des Zénith de Grand Corps Malade, entamée le 12 novembre 2021 à Caen, se poursuit, avec toujours Charlie en première partie. « L’ambiance est dingue », se réjouit la jeune chanteuse. « C’est comme une famille et je m’y sens vraiment à ma place. »
Dans les prochains jours, elle sera au Zénith de Toulouse le 10 février, à Montpellier le 11 février, à Cournon (Auvergne) le 12 février, puis à Lyon le 11 mars, à Amiens le 12 mars, au Zénith de Rouen le 13 mars. La Normande retrouvera sa région le samedi 12 novembre 2022 au Zénith de Caen. Et la tournée de Grand Corps Malade passe dans bien d’autres villes françaises, notamment au Zénith de Paris le 29 mars et à l’AccorHotels Arena Paris le 20 décembre, ainsi qu’en Belgique et en Suisse.
Le groupe caennais « Sounds of Anarchy » est né de l’idée de Florian Rizet, motard fan de la série créée par Kurt Sutter. Avec d’autres musiciens, il rend hommage aux bikers les plus célèbres du petit écran.
Mardi 22 octobre, Ludo et Flo de « Sounds of Anarchy » ont balancé leur prog sur Radio 666.
Diffusée à partir de 2008, la série dramatique « Sons of anarchy » suit le parcours d’un gang de bikers trafiquants d’armes basé en Californie. Cinq ans après son arrêt, les fans n’ont pas oublié la signature musicale de la série qui mélangeait country-folk, blues-rock et rock’n’roll. Pour s’y replonger, outre les 92 épisodes et les cinq compilations, ils ont désormais « Sounds of Anarchy », groupe de reprises né de l’idée de Florian Rizet, son chanteur : « En discutant avec d’autres motards, je me suis rendu compte du nombre important de personnes qui aimaient la série comme moi. J’ai rapidement trouvé d’autres musiciens partants. » Tous ont retrouvé dans la série le plaisir d’enfourcher leurs motos. Après quelques mois de répétions, le quatuor donne son premier concert lors d’un rassemblement de bikers. Un an plus tard, un claviériste vient de rejoindre l’aventure.
L’embarras du choix
Creedence Clearwater Revival, Iggy Pop, Jane’s addiction, Alison Mosshart…la série « Sons of anarchy » ne s’est jamais montré avare pour qui aime le rock. « Il y a tellement de bonnes musiques dans cette série » insiste Ludovic, le sonorisateur. « Quand je l’ai regardé, je n’arrêtais pas d’avoir des envies de reprises. Il a fallu faire des choix sinon ça donnerait des concerts de trois heures ! » Le groupe a notamment sélectionné ‘Girl form the North Country’ de The Lions et ‘Gimme shelter’ des Rolling Stones version Paul Brady and The Forest Rangers. Bien entendu, impossible d’ouvrir les concerts sans ‘This life’, morceau du générique. En bonus, entre les morceaux, le chanteur de Sounds of Anarchy relate quelques anecdotes sur la série. Prochain concert le samedi 26 octobre, à 21h, à l’Orient Express, à Caen.